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Danse contemporaine : la compagnie Baninga de Delavallet Bidiefono se prépare pour une longue tournée afro-européenne


Par | Jeudi 25 Août 2011 | Lu 907 fois | 0 Commentaire



Une des séquences emblématiques de la pièce Où vers.
Une des séquences emblématiques de la pièce Où vers.
Une équipe soudée se trouve depuis quelques jours en résidence à l'Institut français du Congo à Brazzaville pour finaliser la session de recherche artistique de la nouvelle pièce en création du chorégraphe congolais, Delavallet, intitulée Où vers

« Après le festival d'Avignon où nous nous sommes produits en in, la prochaine tournée sera très importante pour la compagnie Baninga. Nous sommes présentement à pied d'œuvre pour que rien ne soit raté pendant cette tournée qui aura lieu tant en France que dans d'autres pays européens », nous a confié Delavallet.

Cette tournée débutera le 7 septembre 2011 en avant-première à l'Institut français de Kinshasa et le 9 septembre 2011à Brazzaville où la pièce sera présentée à l'Institut français du Congo avant de se produire le 21 septembre au festival Cadences à Arcachon (France). Tandis que le 4 octobre 2011, la compagnie Baninga présentera sa nouvelle création à la Mégisserie-EPCC Vienne-Glane-Saint-Junien.

Les 6 et 7 octobre 2011, la troupe est attendue au Festival international des Francophonies en Limousin-Limoges. La tournée se poursuivra les 11 et 12 octobre 2011 au Lieu unique à Nantes, le18 octobre au théâtre Paul-Éluard à Choisy-le-Roi avant de boucler le calendrier de l'année du 20 au 22 octobre à la Maison des arts et de la culture de Créteil.

Sur l'inspiration de cette nouvelle pièce

Il est établi que c'est au cours du xxe siècle que le monde occidental a vu naître les manifestations concrètes émanant des idées féministes. Les femmes ont ainsi acquis au fil de temps certains droits inaliénables, notamment l'éducation, le travail, la maîtrise de leurs biens, le droit de vote, etc.

Depuis que cet artiste chevronné fréquente l'Europe et grâce à ses échanges avec des créateurs français, Delavallet découvre en Occident un monde ouvert à la libération en faveur de la femme. Celle-ci, par son influence exercée sur la pensée, la politique, l'organisation et l'appréhension des liens sociaux, contribue efficacement à l'édification de la société.

S'expliquant sur l'inspiration du thème, Delavallet pense : « Comme je m'exprime à travers la danse pour participer à l'ouverture de mon pays, à travers la pièce Où vers, je prône l'ouverture pour encourager les rapports entre nous qui sont souvent difficiles dans ce monde plein de contraintes. C'est ainsi que j'ai choisi de parler par exemple du rôle de la femme dans la société congolaise qui doit avancer aux côtés de l'homme pour être en mesure d'assumer les mêmes responsabilités, et sortir enfin des vieux clichés où la femme africaine n'avait que le rôle de rester à la maison. »

Le déclic de la pièce Où vers

Les premières intentions de cette création remontent à février 2010. Avec le soutien de CulturesFrance, devenue depuis quelques mois l'Institut français, opérateur du ministère des Affaires étrangères et européennes pour l'action extérieure de la France, mais aussi du Centre culturel français de Brazzaville, Delavallet s'était rendu à Tunis pour un laboratoire de recherche avec le styliste Salah Barka.

Travaillant autour du tissu et de la matière, Delavallet a finalement été inspiré par le phénomène du port du voile et décidait d'orienter sa prochaine création vers une réflexion sur la situation des femmes dans les sociétés contemporaines, et plus particulièrement sur leurs rapports avec les hommes.

Si en Afrique, comme c'est souvent le cas, les femmes ne pas sont reconnues dans leur liberté tant économique que juridique vis-à-vis des hommes en dépit de ce qu'elles sont un moteur essentiel de l'économie et du développement du continent, Delavallet soutien le combat des femmes.

La production et la diffusion de cette création sont assurées par Le Grand Gardon blanc, Antoine Blesson et Claire Nollez.

Jean Dany Ébouélé (Brazzaville-Adiac)
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