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Céleo Scram : « Mon prochain album ‘Yes We Can’ ne comportera pas d’insanités »


Par SDC, Starducongo.com | Lundi 15 Mars 2010 | 13:13 | Lu 1955 fois


Céleo Scram : « Mon prochain album ‘Yes We Can’ ne comportera pas d’insanités »
Céleo Scram s’apprête à fouler l’espace Schengen environ quatre ans après son départ de Wenge Musica Maison Mère dont le patron Werrason lui avait confisqué le passeport. Céléo, Serge Mazimi Movili à l’état civil, patron du Groupe Plus10 a un objectif important : l’enregistrement de son nouvel album « Yes We Can », qu’il baptise « l’album du cinquantenaire » allusion au cinquantenaire de l’accession de la République Démocratique du Congo à l’indépendance. Il promet beaucoup de surprises, notamment un featuring avec certains artistes voire des stars internationales. À Kinshasa, Céleo et son groupe se sont retirés des tapages de la ville pour le Conservatoire International de la Culture Africaine (CICAF), chez Tabu Ley, à Limete, où il nous a accordé cette interview.

AFRIQU’ÉCHOS MAGAZINE (AEM) : C’est un plaisir de vous rencontrer, quelle est l’actualité de votre groupe ?

CÉLEO SCRAM (CS) :
Nous lancerons dans les prochains jours l’intégralité des clips de mon premier album « Nzoto na Nzoto », sorti sur le marché depuis le 24 septembre 2008. Entre temps nous préparons le second album, « Yes We can », en français, « Oui, nous pouvons ». Cet album aura 10 titres : 5 génériques et 5 chansons. Une chanson sur la société, « Tristesse », et d’autres chansons comme : « Amour ya Dalila », « My baby ». Les musiciens et chanteurs de mon groupe auront ainsi l’occasion de s’exprimer, mais toutes les chansons porteront ma signature en attendant de fidéliser les musiciens. En dehors de cet album, j’ai un projet d’une chanson pour Haïti. Je tends la main à tous les artistes congolais, sur place ou à l’extérieur qui peuvent me contacter à travers ce numéro : 00243 99 82 02 016.

AEM : Avez-vous déjà un producteur ?

CS :
C’est une auto production avec le concours de ma maison dont le label est Oliand prod. Toutefois, j’ai initié certains contacts pour la distribution avec Sonima Music, Kiki Tourré, Manu Luvaka, Diego Music et Aimé Buanga.

AEM : Avec qui comptez-vous collaborer pour la réalisation de cet album ?

CS :
À Kinshasa je travaille déjà avec Guylain Tamba et JP Kiss et en Europe, je cible Sek Biden’s, Maïka Munan, Olivier Tshimanga et autres.

AEM : Quel bilan faites-vous de votre premier album ?

CS :
« Nzoto na Nzoto » a 50% de réussite. Nous sommes sur la bonne voie. Nous avons une considération, nous ne sommes pas inconnus dans le monde musical. Mon regret, c’est d’avoir manqué le public qui m’attendait en Europe, particulièrement dans l’espace Schengen, et dans certains pays d’Afrique à cause du refus de visa. Ce qui a étouffé la promotion de l’album. Après 3 jours de la sortie de « Nzoto na Nzoto », on avait atteint le chiffre de 5000 CDs vendus. J’estime la vente à 36 000 CDs mais je n’ai pas de chiffres pour l’instant. Je statuerai sur le chiffre des ventes avec Kiki Touré. Pour le second album, j’envisage vendre plus et pour mes fans congolais, ils auront droit à l’album à moindre frais (5 dollars US).

AEM : L’opinion accuse nos artistes de verser de plus en plus dans l’obscénité et vous avez été indexé pour le titre de votre album « Nzoto na Nzoto »…

CS :
Mon éducation chrétienne m’interdit les obscénités. Et le titre de mon premier album ne souffre pas de ce déficit. « Nzoto na Nzoto » peut se traduire en français par « corps à corps ». Seulement je réalise que les journalistes (référence faite à « Ndule Awards »), non seulement ils nous posent cette question, mais ils sont les premiers à primer les précurseurs de l’obscénité. Je peux assurer que mon album n’évoquera pas d’insanités.

AEM : Qu’en est-il du duo que vous devriez faire avec Bill Clinton dans l’album de Flamme Kapaya ?

CS :
Tout s’est passé normalement. Nous avons joué avec Bill Clinton dans la chanson générique « Ebebaka mabe ». L’album est sur le marché en Europe. Pour la circonstance Bill Clinton et moi avions accompagné Flamme Kapaya le 6 février lors d’une production à la Halle de la Gombe.|

Propos recueillis par Paul Kabeya Kapo (AEM), Kinshasa, RDC
Afriqu'Echos Magazine
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