Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Congrès constitutif de l’U.f.pa : Louise Mampembé à la tête de l’organisation des femmes de l’U.pa.d.s


Par La Semaine africaine | Vendredi 10 Juillet 2015 | Lu 310 fois | 0 Commentaire

Dans le cadre de la relance de la vie de leur organisation, les femmes de l’U.pa.d.s (Union panafricaine pour la démocratie sociale) ont tenu, du 3 au 5 juillet 2015, au palais des congrès, à Brazzaville, leur congrès constitutif sous le thème: «Femmes au sein de l’U.pa.d.s, unies et solidaires, mobilisons-nous pour pérenniser les idéaux du professeur Pascal Lissouba: le panafricanisme et la démocratie».



Mme Louise Mampembé.
Mme Louise Mampembé.
Ouverts par Pascal Tsaty-Mabiala, premier secrétaire de cette formation politique située à l’opposition, les travaux de ce congrès constitutif ont regroupé 436 femmes venues des départements du pays. A l’issue de ce congrès constitutif, un bureau exécutif national de 19 membres dirigé par Mme Louise Mampembé a été mis en place. De même, le congrès a élu les 223 membres du conseil national de l’U.f.pa (Union des femmes panafricanistes) et les 5 membres du bureau exécutif de la commission nationale de contrôle et d’évaluation dirigée par Mme Brigitte Koueyi.

A l’ouverture du congrès constitutif de l’organisation des femmes de l’U.pa.d.s, on a noté la présence des représentants des partis alliés comme Bonaventure Mbaya, président de la Convergence citoyenne; André Kamba, secrétaire général du Must; Albert Makita Mbama du Mouvement citoyen; Paul-Marie Mpouelé, coordonnateur national du Frocad, les représentantes des partis tels que l’U.p, le R.j.p, l’A.r.c, le R.f.d, le C.r.d, l’U.d.r-Mwinda, l’U.c.d.d et du S.d.f du Cameroun, etc. Les membres de la commission nationale de contrôle et d’évaluation, du comité d’honneur et du secrétariat national de l’U.pa.d.s étaient là.
L’animation était assurée par des orchestres tradi-modernes et traditionnels lançant des slogans du genre: «U.pa.d.s tiya, yoka bahou», «U.pa.d.s ya ba colère vé». Sur des banderoles installées dans la salle archicomble, on pouvait lire: «Les femmes de l’U.pa.d.s disent non au dialogue non préparé par tous».
Après l’entrée de l’effigie du fondateur de leur parti Pascal Lissouba, Mme Marie Victorine Ngoma Bilala a, dans son mot de bienvenue, estimé qu’en tant que femmes, l’occasion leur est offerte de s’affirmer dans l’avenir du pays et de leur parti. «Nous devons nous approprier de ce congrès, non pas comme une simple retrouvaille politique, mais comme un moyen de tracer à la fois notre avenir et notre devenir», a-t-elle dit.
Très ovationné, Pascal Tsaty-Mabiala, ouvrant les travaux de ce congrès, a remercié les femmes pour avoir abandonné leurs départements, villages, champs, tables de petits commerces ou autres occupations professionnelles pour répondre à l’appel du parti. Plus qu’une adresse aux femmes, il s’est d’abord attaqué aux détracteurs de son parti. «Tous les malheurs des Congolais, d’hier, d’aujourd’hui et peut-être de demain sont curieusement attribués à l’U.pa.d.s. Mais ne dit-on pas que si l’on ne parle pas de vous, c’est que vous n’existez pas? Et aussi, que l’on ne jette des pierres que sur un arbre qui porte des fruits?». «Honte aux oiseaux de mauvaise augure, à ceux qui avaient fait le pari de l’effondrement de notre parti, de sa mort et qui persévèrent dans les attaques de bas étages, les lâches complots, les campagnes mensongères d’intoxication contre l’U.pa.d.s, son président fondateur et ses dirigeants», a-t-il poursuivi. Puis, il a exhorté les femmes à rester debout, pour ne pas mourir à genoux et ne pas céder aux provocations, aux intimidations et menaces: «Vous feriez ainsi échec à la violence qui jalonne douloureusement l’histoire de notre pays». «En tant que femmes, il vous faut après ce congrès vous prémunir contre la démobilisation, le défaitisme et la résignation. Et toute notre quête tend à assurer la pérennité des valeurs de courage et de détermination», a souligné Pascal Tsaty-Mabiala qui a, en outre, appelé au rassemblement et à l’union de toutes les femmes de notre pays, pour constituer un front plus large que le Frocad, afin d’arrêter, selon lui, «les dérives dictatoriales et népotismes en cours dans le pays».
Signalons que le congrès constitutif de l’organisation des femmes de l’U.pa.d.s s’est achevé dimanche 5 juillet, par la mise en place des instances de la nouvelle organisation féminine de l’U.pa.d.s, dont la devise est: «Le progrès est dans l’action». En outre, il a adopté comme emblème: deux femmes tenant au milieu d’elles la carte de l’Afrique ayant au centre, les trois palmiers, sur fond blanc. Elles ont aussi adopté les documents de leur organisation politique, à savoir: les orientations politiques, les statuts et les grands axes de leur programme de travail.
Trois motions ont été également adoptées. Celle de gratitude et fidélité au président fondateur de l’U.pa.d.s; de loyauté et de soutien au premier secrétaire de l’U.pa.d.s et de félicitation à la secrétaire nationale chargée de la mobilisation et de la promotion de la femme du parti.
Pendant les travaux, les congressistes ont suivi les messages des délégations au congrès. De ces messages, le point saillant est le non au changement de la constitution du 20 janvier 2002 pour maintenir, selon elles, la paix et favoriser l’alternance démocratique en 2016.
S’adressant aux heureuses élues, Pascal Tsaty-Mabiala a fait savoir qu’une grande responsabilité tombe sur leurs épaules. «Dans la détermination, la lucidité et le discernement, elles saurez-vous mettre à l’écoute et à la tête du combat des femmes de l’U.pa.d.s. Il vous revient maintenant la lourde et difficile tâche de tisser votre toile partout, d’affronter au quotidien les obstacles du combat politique et de relayer le discours de l’U.pa.d.s rue après rue, quartier par après quartier», a déclaré le premier secrétaire.
La liberté n’ayant pas de prix, il leur a demandé d’affranchir des blocages psychologiques et des «intimidations du pouvoir P.c.t pour redonner de l’esprit à toutes ces femmes».

Cyr Armel
YABBAT-NGO
Lu 310 fois


Nouveau commentaire :

Publions des commentaires constructifs pour avancer

Politique