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Affaire Commisimpex : l’étau se resserre sur le Congo


Par | Dimanche 27 Décembre 2015 | Lu 1331 fois | 0 Commentaire

Le combat entre Denis Sassou-Nguesso et son ancien ami Mohsen Hojeij se rapproche-t-il de son dénouement ? Depuis trente ans, l’homme d’affaires anglo-libanais mobilise les tribunaux du monde entier, de la France aux Etats-Unis, en passant par la Belgique et le Royaume-Uni, pour réclamer au président congolais une gigantesque dette, qui se rapproche désormais du milliard d’euros. De quoi déstabiliser les finances du Congo, la somme équivalant à 18 % du PIB du pays.



Mohsen Hojeij et le Président Denis Sassou Nguesso
Mohsen Hojeij et le Président Denis Sassou Nguesso
En décembre, selon les informations du Monde qui a eu accès au dossier, trois importantes décisions judiciaires en France et aux Etats-Unis ont soudain fait avancer le dossier. Un total de 6 millions d’euros venant de comptes français appartenant aux autorités congolaises a déjà été confisqué. D’autres saisies de biens, y compris diplomatiques, doivent avoir lieu. « Ça va être grave pour le Congo », avertit M. Hojeij, joint par téléphone au Liban, où il réside actuellement. Il « ne pourra plus cacher ses actifs ».
Ce combat de coqs trouve ses origines aux débuts des années 1980. M. Hojeij, issu d’une grande famille libanaise très présente en Afrique, dirige alors au Congo la société Commissions Import Export (Commisimpex). Avec 5 000 employés, il se vante d’avoir la plus grande société privée du pays. Pour le compte du gouvernement de M. Sassou-Nguesso de l’époque, qui met alors en place un régime pseudo-marxiste et des plans quinquennaux, il réalise un certain nombre de travaux : construction d’un pont, plantation d’une palmeraie, construction d’un village de travailleurs… L’homme d’affaires et le président congolais sont proches. Plus tard, leurs enfants passeront du temps ensemble à Paris. Les familles se connaissent bien.

Le gouvernement congolais se montre pourtant mauvais payeur. Seule une partie des travaux est réglée. Depuis, M. Hojeij a fait de sa vie un combat pour récupérer ce qu’il considère comme son dû, jonglant entre ses antiques téléphones portables et son armée d’avocats et de conseils en communication.

Une ardoise qui a explosé

En 2000, il obtient une première grande victoire : la cour d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale lui donne raison. En 2003, elle confirme une deuxième fois son opinion. Depuis, l’homme d’affaires cherche à faire exécuter ces sanctions et demande la saisie des biens du Congo à l’étranger.

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