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Essai : Fulbert Ibara dédicace son ouvrage Mes vérités sur l'environnement socio-économique du Congo-Brazzaville


Vendredi 17 Février 2012 - 12:49


Fulbert Ibara pendant la séance de dédicace de son ouvrage.
Fulbert Ibara pendant la séance de dédicace de son ouvrage.
Dans ce livre publié aux éditions Hemar de Brazzaville, l'auteur soulève à travers une série de questions, autant de problématiques qu'il assimile à ses vérités, selon des analyses portant sur l'environnement socioéconomique congolais

Le questionnement de Fulbert Ibara s'oriente sur certains faits que tout Congolais peut se permettre d'évoquer, tels que : Comment financer la santé publique au Congo ? ; L'armée est-elle productive ? ; La retraite à 60 ans est-elle une solution économiquement viable ? Que faire pour que le Congo accède au rang des pays émergeants ? Peut-on s'inspirer du modèle chinois ? « Ma vérité n'est pas la vérité avec un V majuscule. Mais je la livre quand même », déclare Fulbert Ibara. D'aucuns taxeront l'auteur de prétentieux, mais Fulbert Ibara, qui affirme être un intellectuel de gauche, se dit hostile à toute forme d'injustice.

Enseignant en économie de la protection sociale à la Faculté des sciences économiques de l'Université Marien-Ngouabi de Brazzaville, Fulbert Ibara a précisé : « J'ai essayé, dans le présent ouvrage, de faire partager aux lecteurs mes multiples réflexions sur des sujets variés qui m'ont interpellé en tant qu'humaniste. Elles constituent mes vérités. »

Non seulement l'auteur formule des questions que les Congolais peuvent se poser, mais il analyse les faits, interroge les paramètres, critique les réformes et propose des approches de solution. Les réformes prônées doivent, selon lui, leur succès dans le développement de la mutualité qu'il considère comme une alternative, en mettant l'accent sur les recouvrements, l'autonomie de gestion, l'assurance maladie, des secteurs qui nécessiteraient une certaine rigueur. L'une de ses suggestions, consiste à la régulation par l'État du système de la santé au Congo.

De l'avis de Charles Zacharie Bowao

Au total, seize points constituent l'argumentaire de l'ouvrage de Fulbert Ibara qui s'assimilerait à une chronique de réflexion menée depuis 2004 à 2011 sur le vécu des Congolais. Un ouvrage réalisé grâce aux conseils de certaines personnes dont l'un ses anciens amis, aujourd'hui ministre et président de l'association des écrivains du fleuve, Charles Zacharie Bowao, qui a consacré quelques lignes de reconnaissance dans son ouvrage.

« Si j'avais un souhait à formuler, en associant l'intellectuel et l'humaniste, c'est de vous voir asseoir votre réflexion dans la perspective de manière à dépasser cette approche fonctionnelle d'une économie solidaire pour aller vers une économie éthique qui à mon avis est la posture la plus indiquée pour mieux inscrire votre réflexion dans le débat national », a suggéré Charles Zacharie Bowao.

Plusieurs personnalités tant du monde littéraire qu'universitaire, mais aussi des critiques et observateurs, étaient présents lors de cette dédicace.

Jean Dany Ébouélé

Brazzaville-Adiac
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Vos commentaires:

1.Posté par Ngala Ndinga le 20/02/2012 15:53 | Alerter
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Cher Fulbert,
L'essai que tu viens de publier intitulé" Mes vérités sur la situation socio-économique du Congo" semble paraitre comme une démarche révolutionnaire certes, mais la question majeure qui nous renvoie à cette reflexion est celle de se demander entre autres si réellement ceux qui gèrent le destin de nos pays aujourd'hui aiment leurs pays?
Si oui, pourquoi ces gestionnaires de la chose publique qui voyagent à longueur de journée en Europe, organisent nuit et jour des conférences sur le développement du Congo en particulier et de l'Afrique en général ne contribuent ils pas à ameliorer les conditions de vie de leur compatriotes et de cette jeunesse qui constitue l'espoir de demain?
D'autre part , je pense que le problème fondamental de ce malaise réside du fait que malgré les apparences, les africains ne sont pas maîtres de leur destin à cause du néo-colonialisme. Il n'ya qu'a être attentif à tout ce qui se passe autour de nous à tous les niveaux de la vie politique , institutionnelle, économique et sociale pour s'apercevoir qu'en réalité les africains ne sont pas indépendants et subissent encore les dictats de leurs maitres comme au temps de l'esclavage.

2.Posté par mathias le 07/04/2012 19:24 | Alerter
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Cher Fulbert,

J'adhère a ton analyse mais j'aimerai ajouter de mon point de vue que si les priorités qui apparaissent évidentes ne sont pas à jour cêst bien la faute de decideurs. Je crois qu'il y a un renoncement tacite des decideurs congolais qui s'imaginent que d'autres prendront les decisions a leur place. Pour donner un exemple, je citerai par exemple le ministère de l'Economie et des Finances, le delabrement des batiments du Tresor, des Impots et de la Douane à Pointe-Noire. Qui doit decider de la construction des edifices? Je rappelle que le ministère actuel est logé dans l'enceinte de la BCC. Une banque avait de son temps construit un tel edifice et on ne peut rien faire presentement. Ces exemples on peut les multiplier et je suis persuadé qu'on peut marquer son passage pendant que l'on est directeur ou ministre. Si l'on observe ce qui se passe partout, c'est la faculté de laisser un heritage aux generations futures qui marque une generation. Au congo, on a negligé ce par quoi on devait commencer à savoir, la formation. Pris individuellement, chacun veut la réussite de son fils ou sa fille mais au niveau collectif, la formation represente un danger car c'est synonyme de remise en cause des anciens. On ne veut pas donner les moyens à l'école, l'enseignant doit faire taxi en fin de jourmée pour arrondir ses fins de mois, il en est de même de l'infirmier(e) qui doit avoir une table au marché pour completer ses revenus etc.. Si l'on veut s'en sortir il faut vraiment avoir les pieds sur terre, et regarder frontalement les réalités. Le congo dispose des potentiels non exploités, la pêche pour s'alimenter avec des poissons du fleuve et non des mossekas, des fruits bio et non importer des jus de fruit, de produire ce que l'on consomme en donnant des moyens à l'agriculture etc,,, mais ceci passe par la formation aux metiers qui devraient être la priorité des priorités.

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