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1ère édition de la journée culturelle des danses traditionnelles du Niari : Dix groupes étaient en relief à Pointe-Noire


Mercredi 28 Décembre 2011 - 13:35


Le groupe Ndzobi Okoa.
Le groupe Ndzobi Okoa.
Sous l’impulsion de Célestin Tombe Kende, administrateur-maire de l’arrondissement 1 Lumumba, dix ensembles de danse traditionnelle des natifs du département du Niari, résidant à Pointe-Noire, ont rivalisé d’ardeur, dimanche 18 décembre 2011, sur l’avenue de la République (ex-Révolution), devant une foule bigarrée, visiblement émerveillée. C’était en présence de Maurice Mavoungou, député de la troisième circonscription électorale de Lumumba, Samuel Houssama, député de Yaya (Niari), du colonel Benoit Samba, commissaire de police de Lumumba, Hygien Didace Amboulou, secrétaire général dudit arrondissement, Achille Mouebo, artiste musicien, et bien d’autres invités de marque.

Dans son mot de circonstance, Alphonse Boussouhou, président de la convention des ensembles traditionnels du Niari, s’est réjoui de la relance des danses folkloriques dans cet arrondissement: «Ce n’est pas au hasard que nous avions initié cette journée culturelle des danses traditionnelles du Niari. Il s’agit, pour nous, d’inviter cet auguste auditoire à explorer quelques potentialités culturelles de notre terroir. L’histoire nous rappelle que les danses traditionnelles avaient toujours existé dans notre arrondissement, c’était le cas de ces groupes ici présents qui ont fait notre fierté dans cette ville océane, initiées par nos prédécesseurs: Antoine Gaspard Miningou, Hilaire Boutandou, Kinga Imouaha, Hilaire Moundanga «Poussou ya Ngouba», et Daniel Nzahou «Dan». Elles viennent d’être relancées, et ont, désormais, leur place dans notre arrondissement, ceci grâce aux efforts multiformes de notre vaillant et dynamique administrateur-maire, Célestin Tombe Kende, qui a bien voulu nous faire revivre ses émotions affectives qui nous lient à notre culture. Nous lui en sommes reconnaissants».
Après quoi, les ensembles de musique traditionnelle ont rivalisé d’ardeur, pendant quinze minutes, chacun, sur le podium qui était monté pour la circonstance, à travers les chansons dont les thèmes étaient axés sur: l’amour du prochain et de la patrie, l’espérance, les hauts et les bas de la vie, le travail bien fait, la solidarité, le partage, le respect des droits humains…
Interrogé, Célestin Tombe Kende a dévoilé le sens de sa motivation: «Quand nous étions intronisé à prendre les fonctions dans cet arrondissement, nous n’avions pas trouvé des ensembles traditionnels, et cela nous a beaucoup marqué, et nous avions pris le ferme engagement de relancer le folklore (permettez-moi l’expression) du terroir. De ce point de vue, nous nous sommes attelés à faire que ces ensembles traditionnels, en tenant compte de leurs diversités ethniques, s’organisent. Et, aujourd’hui, pour nous, c’est un grand jour. Nous venons, là, de réaliser une grande première, en relançant tous ses ensembles traditionnels qui relèvent de ce terroir que vous connaissez».
Il est à noter qu’au cours de cette cérémonie, il a été présenté au public le premier opus de six titres - gravé en cassettes et Cd - de l’ensemble traditionnel Bahuluba Niari, en trente-quatre ans d’existence, intitulé: Ngouata.

Equateur Denis NGUIMBI

La Semaine Africaine
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