Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Ecole de peinture de Poto-Poto (Brazzaville) : L’école fondée par Pierre Lods a soufflé ses 60 bougies


Par | Mardi 6 Mars 2012 | Lu 1830 fois | 1 Commentaire



Les officiels posent avec les artistes peintres primés.
Les officiels posent avec les artistes peintres primés.
Fondée en 1951, par le Français Pierre Lods, l’Ecole de peinture de Poto-Poto, située à Moungali, dans le 4ème arrondissement de Brazzaville, a abrité, le samedi 25 février 2012, la cérémonie marquant les 60 ans de son existence. Sous le patronage du ministre de la culture et des arts, Jean-Claude Gakosso. En présence, entre autres, des représentants de l’Unesco et de l’Unicef au Congo, Abdourahamane Diallo et Marianne Flach, de la directrice générale du livre et de la lecture publique, Emma Mireille Opa Elion (représentant le directeur général des Arts et des Lettres, empêché) et du directeur de l’école sexagénaire, Jonas Balou Tchicaya.

Les 60 ans de l’Ecole de peinture de Poto-Poto ont été marqués par la remise des diplômes d’honneur, par le ministre Jean-Claude Gakosso, à trente artistes ayant marqué, par leurs œuvres, l’histoire de cette école de renommée internationale: Daniel Totolo, Laurentine Ngampika, Michel Miangounina, Gislain Binouéta, Aris Dihoulou, Leticia Mahoungou, Vanessa Aniania, Rhodes Makoumbou, Annie Moundzota, René Bokouloumba, Romain Mayoulou, Serge Miénandi, Mariam Ngalountsou, Sylvestre Mangouandza, Jacques François Iloki (fils), Antoine Sita, Gerly Mpo, Cyrille Bokotaka, Diane Miangounina, Serge Éloge Dzon, Adam Roland Opou, Boniface Nzimmy, Raymond Ibara Nianga, Laurence Itoua et Barole Ibara.
Autres temps forts de cette célébration: les témoignages d’Henri Ngokani, l’un des doyens de l’école, de Jacques Iloki (le fils de l’une des figures de la peinture congolaise, François Jacques Iloki), et du président de l’association des peintres, Sylvestre Mangouandza; et l’exposition d’œuvres d’art, dans la galerie de l’école, qui s’est étendue jusqu’au 28 février, et dont le vernissage était placé sous le patronage du ministre de la culture et des arts. A l’issue de la visite de cette exposition, Jean-Claude Gakosso a déclaré: «L’Ecole de peinture de Poto-poto est connue à travers le monde, parce qu’elle a mérité, elle a réalisé les expositions dans les grands musées comme le Musée de l’Ermitage, le Musée Tervuren, en Belgique, le Musée Dapper, au cœur de Paris, ou aux Etats–Unis également. Comme la réputation de cette école est véritablement universelle, le gouvernement octroie, chaque année, une subvention de soutien pour cette école, pour encourager les artistes, pour les aider dans la créativité, pour les accompagner dans leurs expositions à l’étranger. Donc, le gouvernement est là pour porter à bout de bras ce projet notable pour cette Ecole de peinture de Poto-Poto».
Pour sa part, Mme Emma Mireille Opa Elion a souligné qu’avec la naissance de l’Ecole de peinture de Poto-Poto, au croisement des années cinquante du siècle dernier, la création plastique congolaise a pris de l’ampleur et s’est imposée au grand public international. «Sa force créatrice ne s’est jamais démentie, au fil des années, malgré quelques éclipses dues aux aléas de l’histoire, à un faible management de cette œuvre qu’à la régression de celle-ci, depuis sa fondation par Pierre Lods, en 1951, sous le label du Centre des Arts Africains. Sous le concept de l’Ecole de peinture de Poto-poto, à l’instar du célèbre quartier dont elle tire son nom, elle est devenue un des endroits les plus mythiques et les plus emblématiques de Brazzaville, déroulant des noms qui résonnent également dans le geste créatif congolais comme des mythes vivants: Ossali, Ondongo, Bandila, Bela, Gotène, Thango, Ouassa, Ikonga, Iloki, Mboungou, Mounkala, Ngavounka, Ngampika, Alouna, Gampio. Sous l’influence de Pierre Lods, de génération en génération, dépliant son propre style pictural, l’Ecole de peinture de Poto-Poto est devenue une référence sûre et une étape importance de l’histoire de la peinture africaine contemporaine(…) Il faut donc veiller à ce que l’Ecole de peinture de Poto-Poto reste une noble cicatrice de notre mémoire collective et prendre des textes juridiques au niveau de l’Etat qui protègent son statut et définissent, clairement, ses missions. Il nous reste, tout simplement, à émettre le vœu – et ce à l’endroit du Représentant de l’Unesco – qu’un jour, l’Ecole de peinture de Poto-Poto sera inscrite au Patrimoine mondiale de l’Humanité».
Signalons que la cérémonie était agrémentée par les groupes de musique traditionnelle Bana Moyes authentiques et Okwakassa.

Pascal NGALIBO-YALA
Lu 1830 fois


Vos commentaires:

1.Posté par antonio gonga le 28/07/2014 10:50 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
sempre me inspirou a escola potopoto, desde que tive contacto dr fotos de obras do mestre Ntango através de capela paulo, em luanda, angola. gostaria ter mais informações deste mestre, sei que já não fz parte do mundo dos vivos

Nouveau commentaire :

Publions des commentaires constructifs pour avancer

RD Congo | Actualités | Football | Beauté et Mode | RD Sport | RD Economie | Handball | RD Société | Les arts | Gouvernement | RD Album | Arts martiaux | Monde | High Tech | Basket-ball | Indiscretions | Athlétisme | Sports | Portraits | Autres Sports | Interviews | Tennis | Afrique | Interviews Sports | Maghreb | Dans les bacs | Festivals | Rétrospective | Paroles de chansons | Livres | Divertissement | Cuisine congolaise | Vitrine | Ambassades | Actualité RDC | Sante | Economie | RD Politique | RD Tribune | Ils ont dit | Polémique | Live | Concert | Société | Zoom | Anecdotes