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Décidément, les choses ne cessent de se compliquer pour les sportifs congolais qui doivent passer par l’espace Schengen ou y séjourner pendant quelque temps. A chaque fois, c’est toujours le même refrain. Les sportifs s’évanouissent dans la nature et choisissent de vivre désormais en Europe.
C’est ce qui vient d’arriver à la délégation partie pour participer à la coupe du monde de handball junior (dames) en République Tchèque. Trois jeunes filles en l’occurrence Patricia Etou (Asel), Jo Velany Moukassa (Etoile du Congo) et Mayolaine Kouka (Etoile du Congo) ont abandonné leurs co-équipières avant même le match de huitième de finale contre la Serbie. Il sied de signaler que le Congo était la seule équipe africaine à accéder à cette étape de la compétition. Jo Velany Mou-kassa et Mayolaine, toutes deux arrières, et Patricia Etou, pivot, ont pris une part très active dans cette qualification pour les huitièmes de finale. Mais appa-remment, l’affaire avait été, com-me d’habitude, minutieusement préparée depuis Brazzaville. Car, pour s’évader, il semblerait que les fugitives soient passées par la chambre de l’entreneur-adjoint où étaient gardés les passeports.
Mais les trois filles ont pu, on ne sait par quelle magie, se procurer la clé électronique de la chambre de celui-ci pour récupérer cha-cune son passeport et s’en aller paisiblement. Difficile de ne pas croire à une évidente complicité. C’est d’ailleurs le schéma ha-bituel car, à chaque fois, des soupçons ont pesé sur quelques membres de la délégation. Des noms ont même souvent été cités mais on n’a jamais pris la peine de diligenter des enquêtes et de sanctionner. Au contraire, on trouve le moyen de montrer le doigt accusateur vers l’ambas-sade de France qui, agacée, tergiverse à chaque fois avant de délivrer les visas. A vrai dire, cette situation embarrasse tout le monde. Il y a que la poutre est dans l’œil congolais alors que la paille est dans celui des français. Nous manquons d’honnêteté en nous plaignant de ce que l’am-bassade de France n’accorde pas facilement de visas. Y a-t-il une seule délégation sportive congolaise, partie dans l’espace Schengen, qui soit rentrée com-me elle était partie ?
Il est étonant de constater que cela n’arrive que maintenant. Il fut une époque où le Congo a eu des sportifs de haut niveau tant au football, au handball, au basket-ball et au Karaté. A aucun moment ils n’ont été habités par l’idée de s’expatrier. On nous rétorquera certainement que les anciens ne faisaient pas le sport pour l’argent et que maintenant le bonheur est au nord. Voilà un argument qui, à notre avis, ne tient pas la route. La logique voudrait que seuls les plus méritants accèdent au profes-sionnalisme. On peut y arriver en prouvant d’abord au plan local ce que l’on vaut. On peut bien se faire remarquer ici ou dans des compétitions internationales et bénéficier d’un transfert régulier. Ce qui se fait actuellement, est de l’aventure. Passer par la clandestinité est une chose plutôt déshonorante. C’est de la tricherie pure et simple.
Il n’y a pas longtemps, l’on a appris que l’Association des anciens handballeurs de la Cuvette (AHC) s’en est allée distribuer des équipements aux handballeurs de la Cuvette. Car, pour ladite association, le handball congolais est en train de sombrer. Alors, elle a choisi de s’investir de façon conséquente pour que ce handball retrouve sa compétitivité, ses lettres de noblesse. Malheureusement si cela se fait pour que les sportifs finissent par prendre la voie de l’exil, ce sera un coup d’épée dans l’eau.
Voyez-vous, il y a lieu de remettre de l’ordre dans la maison sport. Il s’agit de réorganiser les choses de sorte que l’espace Schengen ne soit plus jamais considéré comme l’eldorado. Les documents relatifs à la politique natio-nale du sport, étouffée dans l’œuf, donnaient une place de choix aux sportifs. Il faut bien y penser afin que le sport puisse enfin nourrir son homme. Il s’’agit de réunir les conditions pour une pratique saine du sport dans des infras-tructures viables. Puisons l’exemple du Cameroun, de l’Angola et de bien d’autres pays dont les sportifs ne pensent jamais à s’exiler. Il y a lieu de faire comme eux, ce n’est pas chose impos-sible. C’est tout simplement une question d’organisation
G.E
C’est ce qui vient d’arriver à la délégation partie pour participer à la coupe du monde de handball junior (dames) en République Tchèque. Trois jeunes filles en l’occurrence Patricia Etou (Asel), Jo Velany Moukassa (Etoile du Congo) et Mayolaine Kouka (Etoile du Congo) ont abandonné leurs co-équipières avant même le match de huitième de finale contre la Serbie. Il sied de signaler que le Congo était la seule équipe africaine à accéder à cette étape de la compétition. Jo Velany Mou-kassa et Mayolaine, toutes deux arrières, et Patricia Etou, pivot, ont pris une part très active dans cette qualification pour les huitièmes de finale. Mais appa-remment, l’affaire avait été, com-me d’habitude, minutieusement préparée depuis Brazzaville. Car, pour s’évader, il semblerait que les fugitives soient passées par la chambre de l’entreneur-adjoint où étaient gardés les passeports.
Mais les trois filles ont pu, on ne sait par quelle magie, se procurer la clé électronique de la chambre de celui-ci pour récupérer cha-cune son passeport et s’en aller paisiblement. Difficile de ne pas croire à une évidente complicité. C’est d’ailleurs le schéma ha-bituel car, à chaque fois, des soupçons ont pesé sur quelques membres de la délégation. Des noms ont même souvent été cités mais on n’a jamais pris la peine de diligenter des enquêtes et de sanctionner. Au contraire, on trouve le moyen de montrer le doigt accusateur vers l’ambas-sade de France qui, agacée, tergiverse à chaque fois avant de délivrer les visas. A vrai dire, cette situation embarrasse tout le monde. Il y a que la poutre est dans l’œil congolais alors que la paille est dans celui des français. Nous manquons d’honnêteté en nous plaignant de ce que l’am-bassade de France n’accorde pas facilement de visas. Y a-t-il une seule délégation sportive congolaise, partie dans l’espace Schengen, qui soit rentrée com-me elle était partie ?
Il est étonant de constater que cela n’arrive que maintenant. Il fut une époque où le Congo a eu des sportifs de haut niveau tant au football, au handball, au basket-ball et au Karaté. A aucun moment ils n’ont été habités par l’idée de s’expatrier. On nous rétorquera certainement que les anciens ne faisaient pas le sport pour l’argent et que maintenant le bonheur est au nord. Voilà un argument qui, à notre avis, ne tient pas la route. La logique voudrait que seuls les plus méritants accèdent au profes-sionnalisme. On peut y arriver en prouvant d’abord au plan local ce que l’on vaut. On peut bien se faire remarquer ici ou dans des compétitions internationales et bénéficier d’un transfert régulier. Ce qui se fait actuellement, est de l’aventure. Passer par la clandestinité est une chose plutôt déshonorante. C’est de la tricherie pure et simple.
Il n’y a pas longtemps, l’on a appris que l’Association des anciens handballeurs de la Cuvette (AHC) s’en est allée distribuer des équipements aux handballeurs de la Cuvette. Car, pour ladite association, le handball congolais est en train de sombrer. Alors, elle a choisi de s’investir de façon conséquente pour que ce handball retrouve sa compétitivité, ses lettres de noblesse. Malheureusement si cela se fait pour que les sportifs finissent par prendre la voie de l’exil, ce sera un coup d’épée dans l’eau.
Voyez-vous, il y a lieu de remettre de l’ordre dans la maison sport. Il s’agit de réorganiser les choses de sorte que l’espace Schengen ne soit plus jamais considéré comme l’eldorado. Les documents relatifs à la politique natio-nale du sport, étouffée dans l’œuf, donnaient une place de choix aux sportifs. Il faut bien y penser afin que le sport puisse enfin nourrir son homme. Il s’’agit de réunir les conditions pour une pratique saine du sport dans des infras-tructures viables. Puisons l’exemple du Cameroun, de l’Angola et de bien d’autres pays dont les sportifs ne pensent jamais à s’exiler. Il y a lieu de faire comme eux, ce n’est pas chose impos-sible. C’est tout simplement une question d’organisation
G.E

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