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Faya Tess fait vibrer les bacs avec son nouvel album "Désoléééé !!!"


Par | Mercredi 30 Juillet 2014 | Lu 885 fois | 0 Commentaire

RD Congo, (Starducongo.com) - Une étrange voix originale, limpide, un swing de rumba naturel et profond, un « timing » sans défaut, beaucoup de spontanéité et de fraîcheur, tels sont les caractéristiques du chant de Faya Tess dans son nouvel album « Désoléééé ». Dans les bacs depuis, ce mois de Juillet 2014.



Une pierre angulaire dans toute la chanson congolaise.

Elle est dans cet album, à un tournant de sa carrière, au meilleur de son art, et à l’accompagnement rythmique que lui assure des artistes de renom comme Caien Madoka, Canta Nyboma, Bass, Brice Malonga… constituent un modèle du genre. L’enregistrement est d’une impecable qualité technique.
Surnommée « La sirène de l’eau douce » Faya Tess est l’une des très rares chanteuses actuelles de la Rumba pure, dont le répertoire ne soit pas limité, ni stéréotypé. Bien au contraire, elle mérite indiscutablement de figurer au registre des grandes dames de la chanson congolaise et africaine. Dotée d’une voix tendre, expressive, elle ne craint pas d’appuyer ses efforts par des saisissants coups de gosier. Faya Tess est l’exemple-type de la chanteuse kinoise qui a travaillé jusqu’à ce jour dans une quasi-modestie. Elle a pourtant la préférence des milliers d’adeptes de la chanson congolaise exprimée par la femme, et des meilleurs critiques de celle-ci.

Comme toutes bonne congolaise venue des profondeurs de Kin-La-Belle, Thérèse Kishila Ngoyi alias Faya Tess a appris a chanté très jeune, d’abord à la maison, dans les chorales d’églises, puis en s’inspirant des figures de légendes comme Lucie Eyenga et Marie Kitoto. Mais, pas pour en devenir une professionnelle. Faya Tess, en effet, est l’une des très rares chanteuses congolaises qui ait fait des très bonnes études qui ont abouti au niveau universitaire.

Une brillante carrière aux côtés de Tabu Ley

Dès 1986, Faya Tess est découverte par le célèbre chanteur Tabu Ley « Rochereau » qui est très marqué par sa voix pure et claire, avec beaucoup de verve et d’aisance. Son intégration dans l’Afrisa International ne se fait pas attendre, en dépit de la résistance opposée au début, par la chanteuse qui tenait beaucoup à son évolution dans son cursus académique. Faya Tess, rejoint Mbilia Bel et participe avec elle à l’enregistrement des titres comme « Nadina », « Contre ma volonté », « Emande »… dans lesquels son impulsion emporte à tous les coups l’adhésion. Elle devient vite une vedette populaire : le timbre séduit, et elle sait admirablement tirer partie de ses ressources vocales, et s’impose par une intelligence formelle peu commune.

Deux titres sortent du lot : « Chérie O » et « Chérie d’amour ». Ils sont devenus des succès populaires à force de passer sur les chaînes de radio et dans les bar-dancings. La voix de Faya Tess porte les textes qu’elle écrit avec une douceur, un mordant, un cœur qui les font tour à tour comparer à aucune autre chanteuse.

Toujours, en 1986, Tabu Ley, qui tient à s’investir avec une audace et une énergie toute particulière, dans la musique faite pour danser, certes, mais aussi avec des belles voix féminines ; introduit dans son groupe : Beyou Ciel. Avec elle, Faya Tess enregistre le titre « C’est ma vérité », puis , Beyou Ciel ne participe avec Tabu Ley qu’à un seul album qui contient de bons moments comme « Marina », « Embouroumounkoue », « Elozi » et « Sentimenta », avant de mettre un terme à sa brève expérience.
Dans l’Afrisa, groupe dans lequel Faya Tess a acquis sa notoriété, elle n’apparait qu’épisodiquement, pour offrir sa voix a mi-chemin entre la chanson de qualité et la Rumba. Particulièrement lors des passages de l’Afrisa en Europe, dans l’exil de Tabu Ley entre 1989 et 1993 et depuis la séparation en 1987 de Tabu Ley et Mbilia Bel.

Une carrière solo exemplaire.

En effet, chanteuse complètement à l’air du temps, Faya Tess qui est domiciliée en France depuis 1987, a opté pour une carrière solo, où elle s’est attachée à récréer l’ambiance, les climats des musiques actuels et retro, au cours de diverses manifestations et régulièrement sous la houlette du virtuose de la guitare solo, Dino Vangu ou du groupe Kekele. De puis elle a sorti les albums : « Keba » en 2000, « La sereine d’eau douce » en 2009 et « Tatiana » en 2010 …

L’album de synthèse de Faya Tess, avec ses dix titres constitue une heureuse surprise dans une musique congolaise envahie par ailleurs, par les clichés, et les répétitions insipides. Excellent rythme du groupe, avec des paroles qui veulent dire quelque chose. Une œuvre à saisir impérativement.

Clément Ossinondé
clementossinode@starducongo

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