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Albert Moundosso - La problématique dans une perspective musicale.


Par | Vendredi 22 Avril 2016 | Lu 941 fois | 0 Commentaire

Brazzaville, (Starducongo.com) - Considérant l'artiste comme porteur des concepts de l'avenir d'un pays, Albert Moundosso 'Maître Jolle" a placé dans sa réflexion ci-après : La problématique dans une perspective musicale et le commentaire contextuel de sa chanson en vidéo : "La promesse républicaine" afin de vous faire une vision de la gestion de notre pays.



Albert Moundosso -  La problématique dans une perspective musicale.
Maître Jolle ou le rêve permanent de la musique congolaise.

La République du Congo est un pays d’Afrique Centrale, à cheval sur l’Equateur. Il compte un peu plus de 4.500.000 habitants.
Une population très portée vers la musique. Avec la République démocratique du Congo, sa voisine, la République du Congo-Brazzaville figure parmi ces quelques pays d’Afrique où la musique est présente dans tous les coins de rue.
La musique accompagne toute la vie du Congolais. Elle est présente partout. Il chante à la naissance d’un enfant. Il chante pendant son travail. Il chante lors des cérémonies funèbres, etc.…
Présente dans la vie du Congolais, la musique l’est aussi dans ses rêves. Une simple rétrospective vers l’année 1965 nous le révèle.
En effet, en 1965, soit deux ans après le lancement de l’Unité Africaine, un rêve des Pères fondateurs, à travers l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), la jeunesse africaine se retrouve à Brazzaville pour les Premiers jeux Africains.
A côté des records sportifs, la jeunesse a donné une autre dimension- inattendue, celle là- à ces Jeux Africains. Cette dimension se rapporte à la musique, plus précisément à la danse dite le « Boucher ». Cette danse mime les gestes du boucher qui sert sa clientèle au rythme d’une musique qu’écoule un poste transistor nasillant. Toute la jeunesse africaine de l’époque a dansé le « Boucher ». Une danse née et porteuse du rêve de la Jeunesse Africaine pour l’Unité du Continent.
Le rêve, c’est l’avenir. Souvenons-nous, pour ce cela, du destin du rêve de Martin Luther King sur les Etats-Unis. Il n’est pas excessif d’affirmer que Barack OBAMA est la réalisation de ce rêve.

Nos artistes congolais, aussi, nous ont fait rêver et nous font encore rêver.

Pensons à Franklin Boukaka
qui, comme dans la détresse du Psautier, a vu s’évanouir toutes les promesses des indépendances africaines et, notamment, l’indépendance de son pays. C’est la complainte du « Bûcheron ». S’enferre-t-il dans le pessimisme ? Non.

En effet, je me souviens, qu’avant lui, son Grand Frère Jean Serge ESSOUS a chanté : « Congo moké, eza Congo monéné » qui signifie littéralement « le Congo est un petit pays, mais une grande nation ».
Comment le Congo peut-il être une grande nation s’il vit en autarcie ? S’interroge Franklin BOUKAKA. Alors, notre artiste rêve d’un pont sur le fleuve Congo. C’est la chanson « Pont sur le Congo ». Les deux Républiques Congo sont séparées par le fleuve éponyme. Le rêve est dépassement de la réalité. Le pont dont il rêve est facteur d’unité de ces deux peuples. De l’autre côté du fleuve, le Grand Kalé clame que le Fleuve Congo n’est pas une frontière, mais simplement un passage pour les humains.
Dès lors, ce thème du fleuve comme passage, comme chemin fera rêver d’autres artistes que je cite pêle-mêle :

- Lutumba Simarro dans « Ebale ya Zaïre » (Zaire, c’est l’ancien nom du fleuve Congo, sous le règne de Mobutu) : c’est l’impuissance d’un Amoureux transi qui voit sa dulcinée emprunter le chemin du fleuve, pour son village natal, sans espoir de retour ;

- Pamelo Munka dans «Maswa» : ici c’est un autre Amoureux qui voit s’éloigner inexorablement le navire qui emporte « l’être aimée » ;

- que dire enfin de Koffi Olomide qui dans « Ngobila » emprunte au philosophe KIERKEGARD le terme « déréliction » pour décrire l’état de l’Amoureux qui regarde sa dulcinée voguer sur le fleuve Congo pour une destination autre que leur nid d’amour.

Ainsi, à travers ce thème récurrent, et à travers la musique, la Jeunesse entretient les rêves qui embrassent tous les aspects de son avenir : l’avenir politique de son pays et celui de sa vie sentimentale ou simplement existentielle.
Dès lors, la question est : « que fait l’homme politique africain, ou plus précisément congolais, de ces rêves ? »
Mus par la concupiscence, par l’avidité et par l’égoïsme, les hommes ont plongé le pays dans la division. Le débat central n’est plus celui de la promotion des idées porteuses du développement du pays, mais plutôt de savoir quelle tribu va diriger le pays.

Ainsi, les politiciens congolais ont servi à leur jeunesse la division, les guerres civiles. Ils ont même poussé leur cynisme jusqu’à faire de la Constitution, texte destiné pourtant à promouvoir le « vivre ensemble », un objet de discorde et porteuse des germes d’une éventuelle guerre civile !
Entendent-ils simplement le rêve de Maître Zorro du « Kintweni National » qui évoque un Congo uni, n’appartenant ni à une personne, ni à une tribu ? Dans ce rêve, l’artiste rêve d’un Congo uni, travaillant à son développement.
Si Maître Zorro avait été écouté, mon œuvre que vous avez entre les mains n’aurait pas sa raison d’être.
Cette œuvre s’inscrit dans les rêves de mes aînés. Des rêves qui fondent l’espérance de la jeunesse en l’avenir de leur pays. Lequel avenir dépend de l’action des politiciens d’aujourd’hui. Puissent ces politiciens congolais prêter attention et mettre en pratique mon rêve !....(à compléter).

Ce titre, " La promesse républicaine", est inspiré d’un discours prononcé par Hellot Matson Mampouya, homme politique du Congo Brazzaville, lors de l’éclosion d’un mouvement politique. Dans cette chanson, il nous amène sur les sentiers de la fraternité et du vivre ensemble.
Cette œuvre m’a inspiré des visions que je souhaite vous faire partager.

C’est une chanson à savourer avec enthousiasme que je vous offre, car, avec la rythmique trépidante à la mode, et à travers des mélodies déchirantes venues du fond des âges, ce titre nous renvoie à une époque lointaine et fait entendre les gémissements d’une conscience qui veut retrouver les sonorités connues de l’OK JAZZ et des Bantous de la capitale qui ont toujours leur place à la surface de la terre. Un peu de nostalgie ne fait pas de mal quand sont attachés à cette période des bons souvenirs de la jeunesse ou de l’enfance de ceux de ma génération. - Maître Jolle

Clément Ossinondé


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