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COP21: Denis Sassou N’Guesso, invite le monde à ‘’conjurer’’ « la perspective funeste », ici et maintenant devant l’histoire


Par | Mardi 1 Décembre 2015 | Lu 646 fois | 0 Commentaire

Paris, (Starducongo.com) - La vingt-unième conférence de l’Onu sur les changements climatiques (COP21) s’est ouverte le 30 novembre 2015, au parc d'expositions du Bourget, en banlieue nord de Paris. 150 chefs d'Etat et de gouvernement, parmi lesquels Denis Sassou N’Guesso, le chef de l'Etat congolais ont assisté à cette cérémonie. Le chef de l’Etat congolais qui a pris la défense des pays en développement et demandé aux pays pollueurs de « tenir leurs engagements … » et a invité le monde à ‘’conjurer’’ "la perspective funeste … devant l’histoire, ici et maintenant ».



Le coup d'envoi de la COP21 a été officiellement donné hier, 30 novembre 2015, par une minute de silence, observée par les 150 dirigeants du monde présents, en hommage aux victimes des attentats qui ont frappé Paris et sa proche banlieue, vendredi 13 novembre dernier. On y a remarqué également la présence de milliers de délégués et spécialistes environnementaux.

Dès l'ouverture des travaux, les chefs d'Etat et de gouvernement ont écouté, tour à tour, les discours du président français, François Hollande qui a rappelé, d'entrée de jeu, que cette conférence était porteuse d'«un immense espoir que nous n'avons pas le droit de décevoir. Il s'agit de décider ici, à Paris, de l'avenir même de la planète», avant de convier à un accord « ambitieux, universel et contraignant ».

Ban Ki-Moon qui lui a succédé à la tribune s'est adressé un court instant en anglais et en français a exhorté les dirigeants du monde à la recherche des solutions pour le règlement de la question du climat. «Vous avez la responsabilité morale et politique vis-à-vis du monde entier et des générations futures », a déclaré le secrétaire général des Nations unies.

Ouvrant les travaux de la conférence, Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères et président de la COP21 a, quant à lui, souhaité que cette 21ème conférence climatique de l'ONU accouche d'un accord mondial historique, pour limiter notamment à 2°C la hausse des températures, faute de quoi, les spécialistes annoncent de graves difficultés pour la planète. Il a par ailleurs déclaré que « le succès n'était pas encore acquis, mais à notre portée ». Pour lui, il n'y a pas de plan B, car il n'y a pas de planète B.
Prenant la parole à son tour, le chef de l'Etat congolais s'est voulu plutôt pédagogique, en mettant les dirigeants du monde devant leur responsabilité : « la terre, notre merveilleuse demeure est en péril croissant, en grande partie par notre faute. Les activités humaines, l’emprise outrancière de l’homme sur la nature ont engendré de profondes transformations de l’environnement, intensifiant, chaque jour, les changements climatiques », a-t-il déclaré. Denis Sassou N’Guesso a, en outre, souligné les efforts de pays pour la préservation de l'environnement : dans « la mise en œuvre des programmes d’aménagement et de conservation des forêts, le Congo détient l’un des taux de déforestation les plus faibles au monde, soit 0,08%. Ce qui correspond à 17.000 hectares par an », a souligné le président congolais.

Prenant la Défense des pays en développement, le chef de l'Etat congolais a demandé aux pays pollueurs de : «tenir leurs engagements au titre de la Convention. Le fonds d’adaptation doit être renforcé pour prendre en charge les pertes et dommages subis par les pays en développement », a-t-il martelé.

Reconnaissant tout de même la difficulté de parvenir facilement à l'objectif visé par la conférence de Paris, Denis Sassou N’Guesso a exhorté ses homologues au dépassement et à la responsabilité : « les intérêts en jeu sont des plus divergents. Les points d’achoppement et les écueils sont notoires. Les négociations, de ce point de vue, seront ardues, sans aucun doute. Mais aucune difficulté ne pourra vaincre notre volonté commune, si tant est que nous décidons, unanimement, de nous l’élever au niveau de l’enjeu. Ce fabuleux enjeu qu’est le risque de voir l’homme et son environnement disparaître de la Terre si nous n’agissons pas rapidement », a poursuivi Denis Sassou N’Guesso.

«La perspective funeste » doit être « conjurée, devant l’histoire, ici et, nous l’espérons, maintenant », a conclu le chef de l’Etat congolais.

Juan Da Costa
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