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Dr Nico : de retour dans les bacs avec « Mobali Kitoko »


Par Adiac-congo.com | Lundi 22 Septembre 2014 | Lu 435 fois | 0 Commentaire

L’œuvre posthume, une rétrospective réalisée pour le vingt-neuvième anniversaire de la disparition du regretté musicien le 22 septembre, sera sous peu disponible pour téléchargement sur le site dédié à sa mémoire



Nicolas Kasanda wa Mikalayi, alias Dr Nico. (© DR)
Nicolas Kasanda wa Mikalayi, alias Dr Nico. (© DR)
Avant la fin de l’année est prévue la sortie du CD Mobali Kitoko (Bel Homme). Il comprendra notamment le titre éponyme de l’opus et Mansanga l’Hawaïenne. L’album rétrospectif a été vraisemblablement constitué à partir du lot d’œuvres déposées et protégées à la Sabam par sa progéniture, a fait savoir aux Dépêches de Brazzaville le comité de gestion des œuvres de Dr Nico.

Parlant au nom du comité susmentionné, Ignace Mukendi nous rapporte que feu Nicolas Kasanda wa Mikalayi, mieux connu sous le surnom de Dr Nico, « était le premier musicien nommé membre de la première commission de censure ». Et, il ne pèche pas lorsqu’il le place au nombre des « plus grands artistes de la RDC, sinon le meilleur guitariste-soliste du continent africain ». En effet, pour d’aucuns, il passe à coup sûr pour une icône de la musique du pays. Que son aura se soit étendue à toute l’Afrique n’est pas faux. Ce qui est loin d’être peu de choses près de trois décennies après être passé de vie à trépas.

Outre le fait que Dr Nico fut un virtuose de la guitare, habileté d’où il tire sa notoriété, Jimi Hendrix lui-même est allé jusqu’à l’inviter à ses frais lors d’une tournée à Paris, affirme Wikipedia. Le finger-picking congolais (technique dont il est l’initiateur), omniprésent à l’époque, lui a valu le surnom de « Docteur Nico » qu’il a porté jusqu’à sa mort. Ce n’est pas là le seul mérite qu’on lui reconnaît, même s’il reste le plus grand. En effet, nous tenons encore une fois d’Ignace Mukendi qu’« il avait inventé la danse matua’s à la faveur de sa chanson Biantondi Kasanda ». À cela s’ajoute « le kirikiri, la résultante de la rumba soukous et le jerk ». Notons que le feu président Mobutu Sese Seko lui décerna une médaille d’argent assorti d’un brevet des arts, sciences et lettres.

Notons cependant que Dr Nico était diplômé de l’Institut Léopold III. Grade qu’il obtint avec grande distinction, le 24 juin 1957 à Kinshasa, avant de décrocher le brevet de l’enseignement moyen technique l’année suivante. Devenu par la suite professeur à la section automobile de l’école professionnelle officielle à N’Djili, il a exercé cette profession jusqu’en 1963, année de la fondation de l’orchestre African Fiesta. Il fit un brin de chemin avec feu Rochereau puis devint promoteur des Éditions musicales Sukisa à partir de 1966. Par ailleurs, il convient de savoir que plusieurs artistes sont passés par l’école de Dr Nico. Il nous revient qu’il a « formé Chantal Kazadi, Kutu, Kabengele Sangana, Lessa Lassan, Josky Kiambukuta et bien d’autres musiciens ». Comme des artistes de renom du Congo-Brazza, à l’instar de « Pamelo Mounka et Michel Ngoualali qui ont fait leurs premiers pas dans son orchestre, African Fiesta ». Il en serait de même pour Photas Astrid et Julie.

Nioni Masela
Adiac-congo.com
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