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Changement de la Constitution: IDC et FROCAD réagissent à l’annonce de la date de la tenue d'un référendum


Par | Jeudi 8 Octobre 2015 | Lu 1191 fois | 2 Commentaires

Brazzaville, (Starducongo.com) - Ci-dessous la réaction des plate-formes IDC-FROCAD suite à l’annonce par le gouvernement de la date de la tenue d'un référendum en vue du changement de la Constitution du 20 Janvier 2002.



Déclaration des plate-formes IDC-FROCAD suite à l’annonce par le gouvernement de la date de la tenue d'un référendum en vue du changement de la Constitution du 20 Janvier 2002

Changement de la Constitution: IDC et FROCAD réagissent à l’annonce de la date de la tenue d'un référendum
Peuple congolais, l'heure est grave, ce jour 06 octobre 2015

Le 22 septembre dernier, le Président de la République, dans un message à la Nation, avait annoncé le principe de la tenue d’un référendum en vue du changement de la Constitution du 20 janvier 2002.

A ce sujet, au cours du méga-meeting historique tenu le dimanche 27 septembre dernier au Boulevard Alfred RAOUL, les plates-formes IDC-FROCAD avaient, dans une légitime symbiose avec le peuple congolais, mis en garde le Président de la République et son gouvernement du danger qu’ils feraient courir au pays en voulant, coûte que coûte, imposer une démarche hors la loi en référence à la Constitution du 20 janvier 2002, tel que voulu par la majorité de notre peuple.

Faut-il le rappeler, l’actuelle Constitution est l’émanation de sa propre initiative depuis son retour au pouvoir en 1997, après une guerre fratricide ayant lourdement endeuillé les familles congolaises et désarticulé le tissu socioéconomique de notre pays.

Après avoir gouverné pendant une transition flexible de cinq ans, le peuple congolais, conformément à la loi fondamentale, lui a accordé deux mandats successifs qui lui ont permis de pourvoir aux destinées du Congo en toute sérénité.

Cependant, au moment où le second et dernier mandat présidentiel arrive à son terme, conformément à l’article 57 de la Constitution de la République du Congo qui objectivement limite à deux le nombre de mandats, le président de la République, dans une sorte de boulimie digne d’un ogre, manifeste sans gêne, ni élégance, sa faim abyssale à vouloir maintenant et pour toujours se cramponner au pouvoir en imposant aux Congolais unpathétique référendum en vue du changement de la Constitution actuelle, lui ouvrant ainsi les portes de l’exercice à vie de la magistrature suprême.

L’annonce, nuitamment ce 05 octobre 2015, par le porte-parole du gouvernement de la date du fameux scrutin référendaire fixé officiellement au 25 octobre prochain est la manifestation devant l’opinion nationale et internationale d’un comportement brutal qui caractérise l’esprit du président de la République dont le seul leitmotiv est de faire de l’exercice du pouvoir présidentiel une propriété exclusive et/ou privée.

En jetant le pavé dans la mare et en éclaboussant les règles strictes régissant les civilisations modernes, le président de la République plonge volontairement, à compter de ce jour, le Congo dans une voie pleine d’incertitude et d’obscurantisme.

Pourtant, le dimanche 27 septembre 2015 au Boulevard Alfred RAOUL, dans la paix, la dignité, la responsabilité, le peuple congolais a lancé au Président de la République un signal patriotique de ressaisissement et de sagesse afin de renoncer à cette démarche hasardeuse qui ne l’honore pas et fait honte à notre pays.

Peuple congolais, ayant épuisé toutes les initiatives susceptibles d’amener le Président de la République à se mettre en conformité avec le droit, l’éthique et la morale,en respectant scrupuleusement son serment prêté devant l’opinion nationale et internationale, conformément à l’article 69 de la Constitution qui stipule :

« Devant la Nation et le Peuple Congolais seul détenteur de la souveraineté : MOI (nom de l’élu), Président de la République, je jure solennellement :

« de respecter et de défendre la Constitution et la forme républicaine de l’Etat « (…),

En effet, lui-même n’étant pas au-dessus de la loi et s’exposant, dans sa démarche, au parjure et à la haute trahison vis-à-vis du peuple congolais,

Nous, Forces politiques et sociales engagées résolument dans le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique en 2016, lançons, à compter de ce jour 06 octobre 2015, à tous les Congolaises et Congolais épris de liberté et d’espoir en la démocratie, un appel à se tenir prêts, sans peur de qui que ce soit ou de quoi que ce soit, pour déclencher le processus de la désobéissance civile et de braver, en qualité de détenteurs du pouvoir souverain, les forces du mal qui dressent devant nous le spectre épouvantable de la gouvernance par la terreur et l’arrogance, méthodes staliniennes d’un autre âge, rejetés et décriés lors de l’Historique Conférence Nationale Souveraine de 1991.

Peuple congolais, n’acceptons pas ce retour en arrière. Le monstre est connu. Avec votre main puissante, neutralisons-le et mettons-le hors d’état de nuire comme ce fut le cas en août 1963.

Faut-il le rappeler, tout changement de Constitution induit son abrogation. Et l’abrogation de la Constitution induit sans appel la déchéance de toutes institutions qui lui sont attenantes. Visiblement, le Président de la République et son gouvernement conduisent notre pays dans une impasse.

En violant ainsi notre Constitution de manière éhontée, le Président de la République devrait en tirer les conséquences et mettre fin à ses fonctions.

Nous prenons à témoin la Communauté internationale de constater le désordre qui s’installe en République du Congo.

Vive la démocratie,

Vive la liberté,

Vive le Congo.

Fait à Brazzaville, le 06 octobre 2015

Les Plateformes IDC/FROCAD
Lu 1191 fois


Vos commentaires:

1.Posté par celmond koumba le 09/10/2015 10:23 | Alerter
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Il ne suffit pas de tenir des discours à longueur des journées maintenant, le peuple souhaite que tous les discours tenus par l'opposition puissent se concrétisés.Le temps n'est plus aux théories philosophiques mais il appartient maintenant aux théories mathématiques.Sachez que tout le monde appréciera le combat que vous êtes en train de mener pour la démocratie et aussi pour ce pays qui est sous le joug de l’oppression clanique et sectorielle.

2.Posté par je dis que l''''heure n''''est pas grave.a violeur violeur et demi le 09/10/2015 19:01 | Alerter
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vous avez vraiment besoin de constitution pour acceder ou revenir au pouvoir?battez campagne sillonez tout le congo tout en sachant que l'upads avait dirige le congo et ne voulait plus quitter le pouvoir.vous naviez jamais voulu organiser les elections presidentielles en juillet 1997.vrai ou faux?mr pascal lissouba avait derechef dissout le parlement.cetait le debut de sa ruine politique.il avait fait bombarder a larme lourde bacongo .ce qui etait une atteinte grave aux droits humains.il merite la cpi pascal.entre nous vous aviez viole une jeune fille.un autre violeur arrive et vous demandez au violeur de l'epouser legalement.c'est de la folie ca. le char de bacongo est tjs la bas. collez la paix a sassou ng.genez vous quand meme messieurs et mesdames de l'upads."na 97 bet ke kouden democratie" voici les resultats.si vous aviez bien dirige le pays on en serait pas la. alors de grace fichez le camp du congo.CE N'EST PAS A L'UPADS DE DEMANDER A SASSOU NG DE RESPECTER LA CONSTITUTION.CELLE DU 15 MARS 1992 AVAIT ETE VIOLEE PAR L'UPADS LAISSEZ SASSOU VIOLER CELLE DU 20 JAN 2002

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