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Baloji : Un artiste congolais à la conquête de Brasilia


Par Groupelavenir | Mardi 3 Avril 2012 | Lu 492 fois | 0 Commentaire



Baloji : Un artiste congolais à la conquête de Brasilia
Mardi 21 mars dernier dans la soirée, Baloji et son orchestre de la Katuba étaient dans la capitale brésilienne pour donner le 2ème concert de leur tournée.

Selon la source, il faut le voir pour le croire. A 8000 km de Bruxelles, temps belge sur Brasilia. Grandes eaux et coup de tonnerre sur la capitale brésilienne. La fin de la saison des pluies, qu’il paraît. Bon, d’accord, il faudrait quand même voir à pas trop se plaindre : le thermomètre affiche tout de même 25°. Et puis, la pluie donnerait presque un caractère humain à Brasilia et son urbanisme futuriste.

C’est Wallonie-Bruxelles International qui l’a envoyé là, après un premier poste de 6 ans à Budapest. Il a inauguré la représentation de WBI à Brasilia il y a 6 mois. « C’est vraiment les débuts. On est d’autant plus de fourmis que le pays est gigantesque. » La tournée brésilienne de l’artiste congolais vivant en Belgique, Baloji a été mise sur pied en grande partie par l’Alliance française. Mais sur la date à Brasilia, l’agence WBI a mis la main au portefeuille. Ce soir-là, les gars jouent au théâtre.

De l’extérieur, l’endroit ne paie pas de mine. Mais la salle est jolie, avec ses rangées de fauteuils rouges, qui entourent trois des quatre côtes de la scène. Le soir, elle ne sera pas remplie, mais bien garnie. Quelque 300 à 400 personnes, assistance complètement hétéroclite entre jeunes alternatifs, quinquas en pantalon de toile, fonctionnaires en cravate, hipsters et personnel d’ambassade. Vers 20h20, alors que dehors les trottoirs de Brasilia sont toujours trempés, Baloji (sorcier en tshiluba) et son orchestre de la Katuba lancent le concert avec… L’heure d’été. Reggae soul avant de virer rumba congolaise Sage pendant les morceaux, le public « brasiliense » applaudit généreusement après chaque titre. Quand il a le temps... Le band enchaîne en effet les morceaux, sans prendre le temps de souffler.

Quand arrive I’m Coming Home, le concert s’emballe définitivement. A la basse, Didier Likeng mitraille méchamment. Baloji, lui, alterne français, tshiluba et lingala. Pas sûr que le public brésilien comprenne. Mais faut-il vraiment beaucoup d’explications quand on voit s’égosiller Baloji, à genoux sur Karibu Ya Bintu, transe sous disto qui sonne la charge finale ? On en doute, à entendre les applaudissements nourris après l’heure et demie de concert. Cinq minutes plus tard, le public se presse au stand de merchandising pour prendre des photos avec le groupe, rincé mais joyeux.

Vers 23h, tout le monde quitte la salle pour croquer un bout à une terrasse du quadra 108. Dans le jardin, sorti de nulle part, un cracheur de feu vomit des flammes. La pluie a cessé. Le pavé de Brasilia est maintenant presque sec.

Onassis Mutombo
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