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Dans un concert riche en couleur. Youssoupha clôture la semaine française de Kinshasa


Par L'Avenir | Mardi 3 Juin 2014 | Lu 522 fois | 1 Commentaire

Cette production scénique, vue son impact et son ampleur chez les jeunes branchés, confirme l’ascendant que cet artiste natif de la capitale prend sur ses autres collèges de l’extérieur une fois à Kinshasa.



Youssoupha
Youssoupha
Youssoupha et sa bande « Boma yé Musik » ont électrisé la Halle de la Gombe le vendredi 31 mai dernier dans la soirée, dans le cadre du programme culturel de la semaine française de Kinshasa. Le show récolté fait de ce concert l’un des plus marquants de la carrière de ce musicien.

A 20 heures passées, Youssoupha, « le lyriciste bantou », est monté sur la scène de l’Institut Français de Kinshasa, Halle de la Gombe, sous un tonnerre de bruits des « gesteurs » (surnom de ses fans), qui, pendant ce moment étaient en train de scander « Boma yé, Boma yé… ».

Les tribunes en ébullition. Dès l’entame du premier morceau « Noir désir », un jeune, dépassé par l’émotion, a sauté sur Youssoupha pour l’embrasser. Heureusement pour lui, il n’a attrapé que le pied après une intervention de la sécurité qui a maintenu l’ordre.

Dans le lead, le public a chanté, « Moto moyindo lamuka pe otala, uta bokoko bwa yo ozali kolala, telema otala ndenge moyi ebimi » : (l’homme noir réveilles-toi, et regardes, depuis tes ancêtres, tu es toujours en train de dormir, lèves-toi regarde le soleil qui s’est levé pour toi).

Chanson après chanson, les « gesteurs » de Kinshasa ont prouvé qu’ils ont maitrisé toutes les paroles au bout de langue, « Paris, c’est la province et Kinshasa, c’est la capitale (…) vous m’avez traité de nègre, Monsieur l’agent, vous êtes antillais », a-t-il dit dans « Noir désir ».

L’apparition de son collaborateur S-pi a encore mis du piment dans la sauce. « La foule », « Macadam », « histoire vraie », « Kinshasa boss »,… des titres se sont enchainés sur scène. Et les kinois se sont faits grandement plaisir d’accueillir le fils Tabu, S-pi et Sam (le sénégalais) sur le sol congolais pour un deuxième concert après celui du mois de juin 2013.

« Il y a quelques mois, je suis venu à la Halle de la Gombe, à l’occasion d’un festival des jeunes qui y avait ici et j’ai découvert ce lieu, ça m’a donné envie d’y faire un concert. L’occasion pour laquelle je suis venu voir ce concert là, c’était pour une période pas spécialement positive, mais c’était pour un deuil personnel, mais pour toute la nation.

Une pensée particulière pour le Seigneur Tabu Ley Rochereau. Et lors de mon dernier voyage ici, c’était pour une actualité triste, et aujourd’hui c’est pour une fête avec un public aussi extraordinaire que vous, merci du fond du cœur.

Après le deuil, on revient à ce qu’on sait faire de mieux, justement en hommage à ce grand Monsieur, on va chanter pitié », a tenu à préciser Youssoupha, fils de Tabu Ley.

Après avoir chanté avec le public le titre remixé et réadapté de son père, « Pitié », et versé les larmes, et pour lui mettre la pression, ses fanatiques ont crié, « Youssoupha Papa, Youssoupha papa », l’artiste rappeur congolais de France va ajouter, « On est Congolais.

On est Congolais même si la vie nous a amené loin d’ici, il y en a ceux qui sont dans la diaspora, et d’autres dans les pays africains, aux Etats unis, en Belgique et France, on est Congolais, on porte le Congo dans son cœur jusqu’à la mort.

Il y a des moments de deuil et de joie, de fantaisie, de recueillement, laissez-moi vous dire, vu l’accueil que vous me faites ce soir, je suis fier d’être Congolais », sous les applaudissements frénétiques du public. Et de souligner à tous ses supporteurs qu’il tenait à tout prix à revenir sur la terre de ses ancêtres pour prendre la force, parce que dans quelques semaines, il va sortir peut être l’album le plus important de sa carrière, « Négritude ».

De la partie, la chanteuse Aina est apparue sur le podium dans le morceau, « On se connait ». « Ma Destiné », « les apparences du monde », « scenario »… les Kinois n’ont pas arrêtés de demander des tubes et ils les ont chantés à la limite prêt.
Cette production scénique, vue son impact et son ampleur chez les jeunes branchés, confirme l’ascendant que cet artiste natif de la capitale prend sur ses autres collèges de l’extérieur une fois à Kinshasa.

Onassis Mutombo
(Source: Digitalcongo)
Lu 522 fois


Vos commentaires:

1.Posté par pladi million le 14/02/2016 20:09 (depuis mobile) | Alerter
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il n y a pas un artiste rappeur africain qu est plus que youssoupha chez nous pcq jesuis aussi rappeur

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