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Bal des Sapeurs à Bacongo


Mardi 10 Janvier 2012 - 17:37


Bal des Sapeurs à Bacongo
L’écrivain congolais Patrick Serge BOUTSINDI qui a déjà publié entre 1998 et 2010, quatre recueils de nouvelles, trois romans et un essai ; respectivement intitulés : « Terre natale », « L’avis des ancêtres », « Le Mbongui », « L’homme qui avait trahit Moungali », « L’enfant soldat » , « Kakou et Mégane », « Une fille du Congo » et « Missives congolaises », nous revient dans son cinquième recueil de nouvelle : « Bal des Sapeurs à Bacongo ».

Dans ce recueil de nouvelle, l’auteur s’exprime spontanément au sujet d’un problème de société intéressant à plus d’un titre et qui mérite une grande attention. En effet, Patrick Serge BOUTSINDI a voulu comprendre pourquoi les jeunes et les adultes au Congo-Brazzaville s’investissent à l’excès dans la SAPE (Société des Ambianceurs et des Personnes Elégantes), alors qu’il y a d’autres défis à relever. Pourquoi s’habillent-ils comme des milords malgré le coût exorbitant de ces vêtements de marque ? Pourquoi un tel mimétisme ? Depuis quand la Sape est apparue au Congo-Brazzaville ? Et qui sont les premiers sapeurs congolais ? Comment la Sape est-elle devenue aujourd’hui un phénomène national ?
L’écrivain essaie d’éclairer le caractère décalé de la Sape auprès de la population congolaise, ainsi que les failles d’une société qui remonte à l’époque coloniale.

Au terme de ce recueil de nouvelle, une constatation s’impose. Elle est décrite par Justin-Daniel GANDOULOU comme suit : On sait que, par définition, on ne demeure pas Sapeur toute sa vie. A un moment de son parcours juvénile (…), le Sapeur songe à poser les pieds sur terre. Il est alors préoccupé par une tentative d’intégration sociale. Mais, sans en avoir réellement conscience, il traine l’image négative que l’ensemble de la société s’est faite de lui. Une image pourtant qu’il n’ignore pas tout à fait, mais dont il ne mesure pas les retombées sociales concrètes : les attributs symboliques et les apparences distinctives qui le caractérisent le font passer dans la société pour un délinquant.

C’est au moment où il multiplie les démarches pour son intégration économique, car son intégration sociale en dépend, qu’il mesure le contrecoup de cette image. (Fin de citation)

Clément OSSINONDE / P.S. BOUTSINDI

« Bal des Sapeurs à Bacongo » - L’harmattan (Fnac)


SDC, Starducongo.com
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Vos commentaires:

1.Posté par El kwakyr le 12/01/2012 12:47 | Alerter
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En fait le sapeur n' est pas un delinquant, ce n' est pas commettre un delit d' etre bien habille, puisque beaucoup ont ete emporte par le vent de la sape. cC est un mouvement de gens qui se cherchent une identity, pour s'affirmer.

Parmi les orchestres qui avaient popularise la SAPE bien qu' elle existait deja, il faut citer les Techniciens, le Tout Choc Zimbabwe, Karamodja et Zeila Lolaka de Moungali; les Dzimbola Lokole d' Aurlus Mabele de Poto Poto, les Djilamouley du Plateau des 16 ans, les Bilengue Sakana de Ouenze, les Suze Yema du Plateau des 15 ans, les Djouwela , les Liseki Mondo Mondo, les Viva Makaray , Nzoube Likofi, Mondo Lokole, Mombombo tous les sept de Bacongo.

Quiconque n' a pas connu ces orchestres ne doit pas parler de la SAPE,

Vous constaterez qu' il y avait des sapeurs partout parfois appeles Crack , Luteur, Play boy et ils se connaissaient , puisqu' ils se retrouvaient dans les concerts Eux s' habillaient en Mohair, Alpaga, Chair de poule, Dralon, Saint Martin, Borcelino, Sprint Court, bourguoezo ou paire bourgoiese, Salamandere, Guoudir, Bowling, Chemise de soie, Gabardine

Voila une etape tres importante de l' histoire de la SAPE jamais mentionee.

Temoignage d' un nguembo a la Cabane Bantoue

2.Posté par RUFIN HODJAR " EL SALSERO CALIENTE" le 12/01/2012 16:55 | Alerter
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La sape a des formes multiples, c'est un sujet si vaste que l'on passerai toute une vie pour en parler dans les moindres détails. Je me rappelle dans les années 80 , et cela vient des ainés, on organisait des "boum" et des réveillons où les clubs de sapeurs se retrouvaient la soirée pour faire la fête. Mais pour venir à la fête il fallait être bien "sapé" . La Weston chaussure référentielle obligatoire. Les invités venaient de tous les coins de Brazzaville pour se retrouver au lieu choisi pour la manifestation. Vers minuit généralement, on commençait la présentation des membres du club qui avaient des noms fantaisistes: le notre avait pour nom: LES BOURGEOIS AVARES. A chaque appel , il fallait sortir: Lanky de Larbatèche! Didier Coopérant! Charly Malouata ! Cova Chacherton! Guy Laroche!!!! etc.. et l'on sortait bien habillés pour être reçus par les amis (ies) qui vous présentaient des cadeaux. Après commençaient les festivités dans la danse et la prise de boisson.
Il arrivait quelque fois ques des adversaires s'affrontent à coups de griffes sur la piste ou dans les alentours de la fête.

Assister à un boum était un exercice qui nécessitait de gros efforts de recherches des habits " lutte" il fallait traverser la ville entière pour aller "miner" (emprunter) les habits moyennant des sommes d'argents . On avait pas toujours les habits, et même si on en avait, l'on ne pouvait les porter à chaque fête, il fallait parfois les échanger, avec un autre qui en avait de différents. Pour cela le quartier Bacongo était une référence, certains disaient même que c'est la Capitale des habits.
Au retour il fallait être prudent parce qu'on avait assisté à des scènes de déshabillage, où des "yankés " vous attendaient au coin de la rue pour vous menacer. Certains perdaient même des habits, et il fallait rembourser de fortes sommes aux propriétaires. Il était donc sage d'attendre 5 ou 6 heure du matin pour rentrer chez soi.
Le fait d’emprunter les habits étaient tellement naturel, que l’on ne se gênait pas, personne ne pouvait se dire que tout lui appartenait à cent pour cent. Il y avait des habits qui pouvaient être portés par 2 ou 3 personnes dans la même soirée et pour des fêtes différentes.

Témoignage d'un ancien "lutteur" de Ouenzé- Bacongo.


Il arrivait quelque fois ques des adversaires s'affrontent à coups de griffes sur la piste ou dans les alentours de la fête.

Assister à un boum était un exercice qui nécessitait de gros efforts de recherches des habits " lutte" il fallait traverser la ville entière pour aller "miner" ( emprunter) les habites moyennant des sommes d'argents . On avait pas toujours les habits, et même si on en avait, l'on ne pouvait les porter à chaque fête, il fallait parfois les échanger, avec un autre qui en avait de différents. Pour cela le quartier Bacongo était une référence, certains disaient même que c'est la Capitale des habits.
Au retour il fallait être prudent parce qu'on avait assister à des scènes de déshabillage, où des "yankés " vous attendaient au coin de la rue pour vous menacer. certains perdaient même des habits, et il fallait rembourser de fortes sommes aux propriétaires des habits. Il était donc sage d'attendre 5 ou 6 heure du matin pour rentrer chez soi.

Témoignage d'un ancien "lutteur"

3.Posté par NGANGA KOBO le 18/01/2012 13:47 | Alerter
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il faut rendre à césar ce qui est à césar,le père de la sape n'est autre que n'kodia francos car en fait ses compagnons de route(bikouta biskotin,dibantsa david kouapiti,siassa sisi, gomez de makanda,riky siméon et autres ) ont decrochés. la sape n'est née qu'en 1968 sous l'impulsion de la bande à francos.

4.Posté par NGANGA KOBO le 22/01/2012 12:18 | Alerter
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que tous ceux qui s'hasardent à écrire sur la sape prennent la peine de bien devoir faire la différence entre la sape et la sapélogie donc entre les sapeurs et les sapélogues.il n'est vraiment pas élégant d'entretenir cette fameuse confusion.
sapeur=homme élégant qui associe au raffinement vestimentaire(sobriété) un esprit d'impertinence.
sapélogue=homme élégant ,au vestimentaire excentrique avec une absence de peur du ridicule,

5.Posté par El Kwakyr le 25/01/2012 17:30 | Alerter
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Mais pourquoi le nom de Mavrick n'est jamais mentione, au Plateau , nous avions un ancien combatant appelle " Malonga ma d' outre mer " le pere de Goderic Muller, puis venaient les Terlus, Matouta, Ya Toukas, Shara, Benito, Dan Jilmar et apres eux venaient les Kolelas Amateurs, Modeste Nkouakoua " Odilins", Al;ex malonga Tresor Kibozi, Prince Ntiete, Dahira, Ontira, Don Pedro, Pom, Ndokolo, Goderic Muller, Crapaud, Dave Kokolo, Zozo, Didace Note, Constant Badiansteke, Papios, trop de lutteurs, cracks, play boys, sapeurs au Plateau pour les citer tous..

Les de la fiers, les de soins et les bringueurs doivent preceder l' epoque des sapeurs

6.Posté par El kwakyr le 26/01/2012 16:20 | Alerter
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Toujours a propos des sapeurs du Plataeu des 15 ans dont l' impact n' est jamais mentionne, il faut lire Pompa au lieu de Pomp, je continue avec Aimee Mathey, Abel Massamba, Godet et Samba Bassoukissa, Aguoumare et Americain, El Bueno Mpiaka, Gustave Moanda, Mous, Biass, Avelin Sam Picaver, Gaulois et Kapipi.

7.Posté par NGANGA KOBO le 27/01/2012 12:53 | Alerter
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a el kwakyr.
tu n'as vraiment pas compris mes2 petits textes. en fait ds le premier je pensais restituer la naissance de la sape avec ses pères geniteurs contrairement aux allegations fantaisistes de certains qui essaient de tronquer l'histoire de la sape pour faire plaisir aux pseudo-sapeurs du monde politique congolais.et tu conviendras avec moi que au commencement etait les fils du pool.
dans mon deuxieme,je voulais simplement faire le distinguo entre lessapeurs et les sapélogues(ramassis de tous ceux qui n'ont pas su assimiller les regles et codes de la sape,ceux qui n'ont pas pu evoluer ensemble avec la sape et qui se sont refugiés ds la sapélogie pour enfin exister)

8.Posté par El kwakyr le 27/01/2012 16:15 | Alerter
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Si, mon Frere j' avcais compris, puisque je connais certains d' entre eux comme Ricky Simeon et Gomez Makanda, mais Djans Mamara n'est pas mentione.

En tout il fallait bien de ces mis au point pour eviter la confusion.

9.Posté par NGANGA KOBO le 28/01/2012 15:36 | Alerter
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a el kwakyr
évidemment quand on parle des peres géniteurs de la sape,on ne peut plus parler de mamara qui est en fait un enfant devant ces monuments,tu imagines l'age de francos et de ses amis dont j'ai fais état. détrompe toi jeans mamara n'est pas ce que tu penses,il est simplement de la meme génération que tabazo,dimitri , jean locko, leandre,nganga daf, dispelet, agoumarey ,zozo mohoua, biza et les autres.......

10.Posté par El kwakyr le 29/01/2012 15:05 | Alerter
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Merci mon Frere pour l' eclaircissement.

11.Posté par Christine MONCEAU le 10/03/2012 13:49 | Alerter
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C'est mieux de saper que d'acheter des armes non?

12.Posté par Pascal le 08/04/2012 07:55 | Alerter
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Ah ces beaux moments où la sape était une manière d'être et de paraître !!!

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