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Dorylia Calmel veut faire revivre l'héritage théâtral congolais


Par SDC, Starducongo.com | Lundi 6 Septembre 2010 | Lu 2780 fois | 0 Commentaire



Dorylia Calmel
Dorylia Calmel
Sa silhouette fine avec des allures vestimentaires particulières lui confère le statut de mannequin, pourtant c'est dans l'art dramatique que la Franco-Congolaise Dorylia Calmel déploie son talent depuis quelques années, avec des apparitions dans des séries télévisées connues comme Joséphine ange gardien ou Julie Lescault. Et récemment, elle a été le personnage principal d'un film burkinabé Notre étrangère, sélectionné à la Mostra de Venise.

Ce metteur en scène qui est arrivé au théâtre après des études de langues, de sciences politiques et de traduction s'est découvert cette passion après une audition pendant qu'elle était serveuse dans le restaurant du même théâtre. Elle a fait ses débuts au théâtre d'In Mill de Bradford en Grande-Bretagne et participé à des stages de langage du corps et à des festivals d'écriture et de mise en espace de textes contemporains.

Aguerrie par cette expérience, cette jeune comédienne a tourné en France, grâce à son agent, dans des longs et courts métrages. « Joséphine ange gardien est un des premiers films que j'ai faits pour la télé ; avant, j'avais fait des petits rôles, ou on me voyait figurante pour un laps de temps. Mais pour Joséphine ange gardien c'est un rôle principal que j'ai eu sur un épisode. Et Julie Lescault, c'était au mois de février 2010. »

Après plus de vingt ans d'absence sur la terre des ses aïeux et à l'occasion d'un séjour familial, Dorylia Calmel a rencontré des responsables culturels et nourrit plusieurs projets qui tournent autour d'un livre, car selon elle le Congo a longtemps été un grand pays de passionnés de la littérature. « Mon projet avec Télé Congo porte autour du livre, car on s'est aperçu que dans ce pays, qui avait été un grand pays sur le plan littéraire, les gens ne lisent plus. J'ai cherché dans les libraires des ouvrages, impossible de les trouver parce qu'ils ne sont plus édités ou trop anciens. Nous sommes un pays jeune qui vient de fêter son cinquantenaire. Il nous faut maintenant aller dans la bonne direction. »
Cette férue de théâtre estime que le Congo, qui a connu l'âge d'or de son théâtre, ne doit pas rester dans l'ombre. Il faut sortir le théâtre de l'ornière et faire revivre cet héritage théâtral, car on mesure l'état d'avancement d'une société par sa culture.

Grâce à une maquette audio enregistrée avec quelques comédiens de Brazzaville sur différents extraits d'auteurs congolais, l'émission qu'elle compte produire redonnera l'amour du livre aux Congolais et même à ceux de la diaspora, car elle sera faite en dehors du Congo, mais montée à Brazzaville : « On a pris essentiellement des extraits d'auteurs congolais, car il ya plein de livres que j'ai envie d'adapter. En y mettant les rythmes, la musique, si les gens ne vont pas au livre, le livre ira à eux. Une émission qui va s'adresser aux Congolais d'ici et à ceux de la diaspora. »

Par ailleurs, parmi ses projets figure aussi la création à Brazzaville d'un pôle arts et médias afin de redonner à Brazzaville sa vocation du temps où son université était un fleuron en Afrique : « Je l'ai proposé au ministre de la Culture, qui m'a donné son accord. On va essayer de mettre cela en place, bien que le timing ne soit pas défini, de créer petit à petit un pôle université arts et médias qui inclurait le théâtre et le cinéma dans toute sa diversité. À part Marrakech, en Afrique il ya pas d'université de cinéma, c'est un projet qui me tient à cœur. »

Elle a outre déploré le fait que les ouvrages des grands noms du théâtre congolais, comme Sony Labou Tansi, Tchicaya U'tamsi et tant d'autres, soient introuvables. Il va de soi qu'il faut relancer les maisons d'édition qui ne sont pas nombreuses au Congo. « Il faut créer une structure qui pourra se faire l'écho de tout cela, et mettre au goût du jour l'importance de la culture dans ce pays. L'état d'une société se voit aussi dans la manière dont elle projette ses ressortissants dans la culture. Il faut relancer cela. »

Son désir ardent est de faire retrouver aux Congolais de vraies passions, car le Congo a été un pays de passionnés : « J'ai l'impression que les gens aujourd'hui se sont résignés. Il faut nous mettre debout et nous retrouver, il faut finaliser les choses et avancer, il faut voir les choses de manière positive, tout est possible. »

Désirée Hermione Ngoma (Brazzaville-Adiac)
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