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50ème Journée mondiale de théâtre à Brazzaville : La compagnie Négropolitain des 3 Francs a organisé une grande fête théâtrale


Par SDC, Starducongo.com | Dimanche 3 Avril 2011 | Lu 712 fois | 0 Commentaire



L’humanité a célébré, le 27 mars 2011, la 50ème Journée mondiale du théâtre. A cette occasion, la compagnie Négropolitain des 3 Francs, dirigée par Alphonse Mafoua, a organisé, du 24 au 26 mars dernier, une série d’activités, à l’Institut français du Congo, à Brazzaville. Sur le thème: «Itinéraires et perspectives du théâtre congolais». Au menu de cette célébration: une conférence-débat, jeudi 24 mars, animée par Matondo Kubu Ture, Jean-Blaise Bilombo Samba, Jean Marie Bamoneka et Antoine Yirrika , sur le thème: «Combat pour un théâtre congolais»; une exposition photos sur l’histoire du théâtre congolais; et, enfin, un spectacle de théâtre, en plusieurs saynètes, intitulé: «Sur les planches hier, aujourd’hui».

Le spectacle de théâtre «Sur les planches hier, aujourd’hui» est revenu sur la création théâtrale congolaise de ces cinquante dernières années. Il a été offert par plusieurs troupes théâtrales de la ville-capitale congolaise: compagnie Négropolitain des 3 Francs, Alima scène, Théâtre de l’agora, Théâtre de l’imaginaire, Grand théâtre, Atelier théâtre féminin, Théâtre national congolais, Théâtre des sans voix, Théâtre d’art africain, Salaka théâtre, pour ne citer que celles-là.

A cette occasion, l’écrivaine congolaise, Marie Léontine Tsibinda, a publié, «Oui, nous oserons…», son message aux hommes des arts, une sorte de diatribe appelant à un plaidoyer sur le développement des industries culturelles congolaises. « …Oserons-nous nous lever, nous mettre debout comme un soleil, pour une fois…oserons nous y croire et donner un autre futur à nos rêves, à notre Congo; un autre souffle au théâtre, comme au temps où des hommes comme Matondo Kubu Ture, Antoine Yirrika, Emmanuel Dongala, Alphonse Mafoua… se sont levés pour faire face à l’inculture…», a-t-elle écrit.

«Sur les planches hier, aujourd’hui» a été l’instant de revivre les grandes heures du théâtre congolais, revisité, pour la forme, par les compagnies théâtrales de la place, en une dizaine de saynètes tirées des classiques congolais. Deux heures de prestation saluée, chaleureusement, par le nombreux public, qui est longtemps resté sevré de cet art. La glacière, Une vie de serpillère, Le chef de famille malgré lui, Le départ de migrato, Le récit de la mort, La femme et le colonel, Le canapé et massa…comiques, dramatiques, tragiques ou burlesques, des extraits de pièces qui ont rappelé aux spectateurs que le théâtre reste cette tribune où l’on jette tout haut, ce qui se murmure, tant elles ont passé au crible la société congolaise, ses maux, ses us, ses traditions, etc. Des séquences qui se sont succédé sur scène suivant une trame savamment orchestrée par Jacques Eric Victorien Mampouya, metteur en scène du spectacle.

En concevant ce spectacle et en organisant cette grande fête de théâtre, avec le soutien de l’Institut français du Congo, Alphonse Mafoua a, certainement, voulu rappeler, à la mémoire des Congolais, les arcanes de la création théâtrale, hier, aujourd’hui…et, peut-être, demain.

Hier encore, porte étendard de la culture congolaise, à travers le monde, le théâtre congolais ne reste plus, aujourd’hui, que l’ombre de lui-même. Entre les plaintes des aînés et celles de la jeune génération sur le manque d’infrastructures culturelles, force est de constater que malgré les discours, les quelques lieux culturels de la place restent, souvent, sous-exploitées. «Il est temps qu’on se prenne en main, au lieu de continuer à geindre comme on le fait, souvent. Il y a, de plus en plus, d’espaces culturels dans la ville, à l’instar du Cercle culturel Sony Labou Tansi, des Espaces Tiné, Marico, ou Matsoua, où les artistes peuvent travailler. Malheureusement, ces endroits ne sont pas animés», relève Louis Moumbounou, comédien au sein de l’A.T.U (Association Tchicaya U Tam’Si). Une piste à développer.

Ifrikia KENGUE DI BOUTANDOU (La Semaine Africaine)
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