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Election présidentielle anticipée : Candidate, Claudine Munari rassure


Par La Semaine africaine | Dimanche 6 Mars 2016 | Lu 897 fois | 1 Commentaire

Le 20 mars prochain, le peuple congolais est appelé aux urnes, pour choisir un nouveau Président de la République. Parmi les neuf prétendants au fauteuil présidentiel, figure Mme Munari, née Mabondzot Claudine, l’unique femme candidate en lice. Née le 7 décembre 1953, à Mouyondzi (Département de la Bouenza), Claudine Munari a fait une partie de ses études au Congo, avant de les poursuivre en Roumanie, puis en France où elle obtient un D.e.s.s (Diplôme d’études supérieures spécialisées) en économétrie.



Claudine Munari
Claudine Munari
Recrutée à Citroën, elle y travaille de 1976 à 1981. Revenue au pays, Claudine Munari est nommée Directrice administrative et financière de Ciata, un cabinet conseil français, de 1982 à 1991. Puis, directrice de cabinet de Pascal Lissouba en 1992, avec pour prérogative de ministre.
En 1996, Mme Munari est élue maire de Mouyondzi, dans le département de la Bouenza. Le 24 mars 1993, elle fonde «Femme 2000», une association non gouvernementale qui travaille pour l’amélioration de la situation socio-économique des femmes.

Députée élue en 2002, 2007 et 2012, elle a occupé le poste de vice-présidente du Groupe d’amitié Congo-France, deuxième secrétaire de l’Assemblée nationale, puis Ministre. Présidente du M.u.s.t (Mouvement pour l’unité, la solidarité et le progrès) parti qui a raflé aux dernières élections législatives et locales, 21 sièges de Conseillers et 2 Députés, elle est membre fondatrice de l’UPADS (Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale) avec Pascal Lissouba, Simon-Pierre Kikhounga-Ngot, Dominique N’Tamba, Augustin Poignet et Dominique Matanga, le 19 novembre 1991, sous le récépissé n°360/91/MID/DGAT/DOR/SAG.

Pour elle, prendre part à l’élection présidentielle anticipée est une gageure, un défi. «Choisie et désignée devant la Nation comme celle qui doit porter les couleurs du MUST, celle qui doit porter le massage, est pour moi, un grand honneur. Mais c’est plus encore, une sollicitude de mon sens des responsabilités. C’est la responsabilité de toujours dire le mot juste, de tenir le propos qui ne divise pas mais plutôt rassemble. C’est la responsabilité de concilier et de réconcilier encore et toujours. Ma responsabilité est de dire les problèmes auxquels nous sommes confrontés sans les exagérer, mais non plus sans les minorer. C’est, in fine, la responsabilité de proposer des solutions inclusives. Les solutions doivent toujours être inclusives. Parce que nous souffrons beaucoup, dans notre pays, des solutions partielles, des solutions qui n’intègrent pas toutes les dimensions du problème. Nous souffrons beaucoup des solutions qui laissent toujours une partie du peuple sur le bord du chemin. Alors même que nous savons tous que l’exclusion est le premier pas vers le conflit», a déclaré Claudine Munari à l’annonce de sa candidature, le 14 février 2016, dans la salle des conférences de la Préfecture de Brazzaville.

Sereine et confiante, c’est sous le signe de la bannière de l’unité qu’elle elle entend placer sa campagne électorale qui débute le vendredi 4 mars. Elue à la tête du pays, elle promet de veiller à créer un environnement favorable à la prise de risque, un environnement qui favorise l’entreprenariat et qui récompense le mérite et l’effort; de proposer un plan de croissance des dépenses de l’éducation pour atteindre au moins les 10% du P.i.b (Produit intérieur brut) sur dix ans; d’être à la tête d’un Etat intelligent, un Etat qui saisit toutes les opportunités, un Etat qui ne gaspille pas ses ressources, un Etat qui n’achète pas les armes pour bloquer son développement, un Etat qui fait profiter sa population des bienfaits des progrès de la médecine, pour vivre plus longtemps en bonne santé, un Etat qui protège, un Etat qui encourage la création des richesses, un Etat qui respecte la personne humaine et ses biens.

«Je rétablirai l’autorité de la loi et de l’Etat. Je ne veux pas seulement être Présidente de la République. Je veux agir comme Présidente de la République. Ce que je veux, par-dessus tout, c’est être la mère de la Nation. Celle qui ne se limite pas à écouter, celle qui entend, qui rassure tout le monde et unit. Celle qui refuse de sacrifier l’avenir au présent, prépare plutôt l’avenir et travaille pour le bonheur de la Nation».
La tonalité de son discours commence à porter des fruits avant l’ouverture officielle de la campagne pour la prochaine élection présidentielle. De plus en plus désignée dans l’opinion comme étant «la mère de la Nation», on lui reconnaît la volonté d’apaiser, de rassembler et de construire. Elle fait litière des questions de personnes et invite le peuple à la réappropriation de son destin. A ceux qui s’acharnent à détruire, elle oppose la volonté de construire.
Lu 897 fois


Vos commentaires:

1.Posté par YAMOUWONDA le 06/03/2016 21:45 | Alerter
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Parlons de ce que vous fîtes lorsque directrice du cabinet de l ex Président Lissouba vous fûtes .

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