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A.s.d.c (Alliance social-démocrate du Congo) : Mbaya, Ngouabi et Miokono appellent le pouvoir du P.c.t à entendre la voix de la raison


Par La Semaine africaine | Mardi 23 Septembre 2014 | Lu 435 fois | 1 Commentaire

Dans une déclaration publiée à Brazzaville, le mardi 16 septembre 2014, au siège de Convergence citoyenne, au quartier Mafouta, dans le 8ème arrondissement Madibou, à Brazzaville, trois partis membres de l’A.s.d.c (Alliance social-démocrate du Congo), notamment Convergence citoyenne, de Bonaventure Mbaya, Lumière du Congo, de Jean Ngouabi-Akondjot, et Pierre N’Dion, représentant le R.f.d (Rassemblement des forces pour la démocratie), de Joseph Hondjouila Miokono, ont annoncé leur refus de ne pas se présenter aux élections locales, car les recommandations de Dolisie n’ont pas été respectées.



Par ailleurs, ils demandent au pouvoir du P.c.t d’entendre la voix de la raison, en ne changeant pas la Constitution, afin de réserver au président de la République, Denis Sassou Nguesso, une sortie honorable. Voici l’intégralité de leur déclaration lue par Bonaventure Mbaya.

«Dans notre marche vers la démocratisation de la vie politique nationale et notamment, à l’approche des échéances électorales, les masques tombent, souvent: les alliances politiques se défont et se refont. Mais, les rangs de l’opposition congolaise se resserrent, ostensiblement et inexorablement. En effet, suite à la déclaration de l’Opposition républicaine, en date du 30 août 2014, à propos du passage en force opéré par le pouvoir du P.c.t, lors du vote de la nouvelle loi électorale, l’Alliance social-démocrate du Congo (A.s.d.c) réaffirme sa position de principe, en ce qui concerne l’irréversibilité du processus démocratique et l’indépendance de l’organe national de gestion des élections au Congo. Sans cesse armés d’une volonté de paix inébranlable et d’une conscience patriotique affirmée, les partis de l’A.s.d.c auront tiré jusqu’au bout l’élastique du dialogue, en participant, sans condition, à toutes les concertations politiques organisées par le gouvernement, dont la dernière en date a été celle de Dolisie, en avril 2013.
Des treize recommandations adoptées, consensuellement, lors de cette concertation, deux seulement ont été réalisées, très péniblement, d’ailleurs, avec des résultats irrecevables, à cause de l’entêtement, du gouvernement qui refusait obstinément, de prendre en compte les suggestions constructives de l’opposition, partenaire incontournable dans la mise en œuvre des opérations préélectorales programmées, à savoir: le Recensement administratif spécial (R.a.s) et la réforme de la Commission nationale d’organisation des élections (Conel).
1- S’agissant des résultats définitifs du R.a.s, la contestation des résultats du R.a.s est consignée dans les conclusions signées par l’Opposition républicaine et le P.c.t, puis largement diffusées par les médias. Ces résultats ne présentent aucune fiabilité car, dans certaines circonscriptions et notamment dans 30% des circonscriptions, le corps électoral s’est révélé supérieur à la population totale. Par ailleurs, des baisses injustifiées des populations électorales ont été enregistrées dans plusieurs circonscriptions parmi les plus peuplées de notre pays.
En outre, il était entendu que des corrections devraient être apportées à ces résultats provisoires du R.a.s par une Conel réformée. Mais, la réforme de la Conel s’est difficilement opérée après une laborieuse négociation initiée par le P.c.t et ses alliés. Au terme de cette négociation, un relevé des conclusions a été signé par toutes les parties engagées dans le processus électoral du Congo.
Aujourd’hui, force est de constater que le gouvernement n’a pas respecté, comme d’habitude, les décisions consensuelles, tant et si bien que la nouvelle loi électorale adoptée de façon scabreuse, malgré les protestations de l’opposition qui a quitté l’hémicycle, foule aux pieds toutes les dispositions préconisées pour garantir, tant soit peu, un minimum de transparence électorale. Ce triste constat d’échec, fait de façon unanime par la majorité des acteurs politiques, à propos de la mauvaise foi du gouvernement congolais, a été présenté à l’opinion nationale et internationale, lors de notre déclaration du 30 août 2014.
A présent, nous avons accumulé suffisamment de preuves sur la mauvaise volonté du pouvoir. En foi de quoi, les partis de l’A.s.d.c signataires de la présente déclaration annoncent, de façon solennelle, leur refus de participer à une mascarade électorale organisée sur la base d’une loi électorale inique, adoptée à la va-vite, au terme d’un débat politique et parlementaire insuffisant.
Ainsi, l’A.s.d.c dit non à cette participation électorale qui serait une façon coupable d’accompagner le P.c.t dans sa mal gouvernance démocratique perpétuée par des élections dont les résultats, connus d’avance, sont, en réalité, le fruit d’obscures tractations des Etats-majors politiques, alliés ou cooptés.
A propos du projet de référendum caressé par le pouvoir du P.c.t qui étouffe, par tous les moyens, l’expression démocratique, s’accapare des médias d’État, bâillonne de façon éhontée les opposants et rêve de perpétuer un régime de dictature et de parti unique au Congo, les partis de l’A.s.d.c réitèrent leur appel du 8 mars 2014, à propos de la révision ou de la modification de la Constitution du 20 janvier 2002.
L’Alliance social-démocrate du Congo renouvelle son appel à toutes les forces de gauche au sein du P.c.t pour qu’elles s’opposent aux passages en force successifs opérés par le pouvoir, sous l’inspiration de quelques carriéristes, nostalgiques d’un passé à jamais révolu, qui conseillent la violation de la Constitution, afin de s’éterniser au pouvoir.
Les partis de l’Alliance social-démocrate du Congo (A.s.d.c) signataires de la présente déclaration rappellent que:
- le recours aux soi-disant sages, en réalité organisés et encadrés par le pouvoir, afin qu’ils se prononcent en faveur de la révision ou de la modification de la Constitution du 20 janvier 2002 est une démarche anticonstitutionnelle;
- le changement de la Constitution, dans le sens donné par ces présumés sages, et qui consisterait à octroyer un nouveau mandat au président de la République, n’est pas possible, au regard de l’orthodoxie constitutionnelle et de la rigidité de l’article 57;
- le pouvoir constituant du président de la République et du parlement est limité et ne s’étend pas à l’abrogation de la Constitution, au terme de l’article 185 qui stipule: «Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie, lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité nationale, à la forme républicaine et à la forme laïque de l’État, au nombre de mandats du président de la République...»;
Pour changer l’ordre constitutionnel en temps de paix, comme c’est le cas au Congo, les constitutionnalistes consultés à ce sujet, se prononcent en faveur d’un large consensus précédant toute démarche référendaire. Cette approche recommande, objectivement et pacifiquement, l’organisation des assises nationales avant la fin du septennat en cours, afin de déboucher sur une démarche consensuelle, la seule qui soit susceptible de donner au pays, un processus électoral libre, démocratique conduit en toute transparence dans l’esprit de la Charte de l’Union africaine avec l’implication des organisations internationales spécialisées.
Toute tentative de passage en force conduirait notre pays à une impasse politique certaine.
Fidèle à son idéal de dialogue et de paix, l’Alliance social-démocrate du Congo fait de nouveau appel, au nom de l’intérêt supérieur de la Nation, à la responsabilité historique du P.c.t au pouvoir qui devrait «éviter tout passage en force et prendre l’engagement de sortir le président de la République par la grande porte de l’histoire de son pays pour le hisser au rang des grands médiateurs du système des Nations unies, afin qu’il s’investisse activement au rétablissement de la paix et œuvre à garantir la stabilité des États de la sous-région, ainsi qu’à la sécurité des investissements au profit d’un développement durable dans les pays du bassin du Congo et des Grands-Lacs».
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Vos commentaires:

1.Posté par Silvia le 24/09/2014 12:31 | Alerter
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Ce blog m'a appris beaucoup de choses très utiles. Bonne continuation:)

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