De Genseric Fresnel Tsimba Bongol: Un écrivain émergentDimanche 4 Décembre 2011 - 20:01
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Connu généralement comme journaliste et correspondant de presses de quelques medias à l’instar de Afriquechos magazine, Basango magazine, Afriqueelan magazine, Beijing lensafrik magazine(en anglais svp) sous le nom de Fresnel BONGOL TSIMBA, notre confrère a révélé un autre talent pas de moindre en publiant aux éditions le manuscrit un roman au titre évocateur dénommé "Les larmes du cœur". Invité par nos confrères de Radio Mucodec, Fresnel BONGOL TSIMBA a captivé les auditeurs. Dans le hall de l’institut français du Congo où nous l’avions rencontré entrain de communiquer autour de son roman au milieu des jeunes très enthousiastes, il nous a accordé cette interview à bâton rompu.
Starducongo.com : Bonjour Fresnel, pouvez vous vous présenter à nos lecteurs ? De Genséric Fresnel BONGOL TSIMBA : bonjour à vous tous, je suis journaliste, juriste et écrivain formellement depuis la publication de mon premier roman les larmes du cœur aux éditions le manuscrit. Je crois avoir dit l’essentiel sur moi. Starducongo.com : une question toute simple, comment êtes vous venus à la littérature ? De GS.FBTS : bon, je ne sais pas entre nous deux qui a d’abord aimé l’autre. Tout au moins le mariage entre moi et la littérature est évident. Je suis né dans une famille des grands conteurs et des paroliers à l’instar de mon grand père Dominique Mazaba que nous appelons affectueusement Moubobi. Et du vieux Mpongui Maurice alias makoka mampené. Donc je peux dire que c’est la littérature qui est entrée dans ma vie de façon parcimonieuse, un contact favorisé à n’en point douté par un environnement rustique du village bien sur où prévaut la culture orale. Cet environnement fait des groupuscules juvéniles avec mes frangins et frères, et ayant comme activités principales les pièges aux rats dans la forêt et dans la savane, des jeux de cache-cache, des parties de pêche dans la rivière la louamba, le tout ponctué par les feux au mbongui chaque soir. Je crois que ceci a éveillé en moi la passion littéraire qui sommeillait en moi. Outre cela je dois vous dire que j’aimais lire dès l’enfance tout ce qui tombait entre mes mains. Ce goût de la lecture fut suscité par mon grand Frère ya Félix bien connu sous le nom de Gyddaph qui déjà au lycée, laissait au village après les vacances des livres. Dès l’enfance je me mirai donc dans les aventures de tintin et autres, mais un livre avait attiré mon attention, c’est le les fleurs du mal de Charles Baudelaire. Je le lisais chaque jour sans pourtant que je comprenne grand-chose, mais ma soif de lecture ne pouvait être étanchée que si je lisais Charles Baudelaire. Starducongo.com : on peut donc dire que votre bref passage au village vous a aidé à devenir écrivain ? FBTS : non pas forcement, sinon tout bon villageois serait écrivain. Je peux dire que c’est Dieu qui m’a fait grâce. Je remercie d’ailleurs Dieu pour cela. Je porte en moi cette passion dans le sang certainement, le contact avec ce milieu rustique ne l’a fait que réveiller. Car en voulant dire ce que l’on ressent, on finit forcement par donner du bon fruit un jour… Starducongo.com : les larmes du cœur, c’est votre tout premier roman.il donne envie de penser à l’amour. Avez vous été déçu sur le plan sentimental pour que vous l’écriviez et pourquoi ce titre mythique ? FBTS : (sourire) je commence par le dernier volet de votre question, mythique, lourd ? C’est justement ce qui est intéressant avec ce roman (sourire). Oui, à vu d’œil, on peut penser que ce roman parle d’amour lacto censu. Il parle de l’amour sous un autre angle. En clair, c’est l’histoire de Mougondo et d’essili qui sont les principales héroïnes de ce roman. Mougondo emmenait sa femme pour accoucher, mais ils étaient malheureusement interceptés en mi chemin par les hommes en armes parce que le chef de district était sur le point de passer. Malgré leur intervention et même celles d’autres passagers, ces militaires avaient catégoriquement refusé de les faire passer (...) Mougondo assistait impuissamment les forces vitales quitter sa chère épouse. Devant cette « impossibilité » de porter secours à un être cher, il n’avait que ses larmes pour pleurer et comme c’est un homme, il a pleuré dans son cœur. C’est cela les larmes du cœur( sourire) Starducongo.com : votre roman est très poignant, captivant en même temps. D’ou vous viens cette histoire. C’est un fait vécu ? FBTS : non, je ne l’ai pas vécu personnellement, c’est une histoire qui m’avait été contée par ma grand-mère, mémé Pauline Mouila, Paulette comme on aimait l’appeler affectueusement. Paix à son âme. Un des leurs avait vécu cela personnellement à cause des gardes du corps du chef de canton qui régnait à l’époque. Le reste n’est que fabrication littéraire. J’ai cuisiné pour dire comme le doyen Sony Labou Tansi les mots à ma manière pour en faire cette sauce ; les larmes du cœur. Starducongo.com : quel message voulez vous donner par ce roman ? FBTS : je dis tout de go : aucun. Je ne pense pas qu’on puisse écrire un roman avec pour but de donner des leçons aux gens. J’ai écris, j’ai abordé plusieurs thèmes, c’est vrai comme les critiques l’ont décelé, mais je laisse libre cour à toute analyse, toute critique… Starducongo.com : au cours d’une interview accordée à nos confrères de radio Mucodec, vous avez Parlez de votre grand-mère avec beaucoup d’affection. Quel rôle a-t-elle joué dans votre vie ? FBTS : ma grand-mère a joué un grand rôle dans ma vie, d’ailleurs toutes mes grand-mères m’ont été d’un apport indispensable. La vieille Pauline, la vieille Niangui et autres. Vous savez un homme sans repère est comme un roseau dans la savane. Je n’ai pas la prétention d’être full ou de faire d’elles des dieux, non mais je reconnais que j’ai bénéficié des valeurs positives de ces vaillantes dames. La vieille Pauline par exemple aimait me répéter : quelle que soit la force du vent, il faut toujours garder la tête haute afin de le braver. N’est ce pas une belle leçon de sagesse ? Une exhortation à la persévérance dans la vie? Ces dames là m’ont élevé dans la droiture. La vieille Pauline était d’un caractère exceptionnel, d’une forte aura qui faisait d’elle une femme battante et dynamique. Elle aimait d’ailleurs clamer qu’elle est ce genre des femmes qui ne savent pas comment baisser le regard devant la force du vent. Elles maintiennent haut le regard pour braver le vent et témoigner de son passage. Elle avait la force du regard et était carrée, elle voulait du bien pour toute sa lignée et était pleine d’amour… La vieille Niangui avait un aussi une forte personnalité, une bonne dose d’amour et d’humour. Elle avait une vision élitiste pour ses enfants et ses petits enfants, il n’était pas rare qu’elle te clame un verset biblique pour te bénir… j’ai l’impression franchement qu’elles m’ont forgé et m’ont mis dans un grand boulevard qu’il va falloir exploiter maintenant Starducongo.com : votre roman est plein d’image, et il est très poétique mais un peu fermé aussi… en le parcourant on sent avec beaucoup d’émotion la solitude de Mougondo… Fresnel a-t-il souffert de la solitude ? FBTS :(rire) bien, l’homme est un être solitaire par essence. Il vient au monde seul et repart seul aussi (sourire). Pas du tout, même si je l’avoue de par mon état physique, on peut le penser. J’ai souffert en effet de la polio à l’âge de 3 ans, 4 ans, mal soignée cette maladie ma cloué sur une chaise roulante. Par-dessus tout, j’ai bénéficié et je continue de bénéficier d’ailleurs de l’assistance inestimable de tous mes parents. Dans l’enfance par exemple je me souviens de ma grande sœur ya Maguy qui me donnait chaque fois des laits de beauté. Elle contribuait par là sans nul doute à entretenir la beauté de cette muse qui s’est révélée aujourd’hui. En tout cas Leur regard chaleureux et leur amour m’ont donné la force de croire en la vie, je les remercie tous sans cela j’aurai peut être succombé devant la rudesse de la société (sourire). En tout cas à chaque difficulté, j’avais toujours un répondant et la grand-mère y veillait scrupuleusement. Même aujourd’hui mes parents ne veulent pas me voir être frustré ou être en difficulté. Les images dans le roman ?, c’est le reflet de la société qui n’est pas uniforme et du Congo qui est uni, mais pluriel… Propos recueillis par Sekola Lauryolh SDC, Starducongo.com
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