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FRANKLIN BOUKAKA, un artiste de l’Afrique et du cinquantenaire de ses Indépendances

Dans un album « Survivance » avec ses Sanzas et son orchestre congolais


Mercredi 1 Septembre 2010 - 18:34


FRANKLIN BOUKAKA,  un artiste de l’Afrique et du cinquantenaire de ses Indépendances
1 – UNE PASSION POUR LA LIBERTE

Son manifeste le plus engagé : une passion pour la liberté, pour l’amour des hommes, pour
La vie. Avec un sens de la « Rumba » étonnant, et des échappées dans le verbe, la poésie virgilienne.

Difficile cher Franklin, en ce cinquantenaire des indépendances de l’Afrique de ne pas avoir une grande pensée pour toi. Toi que les siens ont définitivement enterré et longtemps tenu écarté de l’histoire du Congo et de l’Afrique.

2 – DIFFICILE D’OUBLIER LE SOUVENIR DE SES ACTES (quelques uns avec votre serviteur)

DIFFICILE CHER FRANKLIN :

- D’oublier ton courage par la création en 1962 de l’UJC (Union de la jeunesse communiste congolaise), laquelle a intégré en 1964 la fusion de toutes les organisations de jeunesse de l’époque pour donner naissance à la JMNR (jeunesse du mouvement national de la révolution) et dont nous avions été des membres influents de sa Commission Culturelle.

- De ne pas se souvenir de ton engagement sans faille dans la lutte pour l’indépendance du Congo et des pays africains, voire tes prises de position pour la défense des luttes de libération à travers le monde. Toi qui croyais que les nécessités de l’Afrique à l’époque, exigeaient de la part de l’artiste et de l’intellectuel un engagement ferme à l’égard des principes fondamentaux, et des aspirations libératrices de l’homme africain, pour que le front de la culture succède au front de la résistance. Ta chanson « Le bucheron » dit mieux.

- De ne pas se rappeler du travail énorme, qui nous a valu des nuits blanches pour mettre en place, après plusieurs expériences : la F.N.A.M.CO (Fédération nationale des artistes congolais) en 1963, Les COCO (Emission radiophonique du club des orchestres congolais) en 1964, L’U.M.C. (Union des musiciens congolais) en 1965.

- De ne pas se rappeler et de louer ta grande prestation en 1969 au premier Festival culturel panafricain d’Alger. Toi et moi avions pris une part active pour élaborer le programme artistique de la délégation qui comportait Les Bantous de la capitale de Nino MALAPET, et le Ballet moderne de Dominique MBIMI, ton groupe « La Sanza », avec Antoine MOUNDANDA, Dominique OTOMBA, Albert MAMPOUYA, Pierre BADINGA , le groupe vocal « Les Elus » de David MVOUTOUKOULOU, Le théâtre national que dirigeait MBEMBA, avec « la marmite » comme pièce phare, les Balafonnistes de Souanké et (avec comme autres intervenants, , Philippe MOUKOUAMY, Claude BIVOUA, Pierre VICKA, Célestin KAMBA, François ILOY, et Jean de Dieu CRISPIN)

- De ne pas se réjouir de ton stage d’animateur culturel à l’UNESCO à Paris en 1971 et qui s’est soldé par une reconnaissance personnelle du directeur général qui a loué tes efforts et ton abnégation.

- De ne pas revoir en mémoire l’organisation avec toi du premier séjour de l’orchestre cubain ARAGON à Pointe-Noire en 1971. Nous nous sommes déplacés avec le groupe à Diosso pour lui montrer le lieu précis où s’effectuait l’embarquement des esclaves congolais vers les Caraïbes. Je me rappelle encore de ce violoniste qui nous a révélé son origine congolaise, selon ce que lui a été transmis par ses arrières grands parents, et qui très ému s’est mis à verser les larmes, avant d’emballer une motte de terre de Diosso pour ramener à ses parents à Cuba. La présence d’ARAGON au Congo, on le sait a coïncidé avec la sortie de ton album « Le Bucheron » accompagné par Manu DIBANGO. Cet album a crée un vif émoi chez les musiciens d’ARAGON qui ont apprécié le contenu au point d’interpréter plus tard le titre «Antoinette MWANGA » suivis de plusieurs autres orchestres latino-américains. Je sais aussi que le CNC (Conseil national de la culture) de Cuba, dirigé par Luis PAVON s’apprêtait à t’inviter à la Havane au mois de Février 1972.

- 1971, en effet, et pour citer Mfumu Fyla Saint Eudes (Manu DIBANGO est contacté par une maison parisienne d’édition Ngoma devenue Sonodisc suite à sa reprise par Mr DAVID et Marcel PERSE pour l’arrangement des œuvres de Franklin BOUKAKA. Pendant un mois, au domicile de Manu DIBANGO, Joinville-le-Pont, Franklin répète. Il enregistre « Le bûcheron », « Louzolo », « Bibi » etc.. « Mouanga », titre sublime est repris par Aragon, Broadway, El Gran Combo, Typica Novel et Tutti Quanti. Henri LOPES a coécrit sur cet album l’œuvre intitulée « Ata ozali ». L’album de Franklin BOUKAKA marque l’entrée de Sonodisc dans le monde de l’édition. « Le disque Le bûcheron reste l’un des grands souvenirs de ma vie » nous a dit Manu DIBANGO)


- De ne pas remémorer tes grandes victoires, au sommet de ta gloire, à travers le monde : Moscou, Berlin, Belgrade, Pékin, Paris, Madrid, Oulan-Bator (Mongolie), Pyongyang, etc., autant de villes où ta prestation de grande ampleur a été très appréciée.

- De ne pas révéler ton admiration pour le ténor Gérard MADIATA pour lequel tu as interprété
quelques chansons.

- De ne pas souligner la générosité d’Antoinette MWANGA la grande dame de ta vie, celle-là même que tu as immortalisé par la chanson « Antoinette Mwanga » reprise par l’orchestre
ARAGON et plusieurs orchestres caribéens.

- De ne pas être fier de BOUBAKA Malcom ton unique fils aujourd’hui adulte, et a qui tu as donné le prénom Malcom pour ton soutien à cet afro-américain qui s’est battu pour l’abolition de la ségrégation raciale aux Etats-Unis d’Amérique.

- De ne pas saluer ici le dévouement de l’association « Les amis de Franklin BOUKAKA » qu’anime Joseph AKONDZO pour porter toujours haut ta mémoire. D’ailleurs, cette association s’apprête à célébrer le 10 octobre 2010 le 70ème anniversaire de ta naissance et éventuellement en février 2011 le 39ème anniversaire de ta mort en 1972. Ces dates donneront lieu à Brazzaville à des grandes manifestations festives.

- Enfin, de regretter que tu ne sois pas venu avec moi, - comme rien ne te l’empêchait - et Les Bantous de la capitale à la 8ème coupe d’Afrique des nations qui s’est déroulée à Douala (Cameroun) et que le Congo a remporté. Dommage, je crois savoir que tu étais hésitant, entre la possibilité d’être avec nous à Douala, et l’attente d’une invitation probable du CNC (conseil national de la culture) de Cuba. C’est finalement la mort qui t’es arrivé, certainement, dans la nuit du 23 au 24 Février 2010 (la date exacte n’est pas connue), un décès abominable de notre ami et frère Franklin BOUKAKA. Difficile de faire en un article le tour d’horizon de l’histoire et l’œuvre de Franklin BOUKAKA.

3 – Le concours inestimable du producteur Cyriaque BASSOKA.

Toutefois, l’on peut s’estimer heureux du concours absolument solidaire du producteur Cyriaque BASSOKA dont la sensibilité à fleur de peau l’a toujours tenu des réalisations des artistes congolais. Au point de recourir chez un certain nombre de compatriotes pour réunir les sept titres de Franklin BOUKAKA réalisés dans les années 60 avec Les Sanzas et son orchestre congolais.


4 – L’ENGAGEMENT MILITANTE DE Franklin BOUKAKA

Franklin BOUKAKA, nous ne cesserons de le dire était un artiste libre, quelqu’un qui a compté et qui comptera énormément pour l’Afrique. Il a longtemps affirmé son africanité pour ensuite engager la lutte pour le rôle de la culture africaine dans la lutte de libération et de l’unité africaine à travers la chanson. Il convient de reconnaître en Franklin BOUKAKA sa passion pour le phénomène culturel qui se manifeste à travers la musique pour atteindre une dimension de masse à tous les recoins de l’Afrique. Il était convaincu que peu d’activités de la vie sociale pouvaient exercer autant d’influence et susciter autant d’intérêt que la musique.

Artiste engagé, Franklin BOUKAKA a surtout gardé une conscience aigu des problèmes de son pays, de l’Afrique, et du monde. Il a mis dans toutes ses interprétations, une intelligence et une sensibilité qui l’on fait comparer aux grands noms africains qui avant lui avaient situé le nouvel acte culturel qui devait se situer au centre du nouveau combat pour l’authenticité et le développement des valeurs africaines.

5 – QUI ETAIT FRANKLIN BOUKAKA ?

Fils d’un ancien musicien Aubin BOUKAKA de l’ensemble musical « La Gaieté » et d’une mère chanteuse-animatrice des veillées mortuaires et des fêtes de réjouissances populaires, Yvonne NTSATOUABAKA, François BOUKAKA alias Franklin est le né le 10 octobre 1940. Ainé de huit enfants dont 3 garçons et 5 filles, il a fréquenté l’école laïque de Bacongo (actuelle Joseph
NKEOUA) Il rate l’école militaire général Leclerc et se retrouve aussitôt après au petit séminaire de Mbamou qu’il suspend à mi-chemin avant d’atterrir à Ngoma –Tsétsé puis terminer ses études à Brazzaville.

La carrière musicale de Franklin commence en 1955 lorsqu’ il fait ses premiers pas dans le groupe « SEXY JAZZ » fondé par Miguel SAMBA, Siscala MOUANGA et Aubert NGANGA. En 1957, alors que Miguel SAMBA et Siscala MOUANGA intègrent l’orchestre Cercul Jazz, Franklin, lui choisit le groupe « Sympathic Jazz » et participe à la tournée que fait cet ensemble au Cabinda et à Léopoldville. Mais, il n’y reste pas longtemps, car à Léopoldville, Franklin BOUKAKA, Michel BOYIBANDA et Jean MOKUNA « Baguin » qui disposait d’un petit équipement musical, forment l’orchestre NEGRO BAND. Franklin BOUKAKA n’y passe que quelque mois, avant de se joindre au clarinettiste EDO CLARY LUTULA, Jeannot BOBENGA, TABU LEY, MUTSHIPULE « Casino », André KAMBITE « Damoiseau », Papa BOUANGA, Charles KIBONGUE, et autres au sein de l’orchestre JAZZ AFRRICAIN qui a le mérite d’exploiter merveilleusement les toutes premières et belles compositions de TABU LEY : « Mwana mawa », « Catalina cha cha et « Marie José »

1959, LE JAZZ AFRICAN est en déroute et perd tous ses musiciens, c’est la dislocation. Jeannot BOBENGA, Franklin BOUKAKA et l’ensemble des musiciens de l’ancien Jazz Africain, à l’exception de TABU LEY créent le VOX AFRICA. Franklin BOUKAKA et Jeannot BOBENGA vocalisent sur des thèmes qui manquent souvent au firmament de la Rumba. 1959 ne s’achèvera pas, quand Franklin BOUKAKA va devoir dire adieu à Kinshasa pour intégrer le Cercul Jazz. Une légende. Et qui à la vie dure. Plusieurs années après l’effritement de ce qui fut l’un des plus beaux de la Rumba ; Franklin BOUKAKA opte pour un groupe simplifié, le groupe « Les SANZAS » avec l’accompagnement de trois sansistes avec lesquels il exploite son talent et sert à ses admirateurs, les mélodies de la rumba, du cha cha cha, Boucher, Jazz, Zebola et Boléro. C’est le début d’une carrière international à travers le monde et une production phonographique qui expose la nouvelle direction choisie par le groupe : celle d’une variété des rythmes, alimentée par le bon gros « boucher » qui rend cette musique dansable.

Le plus grand succès phonographique de Franklin BOUKAKA, demeure sans conteste « Le Bucheron » réalisé avec Manu DIBANGO. Franklin qui ne s’éloigne pas de ses convictions à la révolution prolétarienne, chante dans cet album : « les immortels » qui retrace la mémoire des héros révolutionnaires à travers le monde, Dans le « Bucheron », il peint la douleur du bas peuple. Puis dans « Nakoki », il s’émeut devant les nouvelles réalisations économiques du Congo après l’indépendance. Ils fustigent la gabegie des politiques et des mauvais citoyens, Autant de maux qui fait de BOUKAKA un véritable combattant au front de la résistance.

6 – LA DISPARITION DE FRANKLIN BOUKAKA

Il y a lieu de supposer que l’engagement révolutionnaire de Franklin BOUKAKA a été certainement au centre des sévices qui ont entrainée sa mort dans la nuit du 23 au 24 Février 1972. Ses chansons dérangeaient.

Que soit réveillé à jamais la mémoire de Franklin BOUKAKA, Le nouvel album « survivance » dans les bacs actuellement et aux Editions Cyriaque BASSOKA www.bassoka.fr (Tel.0680523166) mérite d’être acheté par tous les amoureux de la chanson et tous ceux qui croient à la libération de l’Afrique.

Clément OSSINONDE
Clement.ossinonde@sfr.fr

SDC, Starducongo.com
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Vos commentaires:

1.Posté par YAMOUWONDA le 02/09/2010 02:04 | Alerter
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Je le revois a la corniche ,au bord du fleuve Congo, non loin de la residence des corbeaux avec quelques artIstes entrain de vocaliser. Oui ces chansons derangeaint .mais pourtant ayant d abord donné son coeur a DIEU il l avait ensuite remis a l Etat.
Ce qui n a pas empeché l Etat de le lui enlever pour ensuite le remettre a DIEU..
Dieu avait il besoin d un complice pour lui reprendre ce qu il lui avait volontairement donné ? .
Ce ne fut pas par simple coincidence que ces gens ,tes assassins ,s etaient retrouvés sur ton chemin.
N avais tu pas dit que toutes les morts n ont pas la meme signification, ou quelque chose de ce genre ?
Tu etais F Boukaka , l unique.mais il y a de ceux qui disent que je t imite a la perfection.

2.Posté par Gil Bidal le 02/09/2010 11:36 | Alerter
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Bravo chef. Sans nul doute, vous vous imposez comme l'un des sachants de notre musique en particulier. Cela ne pouvait en être autrement, puisque vous avez pris amplement votre part à son histoire. Le grand Franklin, votre ami, était parmi ceux qui nous ont apporté la connaissance musicale, le goût du travail bien fait. Homme de rigueur et exigeant, je me souviens de nos répétitions jusque tard dans la journée ou la nuit, surtout tant que la partition n'était pas assimilée. Eh oui Chef (ceci est un rajout à son histoire) après les Sanzas, le grand Franklin avait travaillé avec le groupe vocal "Les Ombres" que vous aviez bien connu (C'est lui qui m'avait appris les accords en mineur). Nous avions été le dernier groupe avec lequel il avait fait un travail de fond (on préparait un voyage en Corée), et avec lequel il avait donné son dernier spectacle. C'était au Centre Culturel Français, à moins de trois mois de sa disparition (si ma mémoire ne me trahit pas). Je viens d'en parler avec Pierre Mata (qui est maintenant à Brazza) qui était ému à l'évocation de ce Grand nom, et au fait que LIPATO ETIKALAKI EPAYI NA BISO. Merci à vous, Chef Ossinondé, de le rappeler au souvenir des plus jeunes, et de nous apporter autant d'informations sur lui. Merci à mon cadet Bassoka d'avoir ''réveiller la mémoire de Franklin'' afin qu'elle entre vivante dans l'Histoire : NOTRE HISTOIRE.

3.Posté par CLEMENT le 02/09/2010 15:08 | Alerter
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Merci Gil Bidal pour ce témoignage, comme je l'ai souligné, difficile de faire le tour d'horizon de l'histoire et de l'oeuvre de mon frère Franklin en un article.Tu as su bien identifier sa rigueur dans le travail bien fait. Mais ce que je retiens particulièrement de lui, c'est cette croyance absolue des racines populaires de la culture nationale et les conditions crées par ces victoires irréversibles qui offraient aux artistes engagés , des possibilités extraordinaires pour entreprendre un travail politique et idéologique , vaste et profond, dans le domaine de la culture . Il était trop à avance sur son temps et surtout à une époque où les contradictions idéologiques énormes s'exerçaient au sein de deux lignes diamétralement opposés. Il a payé en quelque sorte en se heurtant à des obstacles qui, à chaque étape de l'histoire, paraissaient insurmontables.

4.Posté par Gil Bidal le 02/09/2010 15:51 | Alerter
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Voilà qui est vrai et je confirme.

5.Posté par rod breezy le 02/09/2010 19:23 | Alerter
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un grand monsieur qui a marqué l histoire et qui avait 50 ans d avance sur la revolution africaine

6.Posté par BRUNO le 03/09/2010 21:08 | Alerter
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Effectivement, mais très regrettable que la date exacte de sa mort ne soit pas connue, tout le monde convient à dire dans la nuit du 23 au 24 Février 1972. nuit au cours de laquelle il a été enlevé en même temps qu'un certain ITSIOU. La tombe non plus n'est connue. On suppose qu'il est parmi les éléments du M22, dont DIAWARA dans la fosse commune au cimetière de la Tsiémé. Des voix se sont levées dernièrement pour ouvrir cette tombe commune et éventuellement faire des obsèques convenables . C'est sûr qu'avec la technique de l'ADN on peu bien encore reconnaître les restes de BOUKAKA et autres

7.Posté par Gil Bidal le 04/09/2010 05:15 | Alerter
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Bruno, cette tranche de notre histoire peut être reconstituée pour la bonne et simple raison, que l'une des victimes de cet enlèvement de la maison d'arrêt de Brazzaville, est encore en vie pour s'être échappé du champ de tir. C'était le lieutenant Kimpfoussia qui est actuellement l'un des dirigeants de l'opposition congolaise. Il est donc Le témoin de ce triste épisode. Je ne sais pas par contre s'il en a déjà fait état, au cours d'un entretien public.
Avec les réserves d'usage.

8.Posté par RUFIN HODJAR le 04/09/2010 12:29 | Alerter
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" Liwa ezali elamba toko lataka
Na tango na yango
Yo tango ekokaki té oh
Olati yango papa na makasi
Okeyi libéla.........
To zangui yo eh......."

La mort est un habit que l'on porte au moment opportun
Ton heure n'etait pas encore arrivée
Tu as porté cet habit sans le vouloir
Tu es parti pour toujours
Nous te regrettons,
Tu nous manques"

Extrait de " MOYEMBI MONENE"
De RUFIN HODJAR ( el salsero caliente)

9.Posté par Antoine Carême le 16/09/2010 13:46 | Alerter
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Ce qui est vrai, c'est qu'il avait un don musical,et chantait bien. Aujourd'hui, il n' y a pas un musicien qui lui ressemble au Congo, quant à la qualité du travail. J'ai sa cassette "Bucheron" que j'ai toujours aimé écouter. Au Congo, il faut remarquer que la compétence n'est pas acceptée,et que la lumière dérange. Certainement qu'il y aura une justice divine, celle qui est incorruptible.
Franklin Boukaka est parti, alors qu'on avait encore besoin de sa musique. Il aurait donc 70 ans en 2010 et serait un vrai encadreur pour les jeunes musiciens d'aujourd'hui, qui ne savent à quel saint se vouer.

10.Posté par ngoua jean marcel le 23/09/2011 14:15 | Alerter
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Bonjour, j'ai été très touché en lisant la biographie, les témoignages et surtout la VOIX de ce grand artiste qui a travers ses oeuvres est entré dans l'histoire artyistique et politique de l'Afrique. Après Manu Dibango, je voudrais remettre à jour la chanson "'les immortels" suivant ma sensibilité d'artiste Camerounais , dans un album de musique africaine qui sortira en début 2012. J' ose croire que je réussirai à lui rendre , à mon niveau ce grand hommage qu'il mérite! Mes encouragements à l'association les amis de franklin Boukaka. S'il m'est permis, queje puisse avoir le contact de l'actuel président de cette aasociation ( M. Hobelais Akonzo) pour qu'en temps opportun, à travers lui, je puisse mettre à disposition ma version de cette chanson intemporelle"les immortels". Mon séjour à Pointe Noire en juin 2010, dans le cadre du Festival Nsangu Ndji Ndji, de M. Claver Mabiala m'a réconforté dans cet élan d'apporter ma petite contribution à perenniser la mémoire de Franklin Boukaka.Comme il l'avait si bien dit "Tout homme doit mourir, mais toutes les morts n'ont pas la même signification"....

11.Posté par Clément OSSINONDE le 27/09/2011 00:38 | Alerter
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Bonjour, Mr Jean-Marcel NGOUA - J'ai pris bonne note de votre commentaire sur Franklin BOUKAKA et votre désir d’interpréter un de ses oeuvres, et de rentrer en contact avec le président de l'association "Les Amis de Franklin". Merci, aussi je vous recommande de me recontacter par mon e-mail : clement.ossinonde@sfr.fr - pour pouvoir vous donner de plus amples informations - cordialement

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