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Congo : "Il n'y a pas d'arrestations politiques", répond Brazzaville à Washington


Par Voaafrique.com | Lundi 11 Avril 2016 | Lu 1368 fois | 4 Commentaires

Le gouvernement de Brazzaville a affirmé vendredi qu'il n'y avait "pas d'arrestations politiques" au Congo, en réponse aux critiques américaines sur la situation dans ce pays depuis la présidentielle du 20 mars ayant permis la réélection de Denis Sassou Nguesso pour cinq ans.



Denis Sassou Nguesso, président réélu au Congo cumule plus de 32 ans au pouvoir
Denis Sassou Nguesso, président réélu au Congo cumule plus de 32 ans au pouvoir
"Il n'y a pas d'arrestation sans qu'il y ait un lien avec la sûreté de l'État. Il n'y a pas d'interpellations politiques", a déclaré à l'AFP le porte-parole du gouvernement congolais, Thierry Moungalla.

"M. Moungalla se trompe copieusement", a rétorqué Charles Zacharie Bowao, coordonnateur de l'IDC-Frocad, la principale plate-forme d'opposition à M. Sassou Nguesso, en citant les noms de quatre proches de candidats à la présidentielle soutenus pas cette coalition détenus pour certains depuis près de quinze jours.

"Les délais de la garde à vue sont largement dépassés", a ajouté M. Bowao à propos de Jean Ngouabi (arrêté le 24 mars), Anatole Limbongo Ngoka (arrêté le 27 mars), le colonel (en retraite) Marcel Mpika (arrêté le 31 mars), trois soutiens du général Jean-Marie Michel Mokoko (arrivé troisième à la présidentielle avec moins de 14% des suffrages), et de Mme Gaumelle Yirika, cadre du parti d'un autre candidat d'opposition, André Okombi Salissa. Selon ses proches, cette femme enceinte de 4 mois est détenue depuis le 31 mars pour délit d'opinion.

Le département d'État américain a déclaré jeudi que les États-Unis étaient "profondément déçus par le processus électoral présidentiel biaisé en République du Congo".

Pour Washington, "en plus de nombreuses irrégularités, une vague d'arrestations de sympathisants de l'opposition après les élections a entaché un vote au déroulement par ailleurs paisible".

Vendredi soir, M. Okombi Salissa a déclaré à l'AFP qu'il était "embastillé" à domicile par la police cernant sa résidence à Brazzaville "depuis dimanche". Selon un de ses proches, le général Mokoko était dans une situation identique.

Disant avoir du mal à donner un chiffre précis compte tenu des difficultés à communiquer à travers le pays, M. Bowao a estimé qu'"une quarantaine à une cinquantaine" de sympathisants ou de cadres de mouvements d'opposition avaient été arrêtés "sur l'ensemble du territoire national" depuis la présidentielle.

"Le gouvernement du Congo a pris acte de la déclaration de Washington. Nous notons que les États-Unis se disent déçus de l'élection. Mais il me paraît difficile de comprendre comment les gens qui n'ont pas observé peuvent juger de la crédibilité du processus", a déclaré M. Moungalla.

"Personne n'a remis en cause l'intégrité de ce processus", a assuré le porte-parole congolais, alors que les cinq candidats à la présidentielle soutenus par l'IDC-Frocad ont qualifié de "forfaiture" les résultats officiels - validés lundi par la Cour constitutionnelle - et donnant M. Sassou Nguesso vainqueur dès le premier tour avec plus de 60% des voix.

Avec AFP
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Vos commentaires:

1.Posté par isidore aya de makoua le 11/04/2016 16:21 | Alerter
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Ses nevrosés qui nous gouvernent ont + de 65 ans et ne savent pas la new culture numérique https://www.youtube.com/watch?v=ptgyCtxdrDo&nohtml5=False

2.Posté par isidore aya de makoua le 11/04/2016 18:03 | Alerter
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Nous disons -NON- à la cérémonie d''investiture hors-la loi du sous préfet de la France au Congo! http://congo-objectif2050.over-blog.com/2016/04/nous-disons-non-a-la-ceremonie-d-investiture-hors-la-loi-du-sous-prefet-de-la-france-au-congo-brazzaville.html

3.Posté par SASSOUFIT,DEGAGE le 11/04/2016 18:31 | Alerter
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///ALERTE///ALERTE///ALERTE///ALERTE///ALERTE///ALERTE///


Les corps de nos compatriotes massacrés dans le Pool jetés dans le fleuve DJOUE

4.Posté par Henriette le 12/04/2016 14:08 | Alerter
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Mes chères sœurs et mes chers frères, je suis vendeuse au marché de Poto-Poto, mais bardée de diplôme, même étant originaire du Nord.


Le problème du Congo, c'est Sassou et ses partisans, du Nord au Sud, qui veulent confisquer notre jeune démocratie au profit de leurs intérêts égoïstes pour instaurer officiellement une démocratie oligarchique, pire que le monopartisme, ce sera une Congocratie ou la démocratie à la congolaise.

Pour le peuple congolais en général, et en particulier le peuple du Pool qui subit le martyr, pour nos votes volés, et pour l'avenir de nos enfants, nous devons répondre massivement à l'appel émouvant et judicieux de notre très chère Claudine Munari, qui fait honneur à toutes les femmes du monde.


Rendez-vous vendredi 15 avril 2016 à 14h au Boulevard Alfred Raoul !


Vive la liberté !... Vive le Congo un, uni et indivisible !

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