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5ème anniversaire de la mort de Jean-Baptiste Tati-Loutard : Hommage des hommes de lettres et artistes à l’écrivain-poète


Par La Semaine africaine | Lundi 13 Octobre 2014 | Lu 248 fois | 0 Commentaire

Cinq ans après sa disparition, les hommes de lettres et artistes congolais se souviennent toujours de lui. Ancien ministre de la culture, ex-président de l’Uneac (Union nationale des écrivains et artistes congolais), qu’il a présidé pendant près de vingt ans, et écrivain-poète, Jean-Baptiste Tati-Loutard reste un «baobab», pour Jean-Claude Gakosso.



Clotaire Kimbolo (au milieu) et d’autres artistes musiciens ont assuré le show
Clotaire Kimbolo (au milieu) et d’autres artistes musiciens ont assuré le show
Le ministre de la culture et des arts a, de tout cœur, rendu hommage à ce défenseur de la culture congolaise. Une personnalité faite porte-parole des eaux, avec des œuvres perpétuelles. Sa mémoire a été honorée, samedi 4 octobre 2014, à l’Ecole de peinture de Poto-Poto, à Brazzaville, par des culturels congolais. Respect au maestro des lettres, décédé le 4 juillet 2009.

Les écrivains ne meurent jamais. Ils vivent à travers leurs œuvres». Les années passent, Jean-Baptiste Tati-Loutard est encore le point de mire de la culture congolaise. Le défunt président de l’Uneac, chantre de la mer qui signe son entrée en 1968, dans le monde des lettres, avec la publication des «poèmes de la mer», a été honoré en son et en danse. Artistes et écrivains ont déclamé quelques-uns de ses poèmes. Une évocation de souvenirs. «Poète, grand artiste peintre des mots. Jean-Baptiste Tati-Loutard l’a été. De sa poésie, nous avons tiré une doctrine: le loutarisme. Dans «Vie poétique», son œuvre, Jean-Baptiste Tati-Loutard dit que la doctrine est au bout de l’œuvre. Jean-Baptiste Tati-Loutard est plus que jamais le poète du fleuve», indique Aimé Eyéngué (Cf extrait: «Dans ma vie, que des fleuves m’ont montré leurs cours: Nil, Sénégal et Congo qui coule entre mes cils comme dans mon lit quotidien.»). «Sur sa mort, il dit: «La poésie ressemble à la mort. Elle vous atteint n’importe où, n’importe quand», poursuit-il.

Henri Djombo reconnaît le génie de son «aîné»

Successeur de Jean-Baptiste Tati-Loutard, à la tête de l’Uneac, l’écrivain Henri Djombo, s’inclinant devant la mémoire de cet homme calme et sage, grâce à qui l’Uneac a gagné en maturité, témoigne: «Il restera un aîné qui nous a légué sa modestie. Il nous laisse un héritage fécond. Tati-Loutard, ce n’est pas le temps qui passe. Tati-Loutard vit et existera au-delà de son temps.» Respectivement directeur des arts et des lettres ainsi que professeur d’université, Jean-Luc Aka-Evy et Paul Kibangou ont autant reconnu la valeur du disparu. Ces anciens collaborateurs du ministre Tati-Loutard magnifient les vertus du disparu. «Auprès de lui, nous avons appris que «la culture devait être une conquête», admettent-ils. «Il ne nourrissait aucun dogmatisme. C’était un grand humanisme qui savait être tolérant. Un homme ouvert et tolérant qui avait un profond respect du bien public. L’œuvre de Jean-Baptiste Tati-Loutard est immense. Il est important que l’on organise des colloques à l’Université Marien Ngouabi, pour honorer ce grand homme de la culture congolaise», réclame Paul Kibangou. D’après Jean-Luc Aka-Evy, qui a vécu la moitié de sa vie proche de la famille Tati-Loutard, le plus émouvant de ses souvenirs est son entrée avec ce «grand monsieur» à la Coupole, en France, lors de la réception de la médaille des officiers et des arts français remise à Jean-Baptiste Tati-Loutard.

L’hommage à Jean-Baptiste Tati-Loutard, soulignons-le, a débuté, le matin du samedi 4 octobre, à Pointe-Noire. Jean-Claude Gakosso était allé déposer une gerbe de fleurs sur la tombe de ce natif de la ville côtière, dans le cimetière familial de Ngoyo. Lieu où repose, dorénavant, ce célèbre écrivain congolais qui, de son vivant, a collectionné des prix: 1982, prix lettres africaines Alioune Diop, pour «Les nouvelles chroniques congolaises»; 1987, prix poésie Toute l’Afrique Okigbo, pour «La tradition du songe»; 1989, Palme pour sa carrière d’enseignant et 1999, Prix Tchicaya U tam’si, pour l’ensemble de son œuvre.

Hordel
BIAKORO-MALONGA.
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