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Cinquante-deux ans après, le sport congolais se cherche toujours


Par Brazzaville-adiac.com | Dimanche 12 Août 2012 | Lu 709 fois | 0 Commentaire



Brel Bresson Lefoumbou Ngoma, champion du monde de boxe UBO
Brel Bresson Lefoumbou Ngoma, champion du monde de boxe UBO
Le Congo, qui s'apprête à fêter ses 52 ans d'indépendance, a toujours été unpays référence en matière de sports. Hélas, depuis près de deux décennies, le sport congolais ne brille plus sur le plan continental et encore moins sur le plan international dans les disciplines individuelles comme dans les collectives.En dépit de victoires éphémères ici et là, le sport congolais bat de l'aile et affiche un profil bas lors des différentes compétitions

Jusqu'à l'orée des années 1990, le hand-ball congolais était considéré comme le meilleur du continent tant il collectionnait les trophées en hommes et en dames avec le Diables rouges dames, quadruple champion d'Afrique des nations, l'Étoile du Congo dames, InterClub hand-ball hommes, etc. Une discipline qui donnait encore satisfaction après les déboires répétés des footballeurs, les désillusions accumulées des basketteurs, volleyeurs...

Dans ce tableau peu reluisant, quelques sports individuels parvenaient à sortir la tête de l'eau. L'athlétisme, après la vague triomphante des années 1970 et l'époque dorée du relais 4x100-mètres avec les fameux « Migs » de Brazzaville, et à un degré moindre le tennis avec les frères Bemba en hommes et les sœurs Likibi en dames,sans oublier les karatékas, plusieurs fois médaillés dans les compétitions internationales.

Aujourd'hui, le sport congolais ne cesse de pleurer son âge doré. Le football accumule des contre-performances (les récentes victoires éclair ne sont que l'arbre qui cache la forêt). Le hand-ball n'en finit pas de décevoir, comme les autres sports collectifs qui jadis étaient porteurs de médailles. Dans cet océan de misère, les sports individuels tentent tant soit peu de redorer le blason terni du sport congolais.

Le tennis de table retrouve des couleurs et se hisse au diapason des meilleurs du continent à chaque compétition. Les arts martiaux se distinguent, mais malheureusement par intermittence. La plus grande satisfaction de ces dernières années est le titre de champion du monde de boxe UBO glané par Bresson Brel Lefoumbou Ngoma le 28 avril dernier à Hongkong, en Asie, devant un adversaire thaïlandais. Un exploit qui confirme que le sportif congolais mis dans des conditions optimales d'entraînement peut être redoutable.

Pourquoi le sport congolais bat-il de l'aile ?

En dépit du talent certain des athlètes, le sport congolais a toujours gardé des méthodes empiriques de gestion et d'organisation. La politique de détection et de formation des jeunes talents est quasiment inexistante. Les Jeux de l'Onssu essaient de combler malgré tout ce manquement. Les écoles de sport ou centres d'apprentissage en sports font cruellement défaut dans la plupart des départementsdu pays. Le manque d'infrastructures et d'installations adéquates se pose avec acuité. Les gymnases, palais des sports, terrains aux normes olympiques, vélodromes... se font attendre.

Les clubs toutes disciplines confondues n'ont pour la plupart pas de siège social, nide terrain d'entraînement. Ils squattent les espaces libres laissés par la municipalité où les terrains et cours de certains établissements scolaires. Ce sont des associations sportives sans existence légale fonctionnant sans budget, sans politique de marketing et de communication. Ils n'ont aucune stratégie de sponsoring. La mutation des clubs en véritables sociétés anonymes à objet sportif s'impose, avec les exigences qui vont avec, comme la construction d'un siège social, l'adoption d'un budget de fonctionnement, la mise en place d'un personnel administratif et technique au service du club et les activités annexes génératrices de revenus comme la vente des produits du club, les abonnements, gadgets, etc.

Le ministère des Sports et de l'éducation physique, qui a initié à partir de cette annéela politique de signature des contrats d'objectifs avec les différentes fédérations nationales peut tirer profit de la réorganisation du sport national sur le modèle international, mais avec des accommodations locales.

Cinquante-deux ans après, le Congo a besoin de la refondation de son sport pour voir éclore de nouveaux talents, espoirs de demain.

Hervé-Brice Mampouya
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