Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

FESPAM. Sape et musique.

"One ne peut pas parler de sape sans musique", point de vue d’un sapeur congolais


Par SDC, Starducongo.com | Mardi 4 Août 2009 | Lu 1491 fois | 0 Commentaire



FESPAM. Sape et musique.
Pour les membres de la très sélecte Société des ambianceurs et des personnes élégantes, la sape reste indissociable de la musique. Interview express d'un sapeur congolais, à l'occasion du 7e Festival Panafricain de Musique de Brazzaville, où un hommage sera rendu à feu Rapha Boundzeki, l'icône artistique du mouvement.

Un dimanche à Brazzaville. L’ambiance dominicale est au rendez-vous dans tous les «nganda» de la capitale (bars de rue). Du côté de La Main Bleu, la crème des sapeurs brazzavillois se retrouve, comme à l’accoutumé, pour communier dans cet espace dédié au temple de la sape. Elégance, raffinement, et parfois extravagance, sont au programme. Un morceau de Rapha Boundzeki, le musicien sapeur, est diffusé par les haut-parleurs. Patou Mabaya, professeur d’anglais, engoncé dans un costume beige trois boutons griffé Pierre Cardin et taillé sur mesure, nous éclaire sur la relation sape-musique.

Que ressentez-vous en écoutant ce morceau de Rapha Boundzeki ?

Patou Mabaya : Je ressens beaucoup d’émotion et de fierté légitime, parce qu’en tant que Congolais, Rapha est pour moi le seul musicien qui a su lier la sape à la musique. Il était très inspiré dans ses chansons qui parlent du vécu quotidien des jeunes et surtout de cette culture, cette philosophie, toute cette science de l’élégance, du coup d’œil, des vêtements,… En plus, il était très soigneux dans ses clips. Il a révélé la sape à la musique. Et vous voyez un peu la relation qui s’est créée entre la sape et la musique.

Parlez-nous de cette relation ?

Patou Mabaya : Lorsque l’on regarde les clips des musiciens, peu importe lesquels, on voit bien l’effort que les artistes font pour paraître élégants, quelque soit le type de musique. Tu ne peux pas paraître par exemple devant un public en étant mal soigné, il en va de ta réputation. Il faut donner envie aux gens. Tenez, je me rappelle avoir suivi un clip américain où le chanteur Robert Kelly était habillé en costume blanc. Il était d’une telle élégance… Vous voyez bien que musique et sape forment un couple bien assorti. La sape vient embellir la musique. Certains affirment même qu’on ne peut pas parler de sape sans musique, même si ça paraît un peu exagéré…

Comment un enseignant se retrouve t-il dans ce club de sapeur ?

Patou Mabaya : Vous savez, chez nous au Congo, les professeurs sont souvent pris pour des mal habillés parce qu’il y a beaucoup de personnes âgées parmi le corps enseignant. Alors moi, je viens démentir tous ces a priori. Je fais partie de cette nouvelle promotion d’enseignants décomplexés. Je ne suis pas vraiment sapeur en tant que tel, mais cela ne m’empêche pas d’éprouver une certaine attirance et même de vouer une admiration aux anciens qui ont appris auprès de grands couturiers, à l’image de Diani Versace.

Propos recueillis par Ifrikia KENGUE DI-BOUTANDOU (Fespam.info)
Lu 1491 fois


Nouveau commentaire :

Publions des commentaires constructifs pour avancer


Dans la même rubrique :
< >

Mercredi 16 Novembre 2011 - 21:40 Guerre de «sape» entre Kinshasa et Brazzaville

Vendredi 22 Juillet 2011 - 12:47 Samba le maire: Meilleur sapeur du Congo

RD Congo | Actualités | Football | Beauté et Mode | RD Sport | RD Economie | Handball | RD Société | Les arts | Gouvernement | RD Album | Arts martiaux | Monde | High Tech | Basket-ball | Indiscretions | Athlétisme | Sports | Portraits | Autres Sports | Interviews | Tennis | Afrique | Interviews Sports | Maghreb | Dans les bacs | Festivals | Rétrospective | Paroles de chansons | Livres | Divertissement | Cuisine congolaise | Vitrine | Ambassades | Actualité RDC | Sante | Economie | RD Politique | RD Tribune | Ils ont dit | Polémique | Live | Concert | Société | Zoom | Anecdotes