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Dix ans du Clap : des réalisateurs africains débattent de la question d'une réelle relance du cinéma congolais


Par Brazzaville-adiac.com | Mardi 30 Octobre 2012 | Lu 514 fois | 1 Commentaire



Les cinéastes à la conférence-débat.
Les cinéastes à la conférence-débat.
L'Association congolaise de liaison entre les artistes et la production (Clap), que dirige Claudia Haidara Yoka, a célébré ses dix ans d'existence. À cette occasion, cinq réalisateurs africains - Idrissa Ouédraogo (Burkina), Rasmané Ouédraogo (Burkina Faso), Balufu Bakupa Kanyinda (RDC), Bassek Ba Kobhio (Cameroun), Henri Joseph Koumba (Gabon) - ont fait le déplacement de Brazzaville afin de rehausser cet événement de leur présence.

« Potentialités et lacunes : les conditions d'une réelle relance du cinéma congolais » est le thème autour duquel s'est centrée la conférence-débat animée par les réalisateurs africains.

Pour la responsable du Clap, cette institution, qui œuvre pour la promotion du cinéma congolais, a, en dix ans d'expérience, fait ses preuves avec la production d'un film par an et la révélation de plusieurs cinéastes congolais. « En dix ans, on a vu des films congolais se vendre dans des festivals. Le bilan est assez correct, dans la mesure où on est arrivé a une moyenne d'un film par an. On a aussi tenté d'aider d'autres réalisateurs qui sont ici aujourd'hui. Le potentiel et la créativité sont là. »

Bassek Ba Kobhio, réalisateur camerounais, a salué l'abnégation avec laquelle Claudia Haidara Yoka a travaillé au sein de cette institution. Il a plaidé pour une réelle relance du cinéma congolais, il faut que le volet financement ne soit pas mis de côté, car depuis des années le cinéma a pris une nouvelle dimension : « Le Congo devrait pouvoir s'orienter dans cette direction. Faire des films à budget modeste et les faire bien. Les films produits par Clap Congo sont uniquement vus par Clap Congo. Il serait heureux que les Congolais développent des moyens pour que nos films soient vus par tout le monde. »

Idrissa et Rasmane Ouedraogo ont signifié qu'il était impératif que les cinéastes se regroupent au sein d'une entité afin de mieux porter leur message, mais aussi de la création d'un fonds de soutien à la cinématographie, sans lequel le cinéma congolais ne saurait retrouver sa vitalité : « Il faut que les cinéastes arrivent à se mettre ensemble et réfléchir à la question de leur existence. Lorsque les cinéastes se regrouperont et auront une représentation très forte, ils pourront être écoutés par les politiques de leur pays. »

Le réalisateur gabonais Jean Joseph Koumba et Balufu Bakupa Kayinda ont conclu par le fait que le cinéma est un métier noble. Il ne peut se faire sans l'intervention de l'État, car le cinéma vend l'image de tout un pays. Il sied donc que nos dirigeants tracent une politique culturelle pour aider ce secteur qui connaît des difficultés dans plusieurs pays d'Afrique.

Pour couronner les festivités de la décennie du Clap, il a été projeté le 28 octobre à l'Institut français du Congo pour la première fois le deuxième long métrage du réalisateur gabonais Henri Joseph Koumba, Le Collier du Makoko. Sorti en septembre 2011, il relate l'histoire d'une reine qui décide de faire revenir au Gabon le collier d'un de ses ancêtres, alors que celui-ci est exposé dans un château en France où il devient la propriété privée d'un particulier. Une comédie où l'on retrouve Éric Ebouaney, Hélène de Fougerolles et Yonas Pérou, trois personnages qui nous emmènent dans un voyage entre le Gabon, la France et le royaume des Batékés.

« Je suis très content que ce film vous ait plu, mais je dirai aux jeunes réalisateurs qui sont dans la salle qu'il n'est pas un exemple en termes de budget, car il a coûté 2,5 milliards FCFA. Nous avons travaillé pendant quatre ans pour avoir le résultat que vous venez de voir », a signifié Henri Joseph Koumba.


Désirée-Hermione Ngoma
Lu 514 fois


Vos commentaires:

1.Posté par Eddy MIKOLO le 05/11/2012 17:56 | Alerter
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Salut, Je suis réalisateur résident à Pointe Noire; je soutien l'initiative de Claudia YOKA, car le cinéma aujourd'hui au Congo Brazzaville est un véritable problème pour les réalisateurs que nous sommes. Pas de formation, même quand il y en a, ce sont les réalisateurs de Brazzaville qui en bénéficient, nous à Pointe Noire on ne bénéficient rien. Pas de financement de projet cinématographique pas de festival; Je souhaite que Claudia ait aussi un regard sur nous qui sommes à Pointe Noire. elle peut mettre en place une représentation de son association ici à Pointe Noire sa nous fera du bien.

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