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« Banning’s ville » : Flamme Kapaya revisite les sons du Bandundu à la Halle


Par Groupelavenir | Vendredi 10 Février 2012 | Lu 593 fois | 0 Commentaire



« Banning’s ville » : Flamme Kapaya revisite les sons du Bandundu à la Halle
« Et oui ! ce concert, moi, je le considère comme le vrai départ de la carrière solo de Flamme Kapaya. Mon album, Banning’s ville, est ma genèse, le commencement », a déclaré l’artiste musicien Flamme Kapaya à la fin de son spectacle, se dirigeant vers la loge, habillé en T-shirt blanc et une Jacquette noir en avant-bras.

Devant un public timide qui venait à compte-goutte à la Halle de la Gombe, ce vendredi 3 février 2012, Flamme Kapaya présentait en live son album solo, « Banning’s ville ». L’évent en question a commencé vers 19h15. Les fanfares ont arrosés tout d’abord la scène en musique. Peu après, Flamme Kapaya, deux autres guitaristes chanteurs et un batteur, tous quatre apparaissent sur scène. Quand seulement il a joué ses premières notes musicales, on a reconnu l’homme, « Ah !, voici l’homme. C’est toujours lui ! », s’est rassuré un spectateur à notre gauche. Mais l’homme de Flamme Kapaya d’hier est largement différent avec l’actuel. Ses solos piquants et pimentés ont pris comme soubassement les rythmiques de la province du Bandundu. Ce qui a même expliqué son long séjour dans cette province pour l’enregistrement de cet album qui a pour nom « Banning’s ville : Bandundu ». Bien qu’il chantait en Kiyaka, Kikongo, Kiyansi, Kimbala (les langues parlées au Bandundu),… le message était à peine compréhensible ; « qui a vendu mon pays ?

Pour que les choses marchent dans mon pays il faut que le sang coule. Il est temps de prendre notre destin en main ». Dans ses langues traditionnelles, l’artiste pleurait la situation d’incertitude que traverse son pays. Avec un rythme « seben » qu’il nomme désormais « Bakua ndungu », les spectateurs ont commencé à danser à tout bord. « Je tire mes origines dans la province du Bandundu, tout le long du chemin que j’ai parcouru, c’était pour retrouver ma genèse », a-t-il signifié.

Entre la tradition et la modernité

Dans son répertoire, du moins, celui présentait dans Banning’s ville version live, le constat est que la tradition est abondamment exploitée, ajouter à cela quelques sonorités isolées de jazz. Comme l’a soulevé une amie suisse à droite ; « il exploite bien ses rythmes traditionnels avec un peu de jazz », a-t-elle confié pendant qu’elle demandait les langues chantées par l’artistes.

Répondant à la question s’il navigue entre la tradition et la modernité, l’ancien de Wenge Musica Maison Mère a dit : « Ben, ce n’est pas vraiment ça. Dans cet album, j’ai plus exploité le rythme Bakua Ndungu traditionnel. Mais pour moi, je le nomme bueta bueta. Ceci, c’est le mélange de plusieurs sonorités traditionnelles et quelques rares modernes qui sont jouées à la manière de Flamme Kapaya ». « Ngonga ebeti, Bandundu lamusa balali », « l’heure a sonné Bandundu, réveille ceux qui dorment », il lançait accompagné des danses traditionnelles qu’il exhibait.

Les à côtés

Sur la liste des imperfections, y en n’avait pas eu beaucoup. Mais il faut souligner qu’un fait a sauté aux yeux. Les danseuses. Encore, elles. Dans la chanson « Maman Dorcas », y a eu du monde en avant-scène pour danser. En un moment, surgissent les danseuses à moitié habillé. Avec des danses incohérentes, ignobles, des chorégraphies à qui mieux mieux,… L’intention des observateurs était de voir Flamme faire pas comme tous les autres. Mais hélas ! L’apparition de ces jeunes dames a failli gâcher la scène. Des pas de danses approximatifs sans répétition conséquente,… Qu’à cela ne tienne, la danse dans le public, y en a eu et en abondance.

Hommage aux Pionniers

L’invité surprise pour cette soirée a été Pepe Felly Manuaku, un féru de la guitare, descendant d’un autre grand maître Oliveira que Flamme voulait honorer la mémoire. D’emblée, il a cité Adu Elenga, Baudouin Mavula,… pour lui, ils sont des pionniers de la musique congolaise moderne. Après les Fanfares du Groupe la Grâce, place aux solos rythmiques mystiques, « Bundelanga bitumba ya Congo. Basala politiki, biso se miziki eh »,… pendant qu’à l’extérieur, l’air frais soufflé, à l’intérieur de la Grande Halle la température a atteint 33°c. Un vendeur d’arachides sur scène, un cameraman aussi, la joie de danse, la confusion et le désordre, à un moment, se sont entremêlé. La danse « Bo, yéh » a encore mis du piment dans la sauce. Après la présentation de ceux qui l’accompagnaient, le public lui a réclamé un solo mythique de Kibwisa (l’album de Werra Son), qui lui a rendu célèbre. « Ce solo est la clef. Je savais que ç’allais venir, c’est la clef).

A la fin, il a révélé à notre micro qu’il prépare une tournée nationale en commençant par le Bandundu, Lubumbashi, Goma,… Après il sera encore à Kinshasa pour d’autres productions.

Onassis Mutombo
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