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Cinéma : Amog Lemra signe sa quatrième fiction intitulée « Entre le marteau et l'enclume »


Par Brazzaville-Adiac.com | Vendredi 28 Septembre 2012 | Lu 540 fois | 0 Commentaire



Apres avoir tourné ses trois premiers films à l'étranger, le réalisateur-producteur congolais vient de réaliser, à Brazzaville, son nouveau film avec la participation d'acteurs congolais

« Entre le marteau et l'enclume » ne fait pas exception des thèmes souvent abordés par Amog Lemra. Le réalisateur y évoque l'abus de pouvoir de certains chefs d'entreprise par rapport au rang qu'ils occupent pour harceler les femmes et les mettre au pied du mur. Il raconte aussi l'histoire d'une femme qui aime son mari pour le bien de son foyer et qui, en même temps, adore Dieu et ne sait donc pas où se positionner entre ce que lui dit son mari et ce que lui dit le pasteur.

« Je suis arrivé un mois avant le tournage pour connaître le terrain. Il fallait que je rencontre des gens car les mentalités sont très codifiées selon les endroits où l'on vit. Je voulais m'imprégner de l'environnement dans lequel j'allais tourner afin d'en cerner les codes », explique Amog Lemra.

« Le film a entièrement été fait à Brazzaville dans plusieurs endroits, notamment dans des hôtels, au centre-ville, à Moukondo. On a été agréablement surpris par l'autorisation qui nous a été faite de filmer une séquence au Beach. Il s'avère que ce lieu est très stratégique et il n'est pas souvent permis de tourner une fiction à cet endroit. Cela a été ma plus grande joie de voir que des gens ont encore la fibre culturelle », s'est-il réjoui.

Le montage de « Entre le marteau et l'enclume » a déjà débuté à Brazzaville. « J'ai commencé le montage il y a quatre jours car je souhaite que ce produit soit authentiquement congolais. Même dans le langage vous trouverez des tics congolais, un peu de lingala, kituba, bembé lari. J'ai demandé aux comédiens de faire vivre leur côté naturel, j'avais besoin de cette authenticité », a-t-il souligné. Après le montage, qui prendra fin le 10 octobre, suivront les étapes de l'étalonnage et du mixage qui se feront en France. Le film sera fini pour le mois de février.

« Je salue par la même occasion le général Dabira qui pour la première fois lorsque je l'ai rencontré dans les couloirs de la DRTV, m'a affirmé qu'ils m'apporteront leur soutien quand je voudrai faire quelque chose dans mon pays. Après trois ans de démarches, ils m'ont motivé lorsque j'ai failli arrêter le tournage pour cause de tracasseries administratives et tourner le film à Ouagadougou. Ils m'ont encouragé à continuer le projet et m'ont donné gracieusement le matériel de tournage par l'intermédiaire d'une chaine de télévision privée. Je suis fier de cette boîte qui encourage à hauteur de ses possibilités, tous ceux qui veulent faire des choses dans ce pays », a conclu le cinéaste.

Amog Lemra est auteur et réalisateur de La tombe d'un rêve, sélectionné en 2009 au festival panafricain du film de Ouagadougou et nominé au festival « Écrans noirs » de Yaoundé ; Qui perd gagne et Identité malsaine, sélectionné au festival du film de Ouidah.

Désirée Hermione Ngoma
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