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Déclaration liminaire de l’U.PA.D.S à l’occasion de la Conférence de presse du Premier Secrétaire, Pascal Tsaty-Mabiala


Par | Mercredi 1 Juillet 2015 | Lu 823 fois | 0 Commentaire



Pascal Tsaty-Mabiala, du Premier Secrétaire de l'UPADS
Pascal Tsaty-Mabiala, du Premier Secrétaire de l'UPADS
Introduction :

En cette fin du premier semestre de l’année 2015 qui précède l’année électorale au Congo et hante déjà les esprits des Congolais, traumatisés par les coups d’Etat et les graves conséquences qui en résultent, la situation politique nationale présente selon l’analyse de l’U.PA.D.S, quatre centres d’intérêts :

- le débat sur le changement ou non de la Constitution, en cours ;
- l’organisation d’un dialogue qui appelle peut être un référendum ;
- la privatisation de l’Etat ;
- le silence du Gouvernement sur les scandales au sommet de l’Etat.

Le rappel des faits sur le débat constitutionnel permet de comprendre la signification des enjeux politiques et la stratégie de conservation de pouvoir qui est mise en place pour contourner la loi fondamentale qui prescrit le nombre limite des mandats du Président de la République.

Les consultations de la classe politique qui seront sans doute suivies d’un pseudo dialogue et certainement d’un référendum, participent de cette volonté affirmée et soutenue par le PCT d’offrir un troisième mandat au Président Denis SASSOU NGUESSO. Et pendant que se déroule ce débat, la famille présidentielle s’arroge des attributions de l’Etat en s’y substituant, le silence observé par l’Etat sur les actes de détournement des deniers publics ou sur les actes criminels touchant à la santé des Congolais, confirme le soupçon de complicité au plus haut sommet de l’Etat.

Engagée dans le combat combien difficile mais noble de construction d’un Etat véritablement démocratique, désethnicisé et dont la réussite est assurée par le seul mérite, l’U.PA.D.S donne ici son point de vue sur l’ensemble des questions en débat dans le pays.

I/ Du débat sur la Constitution de 2002 et des enjeux politiques

Dans son livre «Parler vrai pour l’Afrique » et répondant à une question d’un interlocuteur, le Président Denis SASSOU NGUESSO déclarait : « Moi-même d’ailleurs, à soixante-six, soixante-sept ans, je commence à envisager la sortie, parce que notre Constitution stipule que, à plus de soixante-dix ans, on ne peut plus être candidat à la présidentielle

Alors qu’il a, à deux reprises, prêté devant la Nation et la communauté internationale le serment de « défendre et protéger la Constitution » du 20 janvier 2002, le Président de la République, dans le journal Jeune Afrique n° 2463 du 23 au 29 mars 2008, page 27, déclare ce qui suit, à la grande stupéfaction de tous : « le véritable exercice démocratique exclut la limitation des mandats présidentiels, pourvu que les élections soient libres et transparentes. Le peuple est en droit de conserver au pouvoir un dirigeant aussi longtemps qu’il le juge bon et utile pour le pays ». Comme on le constate, le Président de la République par cette déclaration, venait de renier son serment d’août 2002 et 2009, celui de « respecter et défendre la Constitution et la forme républicaine de l’Etat…). Le Président de la République venait d’ouvrir le chemin vers le « changement de la Constitution », aujourd’hui clamé par tous ceux qu’il a chargés de relayer son discours.

Le premier relai fut Impfondo, dans le département de la LIKOUALA, au cours d’une rencontre plutôt militante que citoyenne le 07 mars 2014. Un cahier de doléances, unanimement concoctées, fut remis au Président de la République. A la surprise générale, un prétendant dépositaire de la sagesse ancestrale se leva et présenta une revendication politicienne, celle relative au « changement de la constitution ». Il fut vite désavoué par ses paires, à la grande honte du Préfet du département.

Puis vint le tour de DOLISIE, capitale du département du NIARI, où, au cours de la rencontre dite « citoyenne » du 22 mars 2014, le Président de l’Assemblée Nationale, Justin KOUMBA et le Ministre Pierre MABIALA invitèrent le Président de la République à « faire sauter les verrous de l’âge et du nombre de mandats » contenus dans la Constitution du 20 janvier 2002, afin de lui permettre de poursuivre l’œuvre de construction nationale en cours, ce qu’aucun autre congolais, d’après eux, ne peut faire aujourd’hui.

Depuis lors, le Président de la République fait appliquer par sa machine du PCT, son parti, un programme de manipulation et d’instrumentalisation des communautés et groupes sociaux. Jeunes, sages, femmes, écrivains et autres notables sont mis à contribution. Un cortège du tour du Congo est entrepris par le Président de la République, pour préparer les populations à accepter son projet de modification de sa propre constitution et pour donner à ce projet funeste, un prétendu soutien populaire.

Le Président de la République lui-même, se satisfait du déroulement du débat en cours et n’hésite pas à tracer la voie à suivre. En cas de désaccord, dit-il, entre les partisans du changement de Constitution et ceux qui s’y opposent, il entend appeler à l’arbitrage du peuple, au travers d’un référendum, en se fondant sur un corps électoral frauduleux, une loi électorale scélérate et une Commission électorale partisane.

Ainsi, le chemin tracé, le Président de la République est déterminé à faire aboutir son projet de demeurer au pouvoir, sans doute à vie.

Alors, tous les moyens sont mis en œuvre pour y parvenir. Menaces, intimidations, censure, accaparement et/ou bâillonnement des médias, mensonge, désinformation, etc, sont mis à exécution. Tous les ingrédients propres à mater les éventuels manifestants sont mis en place. La police officielle et officieuse ne sont pas en reste. Du matériel de guerre est surabondamment acheté et stocké. Des caméras de surveillance sont installées à tous les points stratégiques de Brazzaville afin de dissuader tout attroupement qui conduirait à des marches pacifiques. Des recrutements clandestins sont opérés pour grossir les rangs d’une Sécurité présidentielle déjà pléthorique. C’est dans ce registre que s’inscrivent les arrestations des cadres au domicile de Clément MIERASSA et à Pointe-Noire parmi de simples citoyens, ainsi que les tergiversations ayant précédé la tenue du mémorable meeting de Pointe-Noire du 03 mai dernier.

Le climat créé et entretenu fait craindre une escalade. Le Président de la République qui devrait « incarner l’unité nationale » au terme de l’article 56 de la Constitution du 20 janvier 2002, trahit la loi suprême de son pays, se place dans une posture ouvertement partisane en divisant les Congolais, les plaçant dans une position d’affrontement. Le tout, pour une affaire de Constitution à changer coûte que coûte et qui devient comme une question de vie ou de mort alors que le pays est stable et se construit tant bien que mal.

Du coup, l’unité et la cohésion nationales sont mises à rude épreuve par la volonté d’un seul citoyen, le Président de la République, qui voudrait s’éterniser au pouvoir.

Aujourd’hui il n’y a plus de doute. C’est le Président de la République qui est responsable de la déstabilisation du pays et de la remise en cause de la paix, dit – on chèrement acquise.

II – De la mystification du dialogue

L’U.PA.D.S est attachée au dialogue qu’elle considère comme une vertu cardinale et nécessaire pour discuter et trouver des solutions aux problèmes de la République. Trois preuves soutiennent cette affirmation. D’abord, elle a déjà participé aux concertations initiées par le Gouvernement à Ewo (2011) et à Dolisie (2013). Enfin, elle a également participé aux concertations tenues à Brazzaville, respectivement en 2009 et 2014 entre les Partis de la Majorité présidentielle, de l’Opposition et du Centre. Il ressort de ces différentes rencontres que le Gouvernement n’a jamais traduit dans les faits ni recommandations, ni résolutions, ni conclusions. Cette attitude entêtante souligne ici le caractère obsédant de sa mauvaise foi.

Dans le cadre du FROCAD, nous avons cosigné avec les autres Partis de l’Opposition un Mémorandum sur la Gouvernance de l’élection présidentielle de 2016. Celui –ci a été adressé à la haute attention du Président de la République depuis le 19 mars 2015. Malheureusement il est resté sans suite jusqu’à nos jours. Le Gouvernement de la République une fois de plus, dénote là un manque de loyauté, de bonne foi.

Les consultations nationales initiées par le Président de la République le 20 mai 2015 sont un fourre-tout et demeurent une nébuleuse. Plusieurs sujets sont abordés pêle-mêle sur la vie de l’Etat et de la Nation. Selon l’initiateur, elles sont censées préparer une grande conférence – débat, laquelle débouchera sur un référendum.

Notre Parti dit non à des telles manœuvres qui s’apparentent à une duplicité et frisent la fuite en avant. Il dit non au dialogue attrape-tout et oui à un dialogue portant exclusivement sur la gouvernance électorale en vue de préparer l’élection présidentielle de 2016. Il considère qu’il s’agit une fois de plus, au travers desdites consultations, d’une manœuvre de diversion orchestrée par le pouvoir pour justifier l’exécution de son projet préconçu de changement de Constitution en l’absence d’un consensus.

Or dans les systèmes démocratiques lorsqu’un projet qui exige un consensus pour son adoption ne l’obtient pas, il est purement et simplement retiré. C’est pourquoi les décisions qui résulteront de ce dialogue n’engageront nullement l’U.PA.D.S.

III – De la gestion patrimoniale de l’Etat

La vocation ou la mission fondamentale de l’Etat est la satisfaction des besoins d’intérêt général à travers les services publics qui font partie de ses moyens d’action. L’U.PA.D.S considère l’Etat dans ses structures et ses actions comme un instrument fédérateur des intérêts divergents dans la société. Toutes ses actions se conçoivent dans la justice sociale, que l’Etat agisse comme régulateur ou acteur direct. La base de l’Etat de droit c’est le respect des lois et l’égalité de tous devant la loi. Hors ce cadre, c’est la porte ouverte à toutes les dérives nuisibles à la cohésion sociale et l’unité nationale.

L’U.PA.D.S constate qu’il se développe sous nos yeux depuis quelques années, sous la ferrure du PCT et son Président, un système étatique et une gouvernance qui ont fait éclore un Etat éthnocratique et patrimonial en lieu et place de l’Etat de droit.

Ces dernières années, cette gestion patrimoniale ou privée de l’Etat a pris de l’ampleur au point que la société congolaise toute entière est en totale désarticulation et l’injustice renforcée.

Nous sommes aujourd’hui sous l’emprise d’un Etat patrimonial plutôt que d’un Etat de droit. Si nous ne sommes pas en face d’un Etat patrimonial, comment peut-on comprendre le parrainage des municipalisations accélérées dans les départements par l’épouse du chef de l’Etat ? Les deniers qui les financent sont-ils familiaux ou publics ? Quel est son rôle dans l’action gouvernementale ? Constitutionnellement aucun si ce n’est l’illustration de la logique népotiste dans la gestion de l’Etat et l’exercice du pouvoir.

Par ailleurs, outre l’exhibition de la puissance financière des membres de la famille biologique du Président de la république, ceux-ci ne manquent pas de culot en se substituant à l’Etat et au gouvernement en octroyant aux enfants congolais des bourses d’étude et en offrant gracieusement aux populations des hôpitaux mobiles et une panoplie d’équipements médicaux sur la base des ressources financières dont l’origine reste à justifier.

D’où vient cette fortune ? C’est ici l’occasion d’exiger du gouvernement la clarification sur le contrat entre le négociant Suisse PHLIA et la Société Congolaise des Raffinages(CORAF), filiale de la SNPC, contrat dont l’ONG La DECLARATION DE BERNE avait dénoncé le caractère sulfureux.

Geste infamant plutôt que humaniste pour les professeurs de l’Université MARIEN NGOUABI, six cents ordinateurs leur ont été offerts par le fils du Président traduisant également cette gestion patrimoniale de l’Etat.

En matière de liberté d’opinions, on note une nette régression sur ce terrain ô combien fondamentale pour la démocratie. La liberté d’opinion est gangrénée par la censure des activités des Partis de l’opposition dans les médias publics en particulier Télé-Congo devenue Télé-PCT. Ceux-ci demeurent les instruments de propagande du PCT, qui se prévaut d’être un Parti démocratique, restituant un environnement monopartiste avec le retour du culte de la pensée unique.

L’exigence de l’U.PA.D.S sur la gestion de l’Etat vise entre autres, la substitution de l’Etat patrimonial institué par le PCT et son Président par un Etat de droit impartial et impersonnel pour qu’émerge un Congo nouveau, un peuple uni, libre et solidaire. Il importe alors qu’une rupture systématique se produise et s’impose avec comme corollaire l’avènement d’un leadership politique qui s’appuie sur la bonne gouvernance.

IV/ Du silence du Gouvernement sur les scandales d’Etat

L’U.PA.D.S dénonce depuis plusieurs années un projet de société machiavélique en construction lente dans notre pays. Les observateurs avertis peuvent réaliser, scandalisés et impuissants, l’émergence d’un système PCT fécondé par l’immoralité, le dénie des valeurs éthiques et du travail bienfait. Notre pays s’éloigne chaque jour des normes de civilisation universellement partagées. L’élévation qualitative de la société congolaise est hypothéquée pour longtemps encore.

La vie est chaque jour désacralisée, la barbarie est institutionnalisée, la corruption, l’impunité, le vice ou la perversion morale, toutes ces antivaleurs sont portées cyniquement jusqu’aux sommets de l’Etat à la fois par le verbe humain, les pratiques sociopolitiques et administratives.

La bonne gouvernance est en péril et tout rêve de grandeur moral pour notre pays et de dignité pour notre peuple s’éloigne inexorablement.

Les attentes en matière de justice sociale, de cohésion nationale, de paix, d’alternance et de démocratie véritables, sont rudement éprouvées.

Comment comprendre en effet le silence coupable du Gouvernement sur certains scandales d’Etat et sur des actes de privatisation de l’Etat comme notamment :

- l’annulation maladroite et irresponsable des épreuves du baccalauréat général après les avoir mises dans la rue ;
- le sang contaminé du Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS) ;
- la piraterie des fréquences et les appels téléphoniques entrants ;
- la persistance de la gestion opaque et scabreuse du pétrole congolais par le fils du président de la République ;
- la prolifération dans notre pays principalement dans les grands centres urbains (Brazzaville et Pointe-Noire) des points de vente de drogue et de toute sorte de stupéfiants ;
- l’impréparation de l’élection présidentielle de 2016 ;
- le parrainage des municipalisations dites accélérées par l’épouse du Président de la République ;
- la dénomination familiale des établissements publics de santé tels que le Centre national de référence de la drépanocytose Maman Antoinette SASSOU – NGUESSO entièrement financé sur fonds publics.

· Sur l’annulation des épreuves du BAC général

Le grand réformateur de l’Ecole Française Jules Ferry disait ce qui suit : « De l’Education nait la grandeur des nations » allusion faite à l’émergence et à la formation d’un capital humain de qualité apte à affronter tous les défis de la modernité et du progrès.

L’U.PA.D.S qui a toujours interpelé le pouvoir du PCT sur la déliquescence continue du système éducatif congolais n’est pas étonné du calvaire imposé à nos enfants obligés de suractiver leurs cerveaux et d’hypothéquer une partie de leurs vacances scolaires.

L’U.PA.D.S s’étonne du maintien en poste à ce jour du ministre en charge du département concerné. L’exigence de responsabilité aurait depuis lors justifié sa démission en attendant d’établir la culpabilité des animateurs des réseaux mafieux ayant vampirisé la chaine de préparation des examens d’Etat.

Plombée depuis plusieurs années au regard notamment de la baisse inquiétante du niveau de nos enfants, l’école congolaise qui se trouve dans un état des plus calamiteux, n’ébranle pas le Gouvernement.

· Sur la piraterie des fréquences et des appels entrants

Des collaborateurs très proches du ministre des postes et télécommunications ont privatisé le service public et ont vu naitre en eux une vocation d’hommes d’affaires en escroquant les consommateurs des services de télécommunication. Ils auraient à la fois procédé à une facturation inversée sur les appels entrants et affecté certaines fréquences à des tiers à titre privé.

Le maintien du ministre concerné dans ses fonctions ne peut être compris autrement que par la complaisance et l’impunité érigées en mode de gestion des affaires de l’Etat par le Président de la République.

· Sur la gestion opaque et mafieuse du pétrole

En quête d’un statut de pays pauvre très endetté (PPTE) qui permettait d’obtenir l’effacement de la colossale dette qu’il traînait depuis le 1er plan quinquennal, le pouvoir PCT avait bluffé le peuple Congolais et les Institutions Internationales en acceptant la fermeture forcée de la Congolaise de Trading (COTRAD) dont le gérant était Christel SASSOU-NGUESSO. Devenu aujourd’hui Directeur Général du secteur aval pétrolier de la SNPC et profitant du contournement de la décision de la Banque Mondial, M. Christel SASSOU-NGUESSO afait main basse sur les ressources pétrolières du Congo au travers des Sociétés écrans ou des intermédiaires mafieux.

C’est ici l’occasion d’exiger du Gouvernement qui répond de la gestion du pays, la justification de l’origine des fonds qui permettent le déploiement tous azimuts de l’épouse et des enfants du Président de la République, devenus tous et tout d’un coup et au même moment des bons samaritains et des mécènes, débordant de générosité, écrasant l’Etat qui a été tout simplement privatisé.

· Sur l’impréparation de l’élection présidentielle de 2016

Qui peut encore douter de la stratégie de pourrissement orchestrée par le Président de la République pour atteindre son objectif de changement de la Constitution du 20 janvier 2002. Sinon comment comprendre qu’à une année de l’élection présidentielle annoncée par lui-même en décembre 2014, le peuple congolais ne note aucun signe concret de préparation de cette importante échéance !

L’U.PA.D.S ne peut donc s’empêcher d’affirmer aujourd’hui que les Congolais doivent désormais choisir de vivre debout ou s’attendre à mourir à genoux.

· Sur la prolifération des points de vente de drogue et des stupéfiants

Aux abords des camps militaires, commissariats de quartiers de Brazzaville et de Pointe-Noire notamment, sont installés et gérés sous le nez et la barbe des Maires, chefs militaires et de police, qui en seraient même les promoteurs, peut être des consulteurs, des points de vente et de consommation de drogue et autres stupéfiants. A quelle fin, si ce n’est pour altérer les aptitudes intellectuelles, psychologiques, mentales et morales de notre jeunesse.

Conclusion :

Quels que soient les résultats de ces consultations, du prétendu dialogue et du référendum qui pourrait s’en suivre, le Président Denis SASSOU NGUESSO a réussi l’exploit de diviser les Congolais en deux camps : celui des partisans du changement de Constitution et celui des partisans du respect de l’ordre constitutionnel.

Tout ceci se ramène en définitive à un vote référendaire entre le oui et le non au maintien de Denis SASSOU NGUESSO au pouvoir après 2016. C’est malheureusement vers cela que s’oriente le pays avec les conséquences encore insoupçonnées.

Mais comme on dit, à quelque chose malheur est bon. Les Congolais tout au moins ceux qui en doutaient encore sont convaincus de ce qu’est le Président Denis SASSOU NGUESSO, notamment de sa personnalité et de sa soif inextinguible de pouvoir, et de l’idée qu’il a du Congo à savoir : un bien personnel. Comme il le dit si clairement dans cette interview accordée à Jeune Afrique n°2839 du 07 au 13 juin 2015 avec cette phrase que je vous laisse méditer : « Tant que j’aurai un peu de forces, le Congo ne tombera pas entre les mauvaises mains ». Autrement dit, ce n’est pas au peuple Congolais de choisir librement le successeur de Denis SASSOU NGUSSO à la tête du Congo, mais bien lui et lui seul.

Ce qui nous permet de dire en conclusion qu’enfin, si le pays qui connait une période de paix venait à basculer dans la violence, le Président SASSOU-NGUESSO sera indiscutablement le seul responsable. Et qu’il ne pourra se couvrir de quoi que ce soit ou accuser qui que ce soit comme en 1977 et en 1997, les deux plus grandes années tragiques que notre pays a connues depuis l’indépendance.

Fait à Brazzaville, le 30 juin 2016.

Le Premier Secrétaire de l’U.PA.D.S,
Pascal TSATY-MABIALA
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