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Denis Sassou N’Guesso : Un acteur de paix en Afrique


Par | Mardi 23 Septembre 2014 | Lu 470 fois | 0 Commentaire

New-York, (Starducongo.com) - Le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso a quitté Brazzaville, ce 21 septembre en matinée, pour séjourne à New York (Etats-Unis) où il prendra part à la 69ème assemblée générale des Nations Unies qui planchera entre autres sur des questions de paix et de sécurité. A juste titre, le président congolais y fera entendre sa voix, sur ces sujets pour lesquels il s’investit sans compter.



Denis Sassou N'Guesso lors de sa décoration au rang de dignité de Grand-Croix de la Commémorative de la Paix.
Denis Sassou N'Guesso lors de sa décoration au rang de dignité de Grand-Croix de la Commémorative de la Paix.
S’il est un domaine où le chef de l’Etat congolais s’investit sans réserve, il s’agit de la paix. Il tient à la préserver dans son pays et à la ramener chez les voisins, quand elle s’éloigne.

Fin diplomate, Denis Sassou N’Guesso s’implique de façon constante, dans la résolution des conflits qui perturbent la paix et la quiétude, freinant de fait, les projets intégrateurs dans l’espace CEEAC (Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale) et ailleurs en Afrique. Ses interlocuteurs dans ce domaine préfèrent le qualifier de ‘’sage d’Afrique’’ sur qui il faut compter.

Il tire son expérience, notamment, des crises en série que son pays a connues de 1997 à 2000. Une parenthèse de sang qui transforma le Congo en un vaste champ de ruines et ouvrit la voie à sa désagrégation.

Sur la base de ses orientations sages et clairvoyantes, les Congolais ont réussi presque sans secours extérieur, à reconstruire la jarre trouée que devenait le tissu social de leur pays, par le dialogue placé au cœur de la stratégie, alors que la paix et l’unité nationale étaient les objectifs à atteindre à court terme.

Justement, parce que ces objectifs ont été atteints, le Congo qui a recouvré la stabilité est devenu, depuis, un vaste chantier à ciel ouvert, marchant sûrement vers son développement, son émergence.

Sur tous les fronts pour la paix

Conscient que le Congo ne peut pas constituer un ilot de paix dans une sous région en ébullition, Denis Sassou N’Guesso ne fait pas l’économie des ses forces. Bien au contraire, il s’investit corps et âme dans la résolution des conflits qui minent sa sous région (l’Afrique centrale) et au-delà.

C’est ainsi qu’il reçoit en 2013, l’onction de ses paires de l’Afrique centrale quand, en Centrafrique, les rebelles de la Séléka menacent fortement de faire tomber le pouvoir François Bozizé. Et, il s’est investi et s’investi depuis lors, pour que la RCA redevienne un pays paisible. L’organisation à Brazzaville en juillet 2014, d’un forum sur la paix, la réconciliation et le dialogue politique dans ce pays s’inscrit dans ces efforts qui sont, non seulement diplomatiques, mais aussi militaires et financiers.

En effet, le Congo est parmi les premiers pays de la sous région qui ont fournis plus de troupes ayant constitué, tour à tour, la Force multinationale d’Afrique centrale en Centrafrique (FOMAC), créée le 2 octobre 2002, la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (MICOPAX), qui a officiellement remplacé la FOMAC, le 12 juillet 2008 et la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) qui pris le relai de la MICOPAX, le 19 décembre 2013.

De même, depuis que la RCA vit une instabilité politique sans précédent, le Congo, sous Dénis Sassou N’Guesso l’assiste financièrement, pour éviter qu’à la crise politique s’ajoute une crise humanitaire dont l’addition conduirait à l’implosion imparable du pays.

C’est le président du parlement de transition de la RCA, Alexandre Ferdinand Nguedet, qui témoigne bien de la reconnaissance de la RCA à cet homme de paix qui est Denis Sassou N’Guesso. Sur les antennes de RFI, le 08 octobre 2013 il disait sans hésitation : « … n’eut été l’appui du président Sassou N’Guesso, aujourd’hui, nous allions assister à une explosion de la population », parce que, craignait-il, il fallait éviter qu’à la crise sécuritaire, s’ajouterait une autre humanitaire.

Pour sa part, le président de la Conférence des Imams de France, Hassen Chalghoumi a, en reconnaissance de ses efforts de pacification, proposé, le 14 septembre dernier, au président congolais d’accueillir un forum mondial sur la paix dans le monde.

Dans la région des Grands Lacs, le président congolais a également laissé les vestiges d’homme de dialogue. Il a ainsi réuni, le 24 mars 2013, autour d’une même table, les protagonistes de la crise de l’Est de la RDC : Joseph Kabila Kabange de la République démocratique du Congo, Yoweri Museveni de l’Ouganda et Paul Kagame du Rwanda. Ce sommet à quatre s’est penché en particulier sur « la mise en œuvre de l’accord cadre des Nations Unies relatif à la situation en RDC, signé à Addis-Abeba le 24 février 2013». Le président Sassou entre en danse dans ce dossier pour des discussions sincères entre acteurs d’une crise qui n’avait que trop durer.

Dans la même région des Grands Lacs, alors que les Congolais de la RDC entamaient les concertations nationales, Denis Sassou N’Guesso a été appelé à la rescousse comme facilitateur, face aux réactions divergentes dans la classe politique à Kinshasa sur la nécessité ou non d’y prendre part.

Ce qui ne se dit pas souvent, c’est l’apport de Denis Sassou N’Guesso dans la situation que le Mali a connu récemment. En effet, quand les islamistes menacent l’intégrité territoriale du Mali et que la France, conduit une opération de restauration de la paix et de la sécurité dans ce pays d’Afrique, le président congolais offre des moyens logistiques aux troupes tchadiennes pour leur permettre de rejoindre le font malien.
Et, le secrétaire générale de la présidence malienne est d’ailleurs venu à Brazzaville, le 20 septembre dernier, demander à Denis Sassou N’Guesso son ‘’secret’’ pour avoir, dit-il, réussi à ‘’ramener la paix dans son pays, après 1997’’.

La paix, un crédo historique

L’activisme du président Denis Sassou N’Guesso pour la paix en Afrique est vieux. Il remonte à la décennie 80, alors qu’il venait d’être élu à la tête de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) en 1986. Il a fit alors entendre la voie de l’Afrique comme jamais auparavant sur cette problématique. Son engagement pour cette cause l’a conduit à initié un Fonds de soutiens aux peuples «opprimés » de l’Afrique australe, dénommé ‘’Fonds Africa’’.

Médiateur dans les coulisses, Denis Sassou N’Guesso abrita en 1988, les négociations triparties (Angola, Cuba et les USA) sur la paix en Afrique Australe ; lesquelles ont abouti à la signature, le 25 décembre de cette année, du protocole de Brazzaville. Ce dernier conduisit droit à l’abolition du régime de l’apartheid en Afrique du Sud et à la libération de Nelson Mandela. Par la même occasion, la Namibie a acquis son indépendance, alors que les troupes cubaines ont quitté l’Angola.

A l’occasion de la célébration du 25ème anniversaire de la signature du protocole de Brazzaville, le 11 février 2014, le président Denis Sassou N’Guesso a annoncé la création d’une fondation pour la paix dans le monde, pour accompagner tous les chantiers de construction et reconstruction de la paix en Afrique et partout ailleurs. L’ambition de Denis Sassou N’Guesso est de pérenniser la paix dans un monde où les foyers de tension ont resurgi avec force.

Le président congolais n’a presque jamais tari d’initiatives pour la paix, en Afrique et dans le monde. C’est ainsi qu’au terme d’une réflexion sur les nouvelles approches de prévention et de gestion des crises en Afrique, Denis Sassou N’Guesso, qui bénéficia en 2006, d’un mandat à la tête de l’Union africaine, initia alors ‘’le Pacte Africain de non-agression’’. Il est d’ailleurs parmi les rares dirigeants du continent à avoir exercé deux mandats à la tête de l’institution panafricaine. D’abord en 1986-1987, du temps de l’Organisation de l’Union africaine (OUA), et sous l’Union Africaine (UA), en 2006-2007.

Ce document est articulé en trois volets complémentaires : «Engagements des Etats Africains contre l’agression » qui définit l’agression et rappelle, au final, la nécessaire intégration des économies africaines comme fondement et moteur d’une paix durable. Le deuxième, «Principes africains de prévention des conflits » énonce les principes en matière de maintien, de rétablissement ou d’imposition de la paix ; le dernier : «Instruments de prévention et de résolution des conflits » détaille l’ensemble des moyens prévus par le pacte pour empêcher toute situation conflictuelle d’atteindre son point critique. L’objectif de ce texte est d’anticiper et de s’attaquer aux conflits avant qu’ils ne deviennent incontrôlables.

Il est évident que Denis Sassou N’Guesso ne manquera pas de partager son expérience à ses pairs du monde, à l’occasion du débat sur les questions de paix et de sécurité, lors de la 69ème assemblée générale des Nations Unies, en cours à New York.

Samirat Wilguette
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