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Congo : l'opposition dénonce un coup d'État constitutionnel


Par Romandie.com | Samedi 18 Juillet 2015 | Lu 641 fois | 0 Commentaire

Un dirigeant de l'opposition congolaise a dénoncé vendredi comme un coup d'État constitutionnel les conclusions tout juste rendues publiques du dialogue national prônant un changement de constitution qui permettrait au président Denis Sassou Nguesso de se représenter en 2016.



Clément Mierassa
Clément Mierassa
Ce qui vient de se passer [...], c'est la concrétisation du coup d'État constitutionnel décidé par le président Sassou Nguesso, a déclaré à l'AFP Clément Miérassa, dirigeant d'un parti politique membre du Front républicain pour le respect de l'ordre constitutionnel et l'alternance démocratique (Frocad), au nom de cette coalition d'opposition.

Nous sommes préoccupés parce que le président Sassou Nguesso a choisi de mettre le pays dans une situation de chaos. C'est une situation inacceptable, a ajouté M. Miérassa, président du Parti social démocrate congolais (PSDC).

Notre responsabilité est d'oeuvrer par des voies pacifiques et démocratiques pour arrêter ce coup d'État, a-t-il encore dit.

A l'issue de cinq jours de discussions à Sibiti (250 km à l'ouest de Brazzaville), les quelques centaines de délégués ayant participé au dialogue national sur l'avenir des institutions se sont prononcés en faveur d'un changement de constitution.

A cet effet, les réformes à engager porteront selon eux sur la fixation de l'âge pour être éligible à l'élection présidentielle à 30 ans minimum et la fixation de la durée du mandat présidentiel à cinq ans renouvelable.

Adoptée en 2002, la Constitution de la République du Congo stipule que nul ne peut être candidat à la fonction suprême s'il a plus de 70 ans et limite à deux le nombre de mandats que peut assurer le président du pays.

Âgé de 72 ans, M. Sassou cumule plus de trente ans à la tête du pays. Il a dirigé le Congo à l'époque du parti unique, de 1979 jusqu'aux élections pluralistes de 1992, qu'il a perdues.

Revenu au pouvoir en 1997 à l'issue d'une violente guerre civile, il a été élu président en 2002 et réélu en 2009.
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