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Cinéma : la deuxième édition du Festival du film Afro-américain s’ouvre à Brazzaville


Par Adiac-congo.com | Vendredi 21 Février 2014 | Lu 770 fois | 0 Commentaire

Stephanie Sullivan, nouvelle ambassadrice des États-Unis d’Amérique au Congo, a patronné la cérémonie d’ouverture de ce festival, le 19 février, à l’Institut français du Congo (IFC)



L’ambassadrice des États-Unis au Congo prononçant son discours
L’ambassadrice des États-Unis au Congo prononçant son discours
L’organisation de cette deuxième édition du Festival du film Afro-américain qui s’inscrit dans le cadre de la célébration du mois de l’histoire Afro-américaine, intervient après la première édition qui s’était tenue avec succès en 2013. C’est la raison pour laquelle, Philippe Righini, chargé d’affaires à l’ambassade de France, a rappelé à l’auditoire qu’il y a un peu plus d’un an, l’ambassadeur des États-Unis au Congo avait saisi l’ambassade de France pour s’associer à eux en vue de la projection des films liés au festival du film Afro-américain. Une demande qui avait connu un avis favorable car, pour l’ambassade de France, disposer d’un espace comme l’IFC permet à leur pays de diffuser la culture française, ainsi que la culture congolaise, mais leur permet également de diffuser la culture des pays amis. Tel est le cas avec le Festival du film Afro-américain.

Ainsi, devant le succès de la première édition du Festival du film Afro-américain, l’ambassade des États-Unis d’Amérique a souhaité renouveler cette opération toujours avec la participation de l’ambassade de France par le biais de l’IFC. Cette deuxième édition est assortie de films biographiques.

Ouvrant le Festival du film Afro-américain, l’ambassadrice des États-Unis au Congo, Stephanie Sullivan, s’est appuyée sur le discours du président Barack Obama sur l’État de la nation cette année, lorsqu’il dit : « Notre liberté, notre démocratie, n’ont jamais été chose aisée. Nous trébuchons parfois ; nous commettons des erreurs ; nous nous sentons contrariés ou découragés. Mais depuis plus de deux cents ans, nous mettons tout cela de côté et serrons les rangs pour faire tourner la roue du progrès. »

Puis elle a ajouté que prendre la parole ce jour, ne relève pas seulement d’un devoir en tant que chef de mission à l’ambassade des États-Unis d’Amérique au Congo, mais c'est aussi un grand honneur comme représentante personnelle du premier président noir des États-Unis d’Amérique, Barack Obama. L’élection du premier président noir, dit-elle, continue à conférer un sens particulier au mois de l’histoire Afro-américaine. Cette année est particulière car elle marque le cinquantième anniversaire de l’adoption de la loi historique sur les droits civiques. En effet, l’histoire Afro-américaine, qui fait partie de l’histoire entière des États-Unis, a conduit ce pays vers une société plus égalitaire, plus humaine, et plus juste.

Un peu d’histoire sur la semaine Afro-américaine

L’histoire de la semaine Afro-américaine remonte à 1926 lorsque Carter Woodson, un historien renommé, institue « La semaine de l’histoire des Afro-américains ». Il avait choisi la deuxième semaine de février afin que cette semaine coïncide avec les anniversaires d’Abraham Lincoln et de Frederick Douglass.

C’est finalement en 1976, année du bicentenaire du pays que le président Gerald Ford, a décidé d’étendre cette semaine à un mois. Il avait profité de cette occasion, pour exhorter les Américains à rendre hommage aux réalisations des Américains de race noire dans tous les domaines, qui sont trop souvent ignorés. C’est pourquoi, à travers cette deuxième édition, l’ambassade des États-Unis d’Amérique au Congo a fait de ses mots un idéal commun à eux tous.

Ainsi donc, grâce aux efforts fournis par les Américains courageux tels que le révérend docteur Martin Luther King Jr et Madame Rosa Parks, les États-Unis sont plus qu’unis. Le monde les regarde comme un exemple de progrès qui se traduit par la recherche de l’égalité et de la justice pour tous sans distinction de couleur de peau. D’ailleurs, par leur détermination, beaucoup d’Afro-Américains se distinguent dans cette société encore aujourd’hui. C’est le cas de madame Ruth Simmons, qui, en 2001, est devenue le premier président Afro-américain d’une université réputée de haut niveau. Elle est aussi la première femme présidente de l’université de Brown, où elle est restée jusqu’à sa retraite. L’actuelle ambassadrice des États-Unis au Congo, ancienne étudiante de cette université, s’est beaucoup inspirée d’elle. Et ici au Congo, madame Robin Sanders a été la première femme-ambassadrice américaine accréditée dans ce pays. C’est elle qui a lancé les travaux de la nouvelle ambassade des USA au Congo en 2007. L’ambassadrice Sanders, Afro-américaine, représente la diversité et l’inclusion des Etats-Unis d’Amérique.

La diplomate américaine a précisé que la célébration du mois de l’histoire Afro-américaine ne se limitera pas au simple rappel de l’histoire sur des violations des droits civiques. Au-delà, ils reconnaissent le courage des Afro-américains à se distinguer comme peuple, et celui des Etats-Unis à s’affirmer comme une nation diverse en constante amélioration. « C’est ainsi que chaque année en février, le mois de l’histoire Afro-américaine met en évidence les luttes et les triomphes des millions d’Américains face à de terribles obstacles- à savoir l’esclavage, la privation des droits civiques, la discrimination- et leurs contributions malgré ces défis, à la construction des États-Unis d’Amérique », a déclaré Stephanie Sullivan.

Une programmation exceptionnelle consacrée cette année aux films biographiques

La première soirée a été consacrée au film « Lincoln ». À travers cette projection, l’auditoire a mieux compris la lutte du président Lincoln pour mettre fin à l’esclavage. Par ailleurs, au cours des prochains jours, le public connaîtra mieux les États-Unis et le peuple Afro-américain à travers des films montrant des exemples de leur triomphe. C’est le cas du joueur de baseball qui intégra le sport professionnel, Jakie Robinson, ou du champion du monde de boxe, Mohamed Ali. D'autres histoires sont moins connues, comme celle d’une fille qui gagna un concours d’orthographe face aux défis énormes qui se présentaient à elle, et celle d’un homme qui servait loyalement son pays quoique celui-ci pensait qu’il n’était pas égal aux autres.

Dates de projection : « L’histoire de Jackie Robinson », le jeudi 20 février ; « Mohamed Ali », le vendredi 21 février ; « Akeelah and the Bee », et « Le Majordome » (The Butler), le samedi 22 février, date de la clôture du festival.

Bruno Okokana
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