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BINTOU ZAHRA SENE, MANNEQUIN « Le mannequinat, c’est la jungle »


Par . Pagesafrik | Lundi 21 Février 2011 | Lu 678 fois | 0 Commentaire



BINTOU ZAHRA SENE, MANNEQUIN « Le mannequinat, c’est la jungle »
Vous avez certainement dû apercevoir sa jolie frimousse dans les clips et autres défilés de mode. Elle, c'est Bintou Zahra Sène, mannequin de profession. Dans cet entretien, elle nous retrace son parcours et nous parle de son métier, de ses amours... Sans détours...

Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs de l'Obs ?

Je m'appelle Bintou Zahra Sène, je suis mannequin de profession et j'ai 25 ans. Je suis née et j'ai grandi à Pikine. J'ai étudié au lycée Cheikh Anta Diop jusqu'en classe de 1ere L.

Après avoir arrêté les études, je me suis tournée vers une formation pour devenir aide-soignante. Malheureusement cela n'a pas abouti. Ensuite, j'ai suivi des cours d'Anglais au British Council, avant de faire du Secrétariat Bureautique. Plus tard, je me suis retrouvée dans le mannequi¬nat.

Pourquoi avoir arrêté vos études si près du Bac ?

C'est la perte de mon père lors d'un accident qui m'a poussé à arrêter les études. Je n'avais plus le goût à la vie, tout m'était indifférent si bien que j'ai décidé de tout envoyer balader. Et aujourd'hui, je peux vous assurer que je regrette ce choix-là. Si je pouvais retourner en arrière, j'aurais terminé au moins jusqu'au Bac.

On dirait que vous avez eu du mal à choisir votre voie ?

Lorsque je faisais la formation d'aide-soignante, j'ai dû arrêter parce ce que je me suis mariée et je suis tombée enceinte. En plus de cela, il fallait avoir un certain niveau donc j'ai dû laisser tomber pour autre chose. S'agissant du Bureautique, c'était plutôt saturé, alors que je voulais immédiatement intégrer le monde du travail. C'est ainsi que je me suis retrouvée dans la mode.

Comment la mode est-elle arrivée à vous ?

Depuis toute petite, j'ai toujours été attirée par la mode. J'ai fait mes débuts assez timidement. Il a d'abord fallu que l'on m'y pousse. Mes copines m'ont demandé de m'inscrite au concours «Miss Sénégal». Je me suis inscrite pour représenter la banlieue et finalement j'ai terminé 1ère Dauphine de Miss Pikine. Par la suite, j'ai pris part à plusieurs défilés de mode, j'ai figuré dans plusieurs clips, j'ai aussi participé à une série télévisée sur la Rdv. J'ai également été élue «Miss Kotch Bi».

Parlez-nous du mannequinat ?

Le mannequinat, c'est le monde de la jungle. Les mannequins sont exposées à toutes sortes de vices. Il y a deux issues possibles, soit on est forte et l'on s'en sort la tête haute, soit on a la tête fragile et l'on tombe facilement dans les travers.

Qu'entendez-vous par «travers» ?

Il y a la cigarette, la drogue, l'alcool, l'argent facile. Certains hommes, je dirais même des personnalités, sont prêts à débourser de fortes sommes seulement pour passer une nuit avec vous et devant cette tentation, il n'est pas rare que certaines filles succombent.

Vous n'avez jamais succombé à la tentation ?

Dieu sait que j'ai été exposée à ce genre de situation à maintes reprises, mais Alhamdoulillah ! Je n'ai jamais cédé à la tentation. Pour moi, la fierté et la dignité passent avant tout. Je ne me suis jamais laissée avoir. Cela n'en vaut vraiment pas la peine.

À vous entendre parler, on sent comme un regret ?

Absolument ! Je regrette beaucoup d'avoir embrassé ce métier. Si c'était à refaire, je ne serais jamais devenue mannequin.

Pourquoi ?

Tout d'abord, c'est un métier très mal vu et, à juste raison, je le reconnais. Toutefois, si certaines filles se laissent embarquer dans la dérive, on nous mettra toutes dans le même sac. Les gens te verront toujours d'un mauvais œil. C'est une situation d'autant plus embarrassante que si tu te mets à te défendre on ne te croira même pas. Ton nom est sali d'avance... On entend du tout. Certains sont même allés jusqu'à dire que je me prostitue pour faire vivre ma famille. Ce sont des choses qui me font très mal et qui me portent préjudice ainsi qu'à ma famille, particulièrement ma mère.

Comment votre mère vit-elle ces rumeurs ?

Très mal, mais heureusement elle me comprend et me soutient énormément. Quelquefois, elle me demande d'arrêter surtout que c'est un métier mal rémunéré. On traîne ton nom dans la boue pour rien. Et pourtant beaucoup de jeunes filles rêvent d'embrasser ce métier, c'est peut-être parce qu'elles pensent que nous gagnons beaucoup d'argent. Mais elles ne peuvent pas savoir ce qui se passe tant qu'elles ne sont pas dans le milieu. Il peut même
arriver qu'après un défilé, les stylistes ne te paient même pas, disant que le défilé n'a pas marché. Cela m'est arrivé, plusieurs fois.

Quels genres de relations entretenez-vous avec vos collègues mannequins ?

Je dirais des relations fraternelles. Je les considère comme des sœurs et je pense que c'est réciproque. On se voit lors des défilés, après ça chacun à sa vie. Personnellement, je ne les fréquente pas beaucoup, à part ma cousine Sokhna Aïdara qui est dans ce milieu.

Votre situation matrimoniale ?

J'ai été mariée et divorcée à deux reprises avec un petit garçon de deux ans.

Qu'est-ce qui explique ces deux échecs ?

La jalousie a beaucoup nuit à mon ménage. Il y a aussi le fait que l'on dise que les mannequins se marient avec les hommes pour leur argent. Cette réputation qui nous colle à la peau a également joué sur mes relations. Si ton mari se met dans la tête ce genre d'idée, cela ne peut pas marcher.

Est-ce que cela ne vous décourage pas ?

Je suis quelqu'un de très rangée. Je n'aime pas sortir avec les hommes, juste pour m'amuser ou pour faire du «Mbarane» (Ndlr : le fait pour une fille de collectionner les hommes). Lorsque je suis avec quelqu'un et qu'on éprouve de l'amour l'un pour l'autre, je ne vois pas pourquoi faire traîner les choses. On se marie pour fonder un foyer. Comme le dit le proverbe, c'est le mariage qui fait la beauté d'une femme.

Quel est votre idéal d'homme

Un homme pieux, digne, qui me respecte et qui m'accepte, telle que je suis et non pas pour ce que je suis.

On vous a également prêté une relation avec le ministre Moustapha Guirassy ?

Nous sommes tout juste de bons amis. Il n'y a rien d'autre entre nous. Actuellement, je suis avec quelqu'un et c'est du sérieux. Nous avons même des projets de mariage...

Vous allez bientôt représenter le Sénégal à l'élection Miss Africa University. Parlez-nous de ce concours.

C'est un concours organisé par le gouvernement nigérian en partenariat avec l'Uemoa. Il consiste à réunir tous les pays d'Afrique. Chaque pays sera représenté par une Miss et cela va se passer du 18 février au 5 mars 2011. Ce concours met aussi en exergue des phénomènes de société et cette année, c'est la scolarisation des filles qui a été choisie. L'objectif majeur de cette compétition est de promouvoir l'unité africaine et la grande gagnante sera aussi en quelque sorte l'ambassadrice de l'Afrique pour faire véhiculer ce message. Elle aura aussi l'occasion d'œuvrer dans un domaine qui lui tient à cœur.

SOURCE : L’OBS par Maria Dominica T. DIEDHIOU (via Xibar)
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