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Aimé Moukila: Secrétaire général de la fédération congolaise de judo


Par Journaldebrazza | Vendredi 16 Mars 2012 | Lu 572 fois | 0 Commentaire



Aimé Moukila: Secrétaire général de la fédération congolaise de judo
Découverte du parcours élogieux d’un cadre de judo embourbé dans la crise que traverse la fédération

Maître Moukila est né à Mouyoundzi, dans le sud ouest du Congo, le 7 janvier 1972. Timide, mais intelligent à l’époque où il commence ses études primaires à l’école de Kayes de Mouyondzi, Me Moukila se fait plusieurs fois battre par ses condisciples plus âgés et jaloux de ses notes pendant les devoirs. Sans défense, il décide d’apprendre le judo. Mais, ce vœu ne se réalisera qu’en novembre 1985 lorsqu’il intègre le Judo club de Mouyondzi sous la bénédiction de maître Bernard Kaya. C’est dans ce club qu’il apprend les premières notions de judo, avant de le quitter en 1989 pour des raisons scolaires, car il devrait aller poursuivre ses études de lycée à Pointe-Noire. Il ne reste pas pour autant les bras croisés dans la ville océane. Il intègre le club Olympique du quartier Saint Pierre jusqu’à l’obtention de son baccalauréat série A en 1995. C’est à Brazzaville, pendant qu’il commence ses études universitaires à l’Institution supérieur d’éducation physique et sportive (ISEPS) que les arcanes du judo vont réellement s’ouvrir à maître Moukila. En novembre 1996, il est reçu au club Kutia de Mfilou, transfuge du grand club Mulunge de la commune de Talangaï. Sous la houlette des maîtres Ngouari et Bazole, Serge Aimé Moukila Moukala passe avec succès sa ceinture première dan en décembre 1999 à Brazzaville, à l’issue d’une lancinante épreuve de neuf combats.

Prenant le judo comme une "drogue", maître Moukila est désigné secrétaire permanent de l’Ecole fédérale de formation des cadres techniques de judo à l’ISEPS. Il est depuis 1999 enseignant d’éducation physique d’où il est allé faire l’option judo. Cette formation a fait de lui l’encadreur du club Kutia, l’un des plus en vue de la capitale congolaise. Son style de combat ne lui élime pas l’ambition d’entraineur dans la discipline. Toujours déterminé, il est encadreur premier degré en 2000, alors qu’en 2001 il sort major d’une formation d’entraîneur de deuxième degré, sous la direction de Seydou Touré, champion d’Afrique de judo en 1965. Sa montée en grades suscite admiration et encouragements. La ligue de Brazzaville n’hésitera pas à lui confier en 2004 les charges de secrétaire général adjoint, avant d’atteindre la cime en 2005 comme secrétaire général de la fédération, élu à l’unanimité.

En 2006, il passe, sous la supervision d’un expert canadien, sa deuxième dan de ceinture noire, puis en novembre 2008 il crée à Libreville au Gabon avec un autre judoka congolais, Rodrigue Ossandza, le Réseau d’entraîneurs de judo d’Afrique francophone (REJAF), un outil qui n’est quasiment pas utilisé dans le pays à cause du conflit de génération qui oppose des jeunes aux anciens maîtres de judo.

Lorsque son mandat, comme ceux des autres membres du bureau exécutif de la fédération, arrive à terme, Me Moukila ne pourra le renouveler ou accéder à une échelle supérieure, à cause l’impasse qui naît à chaque assemblée générale de renouvellement d’instance. En novembre 2009, alors que tout allait très bien dans la salle, une agitation orchestrée par des personnes en uniforme de police annihile tous les efforts. Une commission ad hoc est mise en place pour organiser une autre assemblée générale. En juillet 2010, dans une salle archicomble et bien sécurisée, la même crise surgit et ne permet pas aux organisateurs de poursuivre les assises.

Avec la mort du président de cette commission en 2011, maître Ngouari peine seule à vouloir organiser cette assemblée générale élective. De son côté, l’administration estime qu’il fallait rapidement désigner un bureau exécutif pour permettre au judo congolais de participer aux jeux olympiques de Londres, et puis redonner une énième chance aux judokas de s’organiser. Une hypothèse très peu partagée par les vétérans du judo.

Dans cette embrouille, maître Moukila forge son chemin à travers les formations qu’il anime dans son club Kutia. Dessaisi totalement de ses charges de secrétaire général de la fédération, il n’assure plus d’affaires courantes et s’accroche à travailler son image pour se faire réélire, mais cette fois-ci au poste de vice-président de la fédération.

Maître de la maison d’une famille de judo, maître Moukila est marié à une judoka, ceinture noire première dan, une femme qui a appris et excellé dans le judo juste par amour pour son mari. Leurs trois enfants pratiquent également le judo. Ma vie tient au judo et nous sommes des judokas pacifiques à la maison, a-t-il souvent l’habitude de dire !

Au Congo, la Fédération de judo n’a plus de bureau exécutif depuis 2009, faute de la tenue d’une assemblée générale. Deux commissions ont déjà été mises pour organiser ces assises, mais elles ne parviennent toujours pas à cause des agitations qui émaillent ces rencontres. Serge Aimé Moukila Moukala, en est le secrétaire général du bureau sortant. Judoka de formation, il nourrit des ambitions de revenir dans le prochain bureau exécutif.

Par Ngouela Ngoussou
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