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Coup dur pour les artistes en RDC : Des détournements de fonds à la SONECA


Par | Jeudi 13 Octobre 2011 | Lu 411 fois | 0 Commentaire



Fally IPUPA
Fally IPUPA
Voilà seulement que quelques mois après l'installation du comité de suivi de l'ex-SONECA l'on crie déjà au scandale financier. D'après nos sources, une somme de plus de 58.000 euros a été détournée.

La nouvelle Société Congolaise des droits d'auteur a du mal à fonctionner normalement. Son comité de gestion n'est pas encore installé. Au comité de suivi de la défunte SONECA s'offre un spectacle déshonorant. L'on signale des détournements des fonds dans ce comité. Selon nos sources, une bagatelle somme d'argent provenant de la société française destinée aux artistes aurait disparu.

La Société Nationale des Editeurs, Compositeurs et Auteurs n'existe plus. Elle a déjà cédé sa place à une nouvelle structure de gestion des droits d'auteur dénommée: SOCODA (Société Congolaise des Droits d'Auteurs et des droits voisins). Cependant, le vrai travail de la liquidation de la SONECA n'étant pas achevé puisque certaines entreprises doivent encore de l'argent à cette défunte structure, ses sociétaires avaient décidé la mise en place d'un comité de suivi.

Ce comité de suivi de l'ex-SONECA avait comme mission de récupérer de l'argent encore détenu auprès des sociétés brassicoles, de télécommunications, hôtels, bars, télévisions, radios et autres. Cette structure devrait donc travailler avec le bureau de liquidation de la défunte SONECA pour que ce comité puisse bien recouvrir les créances de l'ancienne Société des droits d'auteurs congolais.

Voilà seulement que quelques mois après l'installation de ce comité de suivi, l'on crie déjà au scandale financier. D'après nos sources, une somme de plus de 8000 euros a été détournée. Cet argent, notent-elles, proviendrait de la Société Française des droits d'auteur(SACEM). La somme aurait été destinée aux ayants-droits et aux artistes.

En outre, signalent nos sources, un réseau maffieux serait déjà installé dans la structure de suivi pour récupérer les créances de la défunte SONECA. C'est dans les provinces du pays que s'opère cette tricherie où d'énormes fonds destinés aux artistes sont en train de disparaitre.

D'après nos investigations, les différents comités de gestion ayant comme mission de liquider la SONECA, peu avant l'installation du comité, n'ont pas été à la hauteur de leur tâche. La plupart ont marqué leur présence par une mauvaise gestion. Le dernier détournement avant la liquidation de la SONECA, à en croire une source proche de la défunte commission de gestion des droits d'auteurs congolais a été fort regretté par les artistes. Car une société brassicole de la place aurait versé une somme de 50.000 dollars à la SONECA.

Autre fait qui a marqué la mauvaise gestion de la SONECA, est son déguerpissement de l'endroit où elle louait (dans la commune de Kasa-Vubu), suite à son insolvabilité. Cela faisait plusieurs mois que l'ancienne société congolaise des droits d'auteur ne payait plus son loyer. Elle était contrainte de quitter le lieu alors qu'à partir de ses recouvrements, elle était capable de payer le loyer.

De l'avis des observateurs, la situation qui prévaut à l'ex-SONECA doit interpeller les artistes de toutes disciplines confondues et réveiller leurs consciences. Combien de fois, les artistes sont abandonnés à leur triste sort ? Ils n'arrivent pas à percevoir leurs droits d'auteur et meurent pauvres. Ceux qui ont compris qu'ils doivent survivre se livrent à la mendicité (matolo) ou recourent aux dédicaces (mabanga) pour contourner la difficulté.

A cela s'ajoute la piraterie qui appauvrit de plus en plus les créateurs des œuvres de l'esprit. Ce fléau a pris encore de l'ampleur avec l'avènement des nouvelles technologies de l'information et de la communication. Cette situation qui constitue donc un manque à gagner pour les artistes.

Sans attendre, estiment d'autres observateurs, les artistes doivent s'unir pour une seule cause pour défendre leurs intérêts. A cet effet, «ils peuvent sanctionner l'actuel comité de suivi de l'ex-SONECA, poursuivent-ils, pour le remplacer par un autre».

Outre les artistes, il est souhaitable que les autorités compétentes comme le ministère de la Culture et des Arts puissent prendre leurs responsabilités. Ceci passe par une mesure disciplinaire visant à sanctionner les coupables pour mettre fin à l'impunité afin de permettre aux artistes congolais qui triment de recouvrer leurs droits.

Au delà du problème qui prévaut à l'ex-SONECA, il y a lieu de s'interroger également sur la nouvelle structure de gestion des droits d'auteur et des droits voisins, la SOCODA. Cette société déjà mise en place fonctionne sans une structure de gestion. Et pourtant, le conseil d'administration de la nouvelle structure des droits d'auteur est déjà à pied d'œuvre. Le partenariat promis par la Société belge des droits d'auteur(SABAM) se fait toujours attendre. Le nouveau directeur de la SOCODA devrait provenir de la SABAM. Mais jusque là, la nouvelle société congolaise des droits d'auteur et des droits voisins a de la peine à s'installer réellement.

Diemerci MAYAMBI (Kongotimes)
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