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Dolet Malalu fait la promotion de la Sape à travers ses toiles


Par Adiac-congo.com | Vendredi 21 Mars 2014 | Lu 423 fois | 1 Commentaire

L’artiste peintre Dolet Malalu expose du 19 mars au 26 avril à l’Institut français (IFC) de Pointe-Noire sur le thème « Carpe Diem ». Le vernissage s’est déroulé le 18 mars dans le hall des expositions.



Une toile de Dolet Malalu.
Une toile de Dolet Malalu.
Originaire de la République démocratique du Congo, Dolet Malalu, comme tous les jeunes de son âge, a toujours été fasciné par l’art vestimentaire, une véritable religion pour les jeunes des deux rives du fleuve Congo. Dénommé « religion kitendi » ou « Sape » (Société des ambianceurs et personnes élégantes), ce mode de vie revendique sa place aux côtés des autres beaux-arts tels que les arts visuels, scéniques ou plastiques.

Pour marquer son adhésion à ce nouvel art de vivre, il a décidé de peindre ses toiles en s’inspirant de ce mouvement juvénile qui a connu son apogée dans les années 1980 et continue à faire des émules de par le monde. De son pinceau, il immortalise les frasques, faits et gestes des sapeurs dans Formule ya religion kitendi, Hall-stars Bajaponais, Na peya yango temps, Idéologie molokai, etc. Une véritable « revisitation » de l’art contemporain par un artiste peintre adepte de la frime et des fringues.

« L’art d’Andy Warhol est aujourd’hui internationalement reconnu […]. Il en est de même pour la Sapologie, ou religion kitendi, autrefois populaire, et gagnant aujourd’hui la reconnaissance des milieux académiques. La Sape est un art à part entière, au même titre que tous les beaux-arts, ou arts plastiques, scéniques, visuels et autres », explique Dolet Malalu.

Son style est libertaire et imaginatif. C’est une nouvelle approche de l’art pictural qui utilise les matériaux courants (acrylique et collage sur toile).

Dolet Malalu promène aussi son regard sur la société en donnant la prépondérance dans ses toiles à l’homme dans toute sa dimension. Selon lui, son art ressemble à un repas lourd et copieux, appelé couramment nsakia madeso (mélange de haricot et de saka-saka), très apprécié par les gourmets des deux Congo. « Bon appétit ! », s’est-il exclamé en conviant les visiteurs à admirer ses œuvres peu après la présentation de Franck Patillot, directeur de l’IFC de Pointe-Noire.

Dolet Malalu est né à Kinshasa, en République démocratique du Congo. Après ses études littéraires en latin et en philosophie, il décide en 2000 de se consacrer à l’art graphique à l’Académie des beaux-arts de Kinshasa. C’est en 2002 qu’il obtient sa première résidence d’artiste entre Kinshasa et Nantes, à l’Institut français de Kinshasa. Il expose la même année avec l’artiste français Fabien Verschaere. Il abandonne finalement les arts graphiques et la peinture en 2003 pour se consacrer au dessin. En 2012, il devient membre du collectif Kisalu nkia mboté.

Hervé Brice Mampouya
Lu 423 fois


Vos commentaires:

1.Posté par Ntota-Ntontolo le 21/07/2014 16:55 | Alerter
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Merci pour le travail formidable que vous faites sur l'art, vous êtes un des rares sites qui parle aussi de la peinture africaine à la place de la musique comme toujours. Bravo et toutes mes félicitations. Bonne continuation.
http://www.artquid.com/ntota.daniel

NTOTA
UN CONSENSUS REUSSI

Mystique, incompréhensible ? Non, ce n'est pas ainsi qu'il faut aborder la peinture de Ntota ; suivant sa sensibilité, sa culture, et bien souvent son a priorisme, on risque de passer à côté du sujet sans l'avoir compris ni même vu.
D'origine africaine Ntota l'est très certainement, mais sa peinture plus encore, et l'oeil doit s'acclimater non seulement au graphisme, à la couleur mais aussi à la culture dont est imprégné l'artiste. Il ne cherche en effet ni à cacher celle-ci ni à intégrer l'art occidental à sa personnalité.
A travers une reprise des thèmes africains, une utilisation des couleurs naturelles avec lesquelles il a appris à travailler, la terre, l'eau, les plantes, il jette un regard sur notre civilisation pour en extraire ce qu'il estime revélateur de notre socièté par rapport à la sienne.
Cette dualité est omniprésente, exacerbée dans les collages ou il associe peinture et coloris ancestraux, à la vie quotidienne d'une civilisation de progrés, association de réel et d'iréel, de vrai et de superficiel .
Sa peinture a donc une valeur intrisèque mais pourra peut-être servir de pont et être considérée comme un chemin à la rencontre de deux identités, l'une connue, l'autre à découvrir.
ne pas essayer de definir une culture par rapport à l'autre, ne pas les comparer, mais tout simplement se laisser prendre en abandonnant nos échelles de valeurs.
Une peinture à voir, comme on écoute une musique qui n'est pas la sienne où on se laisse bercer par la melopée qui rappelle tout ce que l'on a laissé derrière soi, le nègro spiritual par exemple.

Georges AUPHAN

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