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Avec 120 millions d’Euros : la RDC et l’UE s’engagent dans la sauvegarde des sites biologiques prioritaires


Par Laprosperiteonline.net | Samedi 26 Décembre 2015 | Lu 426 fois | 0 Commentaire

120 millions d’Euros, c’est la somme de la Convention de financement du programme environnement et agriculture durable pour la sauvegarde des sites biologiques prioritaires de la République Démocratique du Congo à financer sur le 11ème Fonds Européen de développement (FED).



Avec 120 millions d’Euros : la RDC et l’UE s’engagent dans la sauvegarde des sites biologiques prioritaires
Il s’agit d’un projet concrétisé à l’issue d’une cérémonie de signature qui a eu lieu à Rumangabo, dans la Province du Nord-Kivu, mardi 15 décembre dernier, entre Henri Yav Mulang, Ministre des Finances de la RD. Congo et Jean-Michel Dumond, Chef de la délégation de l’UE en RDC. Ce programme concerne cinq aires protégées majeures du pays, y compris les régions environnantes, tels que le Parc National des Virunga, Garamba, Salonga, de l’Upemba, et la réserve de la biosphère de Yangambi, dans l’ex. Province Orientale. Cette dernière a été sélectionnée non seulement pour la haute richesse biologique de sa forêt, mais aussi à cause de son immense potentiel d’exemple en matière d’intégration active des populations riveraines. Et ce, dans les activités de développement, des mécanismes de partage de bénéfices liés à la conservation ainsi qu’en matière de recherche et de formation. Aussi, l’action de conservation sera-t-elle accompagnée par des interventions visant à stimuler le développement agricole et socio-économique local des populations riveraines de ces aires.

Dans les lignes qui suivent, lisez plutôt l’intégralité de la déclaration de Jean-Michel Dumond à l’occasion de cette cérémonie officielle tenue en présence de plusieurs Autorités Locales et Nationales.

Allocution de S.E.M. Jean-Michel DUMOND
Chef de la Délégation de l’Union Européenne
en République Démocratique du Congo


Programme "Environnement et agriculture durable pour la sauvegarde des sites biologiques prioritaires de la République Démocratique du Congo" à financer sur le 11ème Fonds Européenne de développement.

A l'occasion de la cérémonie de signature entre la Commission Européenne et la République Démocratique du Congo de la Convention de financement N° CD/FED/037-685

C'est un grand plaisir pour moi de vous retrouver aujourd’hui à l’occasion de la signature entre la Commission européenne et la République Démocratique du Congo de la Convention de financement du programme "environnement et agriculture durable pour la sauvegarde des sites biologiques prioritaires de la République Démocratique du Congo" à financer sur le 11ème Fonds Européen de développement.

L’Union européenne et ses États membres exprime sa compassion vis-à-vis de la population du territoire de Béni, victime de massacres odieux. Nous étions samedi dans cette ville avec les envoyés spéciaux et à travers les autorités locales, nous avons exprimé notre totale solidarité avec les victimes. Nous souhaitons que la coopération avec la Monusco et les Forces armées de la République Démocratique du Congo reprenne au plus vite afin que la lutte contre les auteurs de ces actes ignobles puisse être menée avec efficacité.

Depuis de longues années l’Union européenne s’est engagée dans la lutte contre les changements climatiques. Nous ne pouvons donc que nous réjouir de la conclusion positive de la conférence de Paris. L’Union européenne a joué un rôle fondamental dans cette issue favorable.
Nous avons ainsi abouti à un accord universel, vérifiable, révisable, comportant des engagements contraignants, prévoyant des financements conséquents et reconnaissant comme le souhaitait la République Démocratique du Congo la responsabilité partagée mais différenciée de toutes les parties.
Car si la République Démocratique du Congo n’est pas parmi les premiers responsables des émissions de gaz à effet de serre, elle risque d’être parmi les dix pays au monde les plus affectés. Mais prenons-y garde. La déforestation progresse à grande vitesse. Le rythme actuel est de 0,37% par an. Cela ne parait pas à priori considérable mais ça représente plus de 5000 km2 par an c’est-à-dire plus que la moitié de la superficie de la province de Kinshasa qui disparaît chaque année. Les premiers responsables en sont l’agriculture itinérante sur brûlis et la production du bois énergie. Notre objectif au cours des prochaines années sera donc de créer les conditions d’un développement durable tout en préservant les extraordinaires ressources naturelles de la République Démocratique du Congo.

Trop souvent on nous oppose le développement à la préservation de l’environnement.
Notre volonté est de montrer ici que les deux non seulement ne sont pas contradictoires mais ils sont complémentaires.

L’11ème FED prolongera les efforts qu’ont été entrepris au long du 10ème FED.
La RDC recèle les écosystèmes parmi les plus riches d'Afrique et du monde sur le plan biologique. Les ressources naturelles congolaises ont un énorme potentiel pour fournir des biens et services aux populations rurales qui sont défavorisées.
Les aires protégées de la ‎RDC constituent une richesse inestimable qui deviendra de plus en plus précieuse dans un monde où les ressources naturelles sont de plus en plus rares. Les pôles de ressources naturelles, en plus d'être un trésor pour les générations actuelles et futures, assurent la préservation de la richesse des sols, la conservation de la forêt. La sécurité alimentaire et la santé des populations riveraines des parcs congolais, qui se comptent par millions de personnes, en seront d’un tant mieux garantis.
L'Union européenne a toujours été un des principaux donateurs pour les actions visant à réduire la dégradation de ces écosystèmes et les valoriser pour le bien-être des populations riveraines.
Par le passé l'Union européenne a contribué à protéger quatre parcs nationaux dont trois sites inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO, ‎Virunga, ‎Garamba et‎Salonga. Ceci grâce au 20 millions d'Euros du 10ème FED qui en a totalisé 30. Nous avons appuyé deux grands centres de formation universitaire: l’Ecole Régionale des forêts – ERAIFT à Kinshasa et la Faculté des Sciences de Kisangani – UNIKIS où se forment aujourd'hui les gestionnaires de demain. Nous avons aussi renforcé la contribution des plantations agroforestières à la fourniture d'énergie plus durable.
Mais les pressions ne font que s’accroître avec les besoins légitimes de développement.
Le programme futur s'inscrit dans la continuité de l'appui de l'UE à la protection et à la gestion durable des écosystèmes forestiers.
Les ressources consacrées à ce nouveau programme, 120 millions d'euros, représentent une masse critique bien plus importante pour prendre en considération des problématiques nouvelles. Une partie conséquente de ces ressources viendront pour appuyer l'amélioration des conditions de vie des populations autour de sites protégés. Nous connaissons les réticences voir parfois les réactions hostiles que la création d’aires protégées peut susciter parmi les populations locales. Nous comprenons leurs besoins immédiats.
C'est pourquoi il ne saurait y avoir de sauvegarde des aires protégées sans développement durable.

Le programme vise donc à contribuer à la protection et à la valorisation du capital environnemental unique de la République démocratique du Congo en renforçant les liens entre conservation et augmentation des retombées économiques pour la population congolaise.
Le programme concerne cinq aires protégées majeures de la RDC et les régions environnantes: le parc national des Virunga, le parc national de la Garamba, le parc national de la Salonga, le parc national de l'Upemba et la réserve de biosphère de Yangambi.

Par rapport aux actions mises en œuvre sous le 10ème FED et conformément aux souhaits du Gouvernement congolais, d’importantes innovations ont été introduites dans le programme. Cette volonté d'innover sous le 11ème FED se traduira par des actions de conservation en faveur d'une nouvelle aire protégée, la Réserve de Biosphère de Yangambi, ainsi que par une augmentation importante des actions au bénéfice des populations vivant en périphérie des cinq sites de conservation. La sélection de la réserve de Yangambi est justifiée non seulement par la haute richesse biologique de sa forêt, mais également par son immense potentiel d’exemple en matière d’intégration active des populations riveraines dans les activités de développement, des mécanismes de partage de bénéfices liés à la conservation ainsi qu’en matière de recherche et de formation.

L'action de conservation sera donc accompagnée par des interventions visant à stimuler le développement agricole et socio-économique local des populations riveraines des cinq aires protégées. La gestion durable des ressources naturelles autour des sites d'intervention, permettant de réduire la déforestation des écosystèmes naturels et d’augmenter la séquestration du carbone, sera également au cœur du programme.
Pour ce qui concerne les interventions en faveur des populations, l'objectif poursuivi est de s'assurer que ces communautés vivant en périphérie soient activement impliquées dans les actions de protection de la biodiversité des sites en question. La stratégie déployée sera de démontrer, de manière concrète, tout l'intérêt qu'elles ont de vivre à proximité d'une aire de conservation en partageant avec elles les bénéfices et avantages économiques que peuvent fournir ces sites, afin qu'elles adhèrent aux principes généraux de protection et qu'elles en adoptent les règles.

Ce nouveau financement démontre la volonté de la coopération entre la République démocratique du Congo et l’Union européenne d’apporter un appui pour contribuer à relever le défi des changements climatiques et de la conservation de la biodiversité, tout en s’attaquant au défi de la réduction de la pauvreté.

Avec l'introduction dans ce programme 11ème FED des innovations mentionnées, innovations impliquant des interventions dans des nouveaux secteurs tel que l'agriculture et le développement rural, il s'avère nécessaire de renforcer le dialogue avec des nouveaux interlocuteurs institutionnels pour pouvoir s'assurer d'une bonne appropriation des acquis attendus, au niveau central comme au niveau décentralisé.

Je suis heureux d'être ici aujourd'hui pour cette importante cérémonie au Parc des Virunga, qui est un des 5 Sites de la RDC inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO, et l'un des plus représentatifs du continent africain. En effet je suis conscient que le "premier parc de l'Afrique", est l'un des plus extraordinaires au monde en termes de biodiversité et de variété de ses paysages. L'Union européenne est à côté du gouvernement de la RDC depuis des longues années en appui des aires protégées de la RDC, et le Parc des Virunga est appuyé depuis 1988.
Ce n'est pas donc par hasard, que nous nous retrouvons ici aujourd'hui pour la signature de cette importante convention de financement, à Rumangabo dans le parc le plus emblématique de la longue histoire de coopération entre le Gouvernement congolais et l'Union européenne.

Vive la coopération entre l’Union européenne et la République Démocratique du Congo.

Excellences, Distingués invités, Mesdames et Messieurs, merci de votre attention.
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