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Brazzaville, place forte du conte et de son devenir


Par SDC, Starducongo.com | Mardi 27 Juillet 2010 | Lu 1231 fois | 0 Commentaire



Le conteur Koumbha Abdon Fortuné alias KAF
Le conteur Koumbha Abdon Fortuné alias KAF
Le XXIè siècle est un siècle en ébullition : tout va vite avec des évolutions fulgurantes dans le domaine de la communication posant la question du présent et du devenir de l’oralité considérée, par beaucoup, comme le sceau de la culture africaine. La question préoccupe Koumbha Abdon Fortuné dit KAF, grand défenseur de l’oralité, qui a mis sur pied les Rencontres Itinérantes des Arts de la Parole et du Langage en sigle RIAPL. La 6ème édition de ce festival s’est tenue du 1er juin au 10 juin 2010 à Brazzaville et a réuni des conteurs venus de divers horizons.

AFRIQU’ÉCHOS MAGAZINE(AEM) : Quelle était la spécificité de cette 6ème édition des Rencontres Itinérantes des Arts de la Parole et du Langage ?

KOUMBA ABDON FOTUNÉ (KAF)
: Comme pour les précédentes éditions, les conteurs sont venus de nombreux pays dont Mimie Barthélemy de Haïti, Martin Makitakow de la République Démocratique du Congo, Mathias Ndembet du Gabon, Massamba Gueye du Sénégal, Arleen Thibault du Québec. Le Congo était représenté par Gisèle Tchicaya, Mamyca Mabanza, Dorient Kaly et moi-même. La spécificité de cette 6ème édition était la volonté de montrer la dimension du conte et son voyage de génération en génération. Aussi il y a eu un atelier qu’a animé Talike Gellé sur ‘ la voix de femme’. En travaillant avec des chanteuses congolaises sur les onomatopées et la polyphonie, nombreux l’ignorent, les premiers conteurs chez nous ce sont les femmes à travers les berceuses.

AEM : Le conte a-t-il encore sa place dans le 3ème millénaire ?

KAF :
Nul ne peut prétendre aller loin si, de temps en temps, il n’a pas un regard dans le passé. Mieux, s’il ne sait pas d’où il vient.

AEM : Les années passées, les RIAPL étaient organisées dans les différentes régions du Congo, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui…

KAF :
Nous n’avons jamais organisé le festival RIAPL ailleurs qu’à Brazzaville. Cependant, en amont de chaque édition, nous allions dans des villages d’un des dix départements du Congo collecter contes, proverbes, devinettes, rites, rituelles… en vue de réaliser un document vidéo qu’on projetait en boucle au village du festival pendant toute la durée du festival.

AEM : D’où vous vient cette passion pour la défense de l’oralité ?

KAF :
Le conte est arrivé en moi comme une thérapie. J’ai perdu ma mère alors que j’avais 9 ans et en ces temps là, nous n’avions pas de téléviseur. Et pour nous faire oublier cette angoisse, notre père nous disait des contes tous les soirs à la maison. Je pense aussi que c’est l’envie de rencontrer les autres, de partager avec eux et de raconter l’humain qui motive cette passion.

AEM : De là à créer les RIAPL…

KAF :
Ce fut une idée collective des membres de l’Espace Tiné qui ont eu une envie de valoriser les arts de la parole et du langage qui disparaît peu à peu dans notre pays, le Congo.

| Propos recueillis à Brazzaville par Fresnel Bongol Tsimba (AEM
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