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Djouna Mumbafu : « Je me suis rétabli totalement et suis au mieux de ma forme»


Par Mediacongo.net | Mercredi 30 Mai 2012 | Lu 737 fois | 0 Commentaire



Djouna Mumbafu : « Je me suis rétabli totalement et suis au mieux de ma forme»
Djouna Mumbafu dit «Big One» vient de signer son retour sur scène après dix mois d’inactivité, consécutifs à un accident de circulation dans la province du Bas-Congo. Après sa production réussie marquant son retour sur scène, nous avons rencontré cet artiste dans sa résidence à Bandalungwa. Au cours de cette interview qu’il nous a accordée, l’ancien animateur d’Empire Bakuba évoque l’exploit réalisé dans son concert et son prochain tube.

Dix mois après votre hospitalisation due à un accident de circulation dans le Bas-Congo, vous revoilà sur la scène. Quel est le sentiment qui vous anime en ce moment ?

C’est un sentiment de joie et d’allégresse. Dieu n’oublie jamais ses enfants. C’est vrai, il se souvient de nous en se référant à nos œuvres. Il est reconnaissant envers nous. Dieu ne ment jamais. C’est pourquoi, il faut le craindre. Je me suis rétabli totalement et suis au mieux de ma forme. Il n’y a plus d’inconvénients pour poursuivre mes spectacles et chorégraphies, surtout grâce à la bière Turbo King qui a soutenu mon retour sur scène. Sur ce, je remercie les responsables de la Bralima, Bukasa, Luzolo, Clovis, Benjamin et tous les cadres de cette société brassicole que je ne saurais citer faute d’espaces.

Votre premier concert de retour sur scène s’est déroulé à Kintambo avec grand succès. Qu’est-ce qui était à la base de cette réussite ?

Le secret de mon succès, c’est le fait que j’étais sûr de moi-même et j’avais confiance en Dieu. Je me suis préparé physiquement et spirituellement. Vous avez vu que la pluie s’est invitée le jour de mon concert, mais elle n’a pas empêché la ténue du spectacle. C’est la grandeur de Dieu.

Le public est resté même lorsqu’il pleuvait jusqu’à la fin de la flotte. Pourtant lorsqu’il pleut, les spectateurs ont l’habitude de vider le lieu. Mais, le public avait confiance en moi et a refusé de partir sous la pluie.

C’est ainsi que je remercie vivement le public de Kintambo pour s’être déplacé nombreux pour mon spectacle. Je connaissais ses attentes et je me suis donc préparé en conséquence pour le satisfaire surtout que suis issu de cette commune. Je sais aussi que ce n’est pas facile de convaincre le public de Kintambo car il sait apprécier la bonne musique. Les orchestres qui ont défilé dans cette commune en savent quelque chose.

Nous avons constaté lors de votre concert de retour sur scène que vous avez rajeuni l’équipe. Est-ce une façon de renforcer l’effectif ? Et où sont passés les autres musiciens qui vous accompagnaient ?

Tous les anciens musiciens sont au grand complet. Il y a le chanteur Ali Kallé (frère de Pepe Kallé), le batteur Kamos, les danseurs Mbengu Mbengu (le nain), Nancy (danseuse), les guitaristes Boa, Manzumba… Nous avons voulu rajeunir le groupe pour renforcer l’ancienne équipe. L’orchestre a toujours besoin des jeunes talentueux qui pratiquent de la bonne musique.

Pourquoi, recourez-vous, dans vos productions, aux anciens succès d’Empire Bakuba, surtout ceux de Pepe Kallé? Vous continuez toujours à regretter l’éléphant de la musique congolaise ?

Je recours à ces anciens succès parce que mon passé y est lié. Je joue souvent mes œuvres que j’avais placées à l’époque lorsque nous étions dans le groupe Empire Bakuba. J’interprète souvent mes chansons comme ; «Qu’est-ce que c’est l’amour ?», «Swabila», «Pesa Wax», «1+1=1» etc.

Y a-t-il des inconvénients, selon vous pour offrir au public les anciens succès ? C’est la question que je me pose. Ce serait regrettable si je manquais de répertoire. Ce n’est pas le cas pour moi. Souvent, dans mes concerts, les spectateurs réclament les chansons comme «Respect Pepe Kallé», «Nez à Nez»… tirées de mon album «Tonnèrre de Brest».

Gérer un groupe n’est pas une chose facile au pays. Comment arrivez-vous à gérer plus d’une trentaine des musiciens ?

Le peu qui entre dans la caisse, nous le partageons avec l’ensemble du groupe. Et mes musiciens ont accepté de partager la douleur qui m’avait frappé. Référez-vous à l’orchestre Sosoliso qui avait disparu après trois mois de suspension. Mais moi, dix mois après ce qui m’est arrivé, mon groupe n’a pas disparu. Le secret, c’est que nous travaillons dans une ambiance de famille. C’était le cas quand j’étais dans le groupe Empire Bakuba, où nous ne recevions pas d’immeubles chaque mois, mais nous partagions le peu que nous récoltions.

Quel est l’apport du sponsor dans votre carrière musicale ?

L’apport du sponsor est très important dans la carrière d’un artiste musicien. Le sponsor apporte un plus à l’orchestre, surtout dans sa gestion. Il soulage l’artiste dans la promotion de ses produits dans les médias. Il permet à l’artiste d’être visible sur scène. De notre coté, lorsqu’on arrive à donner satisfaction à un sponsor, en même temps, l’on satisfait le public.

Huit ans après la sortie de votre premier album, vous n’avez plus rien lancé sur le marché. Pourquoi cette situation ?

Il y a des artistes qui, une année seulement après la sortie de leur album, s’effacent de la scène et ne sont plus sollicités. Mais moi, j’ai réalisé une vingtaine des productions grâce à mon opus «Tonnerre de Brest». C’est une réussite pour moi. L’année passée, on devrait sortir un tube mais l’homme propose, Dieu dispose, indique un adage. On n’a pas pu le faire.

Mais cette année, nous comptons lancer ce tube (Foudre, c’est l’intitulé de l’œuvre). Au niveau du studio, nous sommes en train d’avancer. Nous venons de relancer l’enregistrement. Nous sommes déterminés à sortir ce tube d’ici la fin de l’année. Nous avons prévu douze titres. Mais, certains mélomanes veulent que nous lancions d’abord une œuvre à quatre ou cinq titres. Nous allons voir cela va se passer.

Propos recueillis par Dieumerci MAYAMBI (Forum des As)
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