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Droit de cuissage/ chanteuses, danseuses, chanteurs... "Il faut coucher d'abord"

DROIT DE CUISSAGE / chanteuses, danseuses, chanteurs...


Par SDC, Starducongo.com | Mardi 15 Septembre 2009 | Lu 4086 fois | 3 Commentaires



Droit de cuissage/ chanteuses, danseuses, chanteurs...  "Il faut coucher d'abord"
Abidjan. De ce sujet, peu d’acteurs du show-biz osent parler tout haut, mais beaucoup en parlent tout bas. Le droit de cuissage, autrement dit les propositions indécentes existent dans le milieu. Malgré la loi du silence qui semble régner, des langues se sont déliées…à visage découvert. Enfin !

Elle s’appelle Traoré Sita, alias Tracy. Elle est chanteuse débutante. Le grand public, du moins les téléspectateurs ivoiriens l’ont connue en 2006 à l’émission-concours ‘’Star Karaoké’’ de la Première. Dont elle a été lauréate. Avec à la clé, comme récompense, un album de huit titres, ‘’Confirmation”, réalisé dans le studio de Freddy Assogbah, aux frais de la RTI. Qui assure tant bien que mal sa part en termes de promotion sur ses antennes (RTI-Music). Mais depuis, plus rien. L’album ‘’Confirmation’’ de Tracy se meurt, faute de promotion. Et depuis, les autres portes du show-biz lui semblent hermétiquement fermées. «J’essaie de contacter d’autres personnes dans le milieu pour m’aider dans ma promotion mais, je n’ai aucune bonne réponse, si ce ne sont pas des propositions «indécentes» du genre «donnant-donnant»’’, a-t-elle confié, amère, à un confrère de la place il y a quelques semaines. En d’autres termes, ceux qui consentent à l’aider souhaitent qu’elle passe d’abord à la «casserole». Une ‘’ouverture’’ que Tracy n’est pas du tout prête à faire. «Depuis lors, je suis dans mon coin, lorsque je pense à tout ça, j’ai mal au cœur», a-t-elle ajouté, déçue.

La même déception qui a poussé la chanteuse Myriam Fatim à ruer dans les brancards, il y a quelque temps. Elle affirmait dans la presse que si son dernier album ne décollait pas, c’était par la faute de son producteur. Car celui-ci ne dégageait pas les moyens nécessaires pour la promotion parce qu’elle refusait ses avances. Ne supportant plus cette situation, elle a préféré aller se «chercher» aux Etats-Unis.

Mais, cette mésaventure n’arrive pas qu’aux femmes. Jonh Kyffy, le précurseur du Zêzê-pop en a fait aussi l’expérience. «Je comptais sur ma voix et mon talent pour réussir dans la musique. Des responsables de maisons m’ont apprécié et décidé de me produire à mes débuts. Mais, à ma grande surprise, ces gens, en réalité des homosexuels, voulaient en échange coucher avec moi. J’ai dû trouver des parades pour leur opposer un refus poli et me barrer», se souvient-il. Les années sont passées. John Kyffy a sorti ses albums sous d’autres labels moins connus. Ils ont eu du succès. Il s’est fait un nom en Côte d’Ivoire et ailleurs. Cependant, le phénomène du droit de cuissage dans le show-biz, lui, ne s’est pas estompé. Bien au contraire. «C’est ce qu’on appelle la «promotion canapé» ou si vous voulez «la production-canapé», dit le doyen Djabo Steck, ancien batteur d’Ernesto Djédjé et de l’ORTI. Avant de préciser que "le phénomène n’est pas nouveau mais, il continue de plus belle parce que les producteurs sont devenus une espèce rare à cause de la crise que vit la musique ivoirienne. Pour en avoir un, il faut se lever de bonne heure et les producteurs qui n’ont pas de scrupule en profitent pour abuser sexuellement des artistes, surtout les femmes”. Selon DJ Luciano, président de l’Association des DJ et animateurs de Côte d’Ivoire (ADJACI) «ces producteurs-canapés» choisissent principalement leur cible parmi les artistes débutants en quête de producteur, ceux qui sont dans la galère, les envieux et ceux qui aiment le «m’as-tu-vu». Le producteur peut lui-même aller vers l’artiste qui est dans son collimateur, mais en général, au dire de Nahounou Paulin, c’est l’artiste qui va vers le producteur. Ce dernier, du coup, se trouve en position de force pour mettre son stratagème en place. "Il n’hésite pas à dire à la jeune chanteuse, par exemple, qu’elle a tout pour réussir et qu’il fera d’elle une star. Il la fait entrer en studio avec un arrangeur et le travail démarre. Avec voiture à disposition, argent de poche, des cadeaux, parfois un studio meublé pour qu’elle soit à l’aise et le tour est joué. Elle se met à rêver et à partir de là les propositions indécentes commencent. Faut-il accepter de coucher et devenir une vedette de la chanson (?) ou refuser et irriter le producteur ? Beaucoup de chanteuses dans l’embarras, en position de faiblesse et ne souhaitant plus reculer, acceptent bien malgré elles de coucher avec le producteur", explique-t-il. L’ancien petit danseur d’Issia rappelle d’ailleurs qu’il connaît un producteur à Abidjan qui a enceinté quatre chanteuses avec le même stratagème et à chaque fois, en tant qu’ami de l’homme, il avait été sollicité pour demander pardon aux victimes. Parce qu’en réalité, selon Nahounou Paulin, la production du disque n’allait jamais à son terme et le producteur (?) prenait la clé des champs après avoir réussi son coup. Laissant les jeunes femmes à leur rêve avec des bébés sur les bras. Dans ce cas, la chanteuse Anikan, elle, préfère à la limite le producteur qui vient, à visage découvert, proposer le «donnant-donnant», quitte à l’artiste d’accepter ou pas, au lieu de se faire abuser proprement. Comme le font de plus en plus des mécènes, une nouvelle catégorie de producteurs qui se disent amoureux de l’art, désintéressées. "Pour mon nouvel album, raconte-t-elle, j’avais sérieusement besoin de moyens financiers et je ne trouvais pas de producteurs dans le milieu du show-biz. Je me suis alors dirigée vers les cadres de ma région avec un projet bien ficelé, budgétisé, comme un vrai business plan. Quelqu’un a accepté de m’aider. On a commencé à échanger et il m’a donné rendez-vous un jour dans notre région à des funérailles. Une fois là-bas, je crois qu’il était avec sa femme et on n’a pas pu se voir pour discuter sérieusement de mon projet. De retour à Abidjan, il m’envoie un message pour me dire qu’il aurait tellement voulu être avec moi qu’il me présente sincèrement ses excuses. Je pense que visiblement, il avait d’autres idées derrière la tête. J’ai dû répondre à son message pour lever l’équivoque en lui disant que je cherche de l’aide, pas un mec. Depuis, il ne m’a plus jamais appelée.’’

Droit de cuissage/ chanteuses, danseuses, chanteurs...  "Il faut coucher d'abord"
Un autre mécène qui était certainement guidé par le même dessein vient de bloquer carrément la sortie, ces jours-ci, de l’album prêt à être pressé d’une nouvelle chanteuse de variété. "C’est incroyable ! le monsieur a dépensé 8 millions pour les séances studio, les cachets de l’arrangeur, le mastering, le pressage et parce que la jeune femme a refusé de sortir avec lui, il a tout bloqué, les bandes sont encore chez moi’’, révèle J.G, directeur d’une société spécialisée dans la production et la distribution, située en zone 4. Il explique ce comportement par le fait qu’en réalité, ce monsieur n’avait pour seul souci en se lançant dans cette entreprise que d’avoir cette jeune femme dans son lit.

Pour Séry Sylvain, (président des producteurs, éditeurs de phonogrammes et de vidéogrammes de Côte d’Ivoire), tous ces producteurs indexés par les artistes ne sont pas des professionnels car si c’était le cas, ils se préoccuperaient d’abord des millions à investir, qu’ils doivent rentabiliser au lieu de penser au sexe. Même s’il reconnaît qu’en tant qu’être humain, un producteur, un chanteur peut avoir un faible pour une chanteuse, une choriste, une danseuse, etc. Mais il faut que l’intéressé soit franc, honnête dans sa démarche pour ne pas tomber sous le coup du droit de cuissage.

Les producteurs et les mécènes intéressés uniquement par la plastique de l’artiste ne se trouvent pas seulement que chez les hommes. Les dames sont aussi dans la danse. "Ce sont les «gnanhi», des dames fortunées qui jettent leur dévolu sur les artistes en vogue en se proposant de les produire, de les manager et tout. Alors que derrière tout cela, elles aiment le chanteur et elles mettent tout en œuvre par la suite comme moyens financiers et matériels pour le séduire, le dompter et vivre avec lui. Les couples de cette nature, il y en a beaucoup dans le milieu black à Paris comme à Abidjan’’, affirme Nahounou Paulin.

DJ Luciano soutient par ailleurs que beaucoup de jeunes chanteurs tombent dans ce genre d’aventures amoureuses avec des dames riches parce qu’ils veulent vivre dans un univers doré de star. Alors qu’eux-mêmes ne vendent pas de disques et sont loin d’être des stars. En somme, une vraie fausse vie de star dans une cage dorée. Et quand le chanteur veut en sortir, en cachette, pour aller chercher des go de son âge «à côté», les problèmes surgissent. Comme ce fut le cas pour un chanteur tradi-moderne en 2006-2007. Ça s’est terminé par une expulsion avec fracas du domicile conjugal à Yopougon. Avec un procès à la clé. Depuis, le chanteur surnommé ‘’commun bien’’ a perdu la voix.

Ces mésaventures peuvent-elles alors être évitées ? "Oui, si producteurs, chanteurs, chanteuses, choristes, danseuses…chacun cherche à être professionnel, à compter sur son talent, ses qualités intrinsèques et à collaborer sur la base de contrat en bonne et due forme’’, répondent en chœur Alice Sofa, Sery Sylvain, Henri Kattié, Anikan et François Kèncy. Ils sont convaincus qu’une victime de droit de cuissage (femme ou homme) sous nos cieux, qui se plaint au tribunal, sera la risée de l’opinion et aura du mal à le prouver.

D’ailleurs, aucune plainte n’a jamais été portée de façon officielle ici par un artiste victime de droit de cuissage. Dans tous les cas, affirme François Kèncy, la victime (?) n’est pas toujours totalement innocente. Car c’est la recherche du gain et de la réussite faciles qui débouche sur ce genre de désillusion. Pour éviter d’en arriver là, le célèbre leader du groupe Kassav, Jacob Desvarieux, conseille tout simplement aux uns et aux autres de ne jamais mélanger travail et amour. Car au moindre accroc, les conséquences peuvent être incalculables.

Par E. Cossa (ecossa@yahoo.fr)

Source: Topvisages
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Vos commentaires:

1.Posté par Lukissa Mbala Antonio "RAMADHAN" le 24/10/2009 21:26 | Alerter
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Ah,,,,,,,,Les africains sont fous, au lieu d aider nos musiciennes africaines, alors vous faites ca, c est malheureux.Comme ça l Afrique ne développera pas au poit de vue culture africaine. Je regrette. Soyons des hommes et non des homme tes. Allah vous a donner les moyens pour aider ceux qui n ont pas les possibilités et non pour faire les droits aux cuissage . Quand Dieu vous a donner ces possibilités financière Il vous a donner les conditions.Il faut réfléchir sur ça. Obrigado.

2.Posté par ali le 24/11/2009 17:51 | Alerter
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I C'est vraiment je ne peux pas entamer mon problème directement, c'est après une grande hésitation, j'ai décidé aujourd'hui de vous contacter afin de trouver chez une solution rapide et urgente parce que je souffre dans cette vie, je m'appelle Safraoui je suis un homme Africain que j'ai fait un prêt bancaire pour construire une maison et faire un petit projet d'avenir, tout à coup pendant quelques mois je me suis trouvé en chômage et ma rémunération est devenue très maigre et maintenant je ne peux pas me rembourserce prêt et je risque la prison c'est pour celà mes chèrs frères et soeurs vous les aisés je vous demande de bien vouloir me porter assistance en m'aidant de rembourser ce prêt à la banque et de terminer ma maison et si je ne fait pas le projet d'avenir dont je vous ai parlé ça ne fait rien l'éssentiel j'évite la prison, et je prie le Dieu qu'il vous bénisse du profond du mon coeur

voici mon é-mail djamel245@hotmail.fr et mon tél:00213666906106 pour me contacter en cas d'apparition de bénévoles qui veulent me porter assistance.

Je serai toujours en attentye de votre réponse pour me soulager, veuillez agréer mes chèrs messieurs et medames et accepter ma demande avec un coeur ouvert
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3.Posté par armando le 11/03/2010 11:58 | Alerter
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