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Enquête Exclusive. Au Congo: les « blancs » en panne de cœur!



Par Starducongo.com | Mercredi 3 Août 2011 | 17:33 | Lu 1289 fois


Enquête Exclusive. Au Congo: les « blancs » en panne de cœur!
RDC. Un Ibrahim libanais s’est retrouvé malgré lui père d’un bébé en route par la supercherie d’une prostituée qui aurait expressément détruit le préservatif qu’imposait son client en vue d’avoir, même contre sa volonté, un enfant d’un ‘‘blanc’’.

L’histoire a défrayé la chronique fin juin, au quartier Beaumarchais (dit abusivement Bonmarché), nouvel eldorado des professionnelles de sexe, dans la commune de Barumbu. Le Libanais est resté inconsolable à l’idée du risque de contamination que lui a fait courir la fille pour des intérêts égoïstes. Et pourtant c’était sa ‘‘cliente’’ avec qui il avait développé plusieurs rencontres amoureuses et qui pouvait comprendre son envie d’avoir un enfant d’un ‘‘Mundele’’. Ce cas du séducteur libanais est vécu autrement par d’autres travailleurs expatriés, notamment les occidentaux qui œuvrent dans le secteur de l’humanitaire. Il est hasardeux aujourd’hui pour les blancs en mission en RD Congo de trouver l’âme sœur avec qui partager des instants de bonheur et de dépaysement en toute sécurité. Même si nombre d’entre ces étrangers, comme à une certaine période les agents de la Mission des Nations-Unies, sont accusés de venir jeter leur gourme, on leur reconnaît la qualité d’être humain mais aussi le droit à une vie sexuelle épanouie. Et déjà, s’il est de notoriété publique que de plus en plus de nos jours il est difficile à un pauvre jeune Congolais de trouver une vraie épouse, dans un contexte de pauvreté extrême, l’équation semble à fortiori encore plus compliqué pour un blanc, supposé riche. La quête de l’amour Sincère, est interminable, jonchée d’innombrables embuches. Si des exceptions confirment la règle, les deux parties dans le couple sont cependant conscientes de l’escroquerie sur laquelle est fondée leur union. Direct.cd vous emporte au cœur d’une enquête sans précédent pour mieux appréhender la vie de couples interraciaux en RD Congo.

A chacun son graal

Jules, 48 ans, Belge, médecin humanitaire au MSF, Eva, 26 ans dont 8 dans le métier, Congolaise et professionnelle de sexe. Deux visions dos à dos que nous avons tenté de décrypter. Pour Jules, qui reconnaît l’existence des couples interraciaux sérieux parmi ses collègues, une évidence à ne pas mettre en doute est que les relations avec des Congolaises comportent des visées financières. Jules place cette façon de faire pas nécessairement du fait des femmes mais d’une vieille perception que se fait généralement le commun des mortels Congolais sur le blanc, laquelle date d’ailleurs du premier contact racial, et trouve en lui, par snobisme, la richesse, l’intelligence et la beauté. Et quand on dit riche, c’est que le mundele a suffisamment de l’argent à distribuer.

Et nonobstant l’évolution observée ces derniers temps dans la société, la femme africaine conserve l’habitude de tout attendre de l’homme. Ainsi donc, le statut de ‘‘sauveur’’ que la femme décrète pour son bienfaiteur ne serait qu’une conséquence directe ou indirecte de ces situations. Eva, par contre, considère le problème plutôt dans un contexte personnel, de l’éducation de base de chacun au lieu de tout verser dans un angle culturel ou collectif. La jeune femme ne dément pas que nombre de ses collègues des trottoirs racolent les blancs pour des avantages financiers substantiels que souvent ne donnent pas les noirs. ‘‘Chez le Blanc, la demande de la qualité est une exigence. Et qui cherche la qualité doit en payer le prix’’, a énoncé la « fille de joie » qui reconnaît que dans les rapports, il y a ‘‘chèque’’ et ‘‘choc’’ qui priment sur le chic. C’est dans la ville portuaire de Matadi que cette assertion peut se vérifier. La professionnelle de sexe attend l’accostage de navire pour gagner de la tune auprès des marins qui débarquent presque en bavant, après de longs mois de navigation, à la recherche d’une femme.

Mais ces rapports ne lui donnent pas satisfaction du point de vue sexuel. C’est ce qui explique qu’elle a, dans la cité, peut-être dans les rangs des marins congolais un malabar pour combler son besoin sexuel. Mais les filles aiment surtout se présenter avec un beau garçon, qu’elle n’hésitera pas à offrir des cadeaux. Voici un cercle dangereux qui contribue à l’expansion des MST et du VIH/SIDA.

Catégorisation dans la rue

Même si, poursuit Eva, la quête d’argent est mise en avant, l’amour sincère nait de la fréquentation. Contre le regard sur les finances que brandissent les critiques, elle nuance. ‘‘Pas toutes’’, pense-t-elle faire la part des choses en affirmant que tout est question de fille rencontrée, du milieu d’habitation et du cadre de rencontre. Car, se justifie-t-elle, à Kinshasa, les filles se comportent de telle ou telle autre façon, selon leurs milieux, d’une commune à une autre. Les femmes des quartiers périphériques (Kimbanseke, Masina, Ngaba, Makala, etc.), issues de familles pauvres se lancent tête baissée dans le métier et finissent par une cascade de déceptions, une situation qui les cabre et les rend radicales :

‘‘l’argent en main, les fesses sur le lit’’,

comme on entend dans les villes portuaires. Cependant, les filles de familles modestes (Lemba, Kalamu, Bandal, Kintambo) se retrouvent dans le milieu par nécessité, gardant toute leur lucidité. C’est elles qui, à la suite d’une rencontre avec un blanc, peuvent devenir une vraie femme. Les professionnelles de sexe dévalant les quartiers huppés de la capitale acceptent, pour de l’argent mais surtout pour leur volupté, des pratiques sexuelles audacieuses que leur imposent leurs clients blancs, par exemple de coucher avec son chien. De ce groupe de femmes, il ne faut rien attendre.

Ainsi, dans ce type de rapport, lorsque les compagnons se savent escroqués l’un par l’autre, il y a très peu de chance de voir l’aventure se transformer en véritable idylle. Plusieurs de ces femmes forment désormais le petit gotha des femmes de rues qui ont pu casser la dépendance sexuelle et celle de la vie de professionnelle de sexe en devenant des mères de famille. Quant à la tendance qui évoque le business de l’amour, des analystes croient que cela n’est pas de l’apanage de la seule RDC. Aucun pays du monde n’est épargné :

que ce soit aux Etats-Unis ou en Chine, les femmes, et même celles de bonnes familles, sont toujours attirées vers les hommes riches.

Seulement, on déplore que les expatriés en RDC réalisent leurs rencontres dans les pubs ou les boîtes de nuit. Rien ne garantit qu’il y sorte quelque chose de bonne moralité.

D’où les pleurs et les grincements de dents qui s’en suivent. A Kinshasa aujourd’hui, le plus vieux métier du monde se porte encore mieux qu’il y a quelques années, à en croire les professionnelles de sexe, qui acceptent désormais des pratiques peu commodes importées d’occident, pour des prix allant au-dessus de la normale. Certaines filles usent des forces maléfiques, à travers leurs accessoires de maquillage (rouge à lèvres, poudre, crayon de beauté…) pour charmer les plus friqués de leurs clients. D’autres n’hésitent plus à les envouter et seraient même prêtes aux sacrifices humains. Seulement, si une union fondée sur la tricherie n’a pas de lendemain, certaines femmes rencontrées dans les boîtes sont devenues des véritables bonheurs pour leurs maris et leurs enfants.

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