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2ème Semaine culturelle à l’Espace Kintouari (Pointe-Noire)

Une rencontre très riche en enseignements


Par Equateur Denis NGUIMBI | Jeudi 19 Mars 2009 | Lu 2079 fois | 0 Commentaire



Le groupe Bouenza national a agrémenté l’événement,à l’Espace Kintouari.
Le groupe Bouenza national a agrémenté l’événement,à l’Espace Kintouari.
C’est sous le thème générique «Rites et traditions dans les expressions musicales congolaises» que s’est tenue, du 18 au 21 février 2009, à l’Espace culturel Kintouari, à Pointe-Noire, la deuxième Semaine culturelle, organisée à l’intention des artistes de Pointe-Noire, afin qu’ils y trouvent des informations complémentaires pour leur carrière musicale.

Trois sous-thèmes, au total, ont été développés, au cours de cette rencontre.
Dans celui intitulé: «L’expression corporelle congolaise: cas du Muntuta», développé par Albert Kimbouala, directeur départemental de la culture et des arts à Pointe-Noire, l’orateur a expliqué que le muntuta est une danse initiatique des Bembe, exécutée avec ou sans instrument, pendant les fêtes traditionnelles, la naissance des jumeaux, les mariages ou la guérison des malades. «Le muntuta est une danse de jeu des pieds avec les battements des mains. Elle s’attache aux bembe et s’identifie à eux. Elle influence, par conséquent, tous les autres genres musicaux ayant leurs racines dans le département de la Bouenza. C’est le cas des ensembles traditionnels: T.H. Musica, Kiburikiri, Kilombo-kia-mpala, qui sont des expressions du Muntuta», a-t-il ajouté.

Dans son exposé intitulé: «Nzobi religion, rites guérissons et danse», Joachim Velakoa, journaliste à radio Pointe-Noire, a défini le nzobi, qu’il a assimilé à un radar. «Le nzobi est un instrument spirituel qui refuse de faire le mal et s’attaque à tous ceux qui seraient tentés de le faire. Pour cela, il prend la forme d’une religion et s’entoure des préceptes et commandements. La transgression des lois du nzobi peut entraîner la maladie ou la mort. En cas de maladie, un rituel de guérison ou de purification s’impose. Le traitement du malade consiste à dire, simplement, en public, la confession en un bain d’herbes aux pouvoirs exceptionnels. Le nzobi est, également, une danse. En tenantcompte du lieu où il se pratique, le nzobi devient initiatique quand il se déroule au sanctuaire. Il devient une danse populaire, quand il s’exécute en public», a-t-il expliqué.

Artiste musicien et surveillant général au lycée de Mpaka, à Pointe-Noire, Kaly Diatou a développé le sous-thème intitulé: «Les griots, originalité et éléments d’emprunts». Dans son exposé, il a souligné que l’originalité du griot s’entend par les instruments traditionnels qu’il utiise. «L’élément d’emprunt chez le griot congolais est la guitare acoustique (sèche). Le griot puise ses thèmes dans la société. Aujourd’hui, ce genre musical est de moins en moins consommé par les mélomanes. Musique d’exaltation, le griot exprime l’âme d’un peuple», a-t-il relévé.
La deuxième Semaine culturelle était très riche en enseignements.

LA SEMAINE://
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