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Création artistique : Quentin Moyascko partage son expérience avec les artistes de Pointe-Noire


Dimanche 13 Novembre 2011 - 01:38


L'artiste musicien Quentin Moyasko.
L'artiste musicien Quentin Moyasko.
En séjour à Pointe-Noire, l'artiste musicien congolais Quentin Moyascko, qui réside actuellement en France, a partagé le 11 novembre avec les artistes de Pointe-Noire ses expériences de création artistique dans le dessein que ces derniers développent leur art. Il avait à ses côtés Léonard Boumbat Hybouangad, directeur départemental des Arts et des Lettres de Pointe-Noire

Cette causerie, qui a réuni des artistes de tous genres, à savoir musiciens, peintres, dramaturges, cinéastes, comédiens, a permis à chacun d'apporter sa pierre à l'édifice pour sauver l'art en général et la musique congolaise en particulier qui, pour des raisons diverses, est en train de perdre ses repères.

D'emblée Quentin Moyascko a fait le constat accablant de l'état de notre musique, plus particulièrement de son genre référence qu'est la rumba, actuellement en perte de vitesse : « La rumba, qui est à la base de création d'autres musiques telles que la salsa, le reggae, le jazz, le zouk, bat de l'aile actuellement sur le marché mondial alors que ses dérivés sont au summum. Une situation paradoxale dont les artistes sont à l'origine puisque bien qu'étant conscients de cela, ils ne veulent pas en parler. Sur la série de spectacles qu'organisent nos artistes à l'étranger, seuls les gens de la diaspora y assistent. Les ressortissants des différents pays occidentaux pour la plupart ne viennent pas à nos spectacles. Dans ces conditions, comment peut-on faire connaître notre musique à l'étranger ? Nos musiciens ne prennent pas la peine de traduire en français la thématique de leurs chansons souvent exécutées en lingala pour permettre à tous de comprendre le message véhiculé, contrairement aux artistes ouest-africains qui traduisent toujours leurs chansons en français. Même dans le tournage de films, on constate que nos artistes accordent plus d'importance à des choses futiles, comme les chaussures ou l'intérieur de leur maison, au lieu de faire la propagande de notre culture à travers les images. »

Tout cela, a-t-il dit, est souvent dû au manque d'information, de communication entre la presse, les créateurs, les sponsors, les pouvoirs publics : « Nous devons mettre en place une structure qui va poser les balises de la revalorisation de notre art. Cette entité culturelle sera composée essentiellement d'artistes et aura pour chevaux de bataille la protection des créations, la recherche de sponsors, la formation des artistes, l'information... »

Dans un échange participatif, les artistes et hommes de culture ont apporté leur contribution à cette initiative de Quentin Moyascko, qui mérite d'être épaulé pour sortir la musique congolaise de l'abîme. La constance des points de vue a tourné non pas à une stigmatisation de telle ou telle structure, de tel ou tel comportement, mais à la conjugaison d'efforts pour que le mal actuel de la musique congolaise soit exorcisé.

Hervé Brice Mampouya

Brazzaville-Adiac
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Vos commentaires:

1.Posté par tombola bouaka le 13/11/2011 18:23 | Alerter
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les initiatives de ce genre sont légion dans notre musique.finies ces époques de théories.faisant preuve se pragmatisme en faisant l'état des lieux, circonscrire les vrais besoins ,élaborer les stratégies et surtout rechercher les financements.seuls les artistes ne pourront absolument rien.
associant tout les sachants dans la mise en oeuvre de ce projet

2.Posté par Mwenzé le 14/11/2011 17:31 | Alerter
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Je constate avec beaucoup de bonheur combien le musicien Quentin Mouyascko rejoint mes points de vue sur l'état des lieux de notre musique,énoncés ici même il y a quelques mois.Mêmes arguments pour lesquels j'ai été conspué,injurié,au point de décider de mettre fin à mes interventions sur ce site.Merci Quentin de confirmer ici que seuls vont aux concerts des Wemba,Koffi et autres fausses stars congolaises que les Congolais,que notre musique est une musique de ghetto,qu'elle ne se porte pas aussi bien que d'aucuns prétendent le faire croire et que les Ouest-Africains sont universellement plus présents et reconnus que nos Koffi,Wemba,Werrason,JB Mpiana,Fally Ipupa,Roga-Roga etc....Enfin me voilà rassuré.Comme quoi il n'est jamais de bon ton de dire la vérité ni d'avoir raison trop tôt.

3.Posté par Bhrel Lammard le 18/11/2011 13:30 | Alerter
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C'est une bonne initiative, vous savez que dans ce pays beaucoup se sont réunis pour mettre sur pieds une entité culturelle mais le leadership dont les congolais ont tellement soif réduit à néant tous ces efforts. Grand Quevin, tu as des idées, organise des ateliers, de formation, des rencontres, tu as des amis à l'extérieur du pays qui évoluent dans le management et autres , ils peuvent transmettre leur savoir au monde culturel congolais.

4.Posté par Bhrel Lammard le 18/11/2011 13:38 | Alerter
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Les artistes se réunissent souvent en structure mais n'ont pas de connaissance sur la gestion culturelle et beaucoup ne savent pas qu'il y a des métiers qui existent autour de la musique. Pour ceux qui ont fait management, communication et marketing, ils ignorent qu'ils peuvent s'orienter sur la musique. Manager un musicien, un peintre, un acteur...... Pour ceux qui ont fait électricité, électronique, maintenance...... ils peuvent s'orienter sur la régis son ou régis lumière. Ce sont des métiers qui accompagne l'art, ils sont d'une grande importance dans le monde artistique, n'attendez pas d'être recruté à la SNE ou SNDE et ....

5.Posté par Mossibet'ké le 18/11/2011 13:53 | Alerter
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Au lieu de mettre en place une entité culturelle qui va regrouper des artistes, commencer plutôt à partager à organiser des ateliers pour sensibiliser les artistes sur leurs droits, sur l'importance du management, sur les contraintes pour être acceptés dans un festival à l'étranger et bien d'autres choses dont les artistes ont besoin pour évoluer.

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