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Fédération congolaise de football. Un poids lourd a claqué la porte


Par G.M. | Mardi 19 Mai 2009 | Lu 2008 fois | 0 Commentaire



Colonel Paul Victor Moigny.
Colonel Paul Victor Moigny.
Le ciel de la Fécofoot (Fédération congolaise de football) a encore bougé. Le colonel Paul-Victor Moigny, vice-président chargé des compétitions internationales, a lâché le président Antoine Ibovi. On ne voulait pas le croire, lorsque la rumeur circulait. On y voit plus clair, maintenant, depuis que l’intéressé a distribué, à la presse, sa lettre de démission, datée du 21 avril 2009.

Paul-Victor Moigny a, donc, bel et bien jeté l’éponge. Pour un tas de raisons. Il passe au crible trois années du président Ibovi, à la tête de la Fécofoot:«l’absence de lisibilité de notre action au quotidien et dans la perspective; un manque total d’organisation; une incapacité avérée à fonctionner sur un programme d’action et à tenir des engagements majeurs face aux attentes générales; un manque de rigueur, de méthode et de volontarisme; une impression permanente d’un travail fait au brouillon et jamais mis au propre, qui autorise, par surcroît, de perpétuels tâtonnement et recommencement». Et ce n’est pas tout.

Paul-Victor Moigny épingle, aussi, les hauts cadres du département des sports. Il dénonce leur «ingérence» dans les affaires de la Fécofoot, «sous le label de mauvaise gestion et d’inorganisation». Dans le réquisitoire qu’il dresse, l’ancien vice-président avoue, également, ce que tout le monde pense: le sport congolais, le football, en particulier, est infecté par «de nombreux réseaux mafieux». Il faut «s’en aviser», si l’on veut «remettre le sport congolais sur les rails», prévient-il. En outre, affirme-t-il, «une écurie est prête à sacrifier un ministre de plus, sa survie dépendant de la valse incessante des animateurs» du département des sports.

Mais, Paul Victor Moigny fait, également, son autocritique. Il assume sa part de responsabilité personnelle. Il est « totalement coupable et comptable», reconnaît-il, des manquements graves de la Fécofoot. Conscient de sa faillite, il implore «l’indulgence de tous ceux qui avaient mis leur espoir sur mon action personnelle, car je n’ai pu être à la hauteur de leurs espérances», écrit-il.

Voilà, la Fécofoot. Paul-Victor Moigny parti, Antoine Ibovi optera-t-il, toujours, pour la politique du silence? Il semble qu’il est en train d’en faire son credo quotidien. Mais, seulement, il lui faudra, à brève échéance, colmater les brèches. Nous y reviendrons.

LA SEMAINE AFRICAINE
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