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Congo-Brazzaville : incursion de militaires angolais en territoire congolais


Par Rfi.fr | Jeudi 17 Octobre 2013 | Lu 1503 fois | 1 Commentaire



La police angolaise monte la garde devant le village olympique où est logée l'équipe du Togo, à Cabinda, le 9 janvier 2010. Reuters / Amr Abdallah Dalsh
Pour la première fois, sans y être invités, des militaires angolais conduisent une opération au Congo-Brazzaville. Ce mercredi 16 octobre, on s’interroge sur les raisons qui ont poussé l’armée angolaise à mener cette action. Les soldats pourchassaient-ils des rebelles cabindais qui se seraient repliés en territoire congolais ou s'agit-il d'une simple provocation de Luanda ? Depuis le 14 octobre, ces derniers occupent cinq localités en territoire congolais. A Brazzaville, c’est le mutisme total.

L’affaire a commencé lundi dernier lorsqu’un bataillon de militaires angolais pénètre en territoire congolais, par l’enclave de Cabinda. Les deux pays ont chacun un poste avancé à la frontière. Celui de l’Angola se situe à Mickonge et celui du Congo-Brazzaville à Pangui.

Face à la supériorité militaire déployée par Luanda – on parle d’environ 500 hommes - et face à ce rapport de force, la vingtaine de soldats congolais se replie et rend immédiatement compte à sa hiérarchie, à savoir le commandement de la zone militaire de Dolisie.

Brazzaville est aussitôt informée mais préfère jouer la carte de l'apaisement. Elle envoie sur place un petit détachement militaire en renfort aux soldats sur le terrain et délègue surtout le commandant Christian Loubaki, natif de la région, pour négocier un compromis.

Sur place, la réaction des militaires angolais est surprenante. Ils prennent en otages non seulement le commandant Loubaki et ses 46 hommes mais se déploient avec leurs engins blindés dans les localités de Kimongo, Pangui, Iloupaga, Yanza et Ngandambinda.

Dans l’enclave de Cabinda, Luanda maintient un fort contingent de forces de sécurité dont les effectifs se montent à environ 4 000 hommes pour une population d'à peine 40 000 personnes, soit un soldat pour dix civils. Une force qui, d’habitude, est accusée de violations de droits de l’homme par les organisations internationales mais cette incursion en territoire étranger est une première.
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Vos commentaires:

1.Posté par pipo le 17/10/2013 21:49 | Alerter
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mon dieu, pourquoi vouloir regner sur la peur des population On n'est pas si con que ça. L'Angola ne peut pas attaquer l'homme qu'il a aidé à placer au pouvoir. ici incendie, la bas incursion, j'ai l'impression qu'il se trame une situation grave pour justifier ce que j'ignore encore sans doute une parenthèse de la constitution. C'est vraiment méchant.

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