Ancien ministre des sports et, actuellement, président de la Fédération congolaise de rugby, Claude Ernest Ndalla, dit «Graille», a ouvert, lundi 14 mai 2012, au Stade Massamba-Débat, à Brazzaville, un séminaire de formation des entraîneurs de rugby de 1er degré, au Congo. En présence de Marcel Mberi, représentant le ministre des sports, et Dieudonné Okombi, membre du comité exécutif du C.n.o.s.c (Comité national olympique et sportif congolais), par ailleurs président de la Fédération congolaise de karaté.
Les séminaristes sont venus de Pointe-Noire, d’Oyo et de… Brazzaville. Où existent des clubs de rugby à 15. Ils ont été recrutés parmi les militaires, les étudiants et les élèves. Jusqu’à samedi 19 mai, ils vont apprendre les méthodes de l’entraînement auprès d’un expert ivoirien, Charles Yao. Pour essayer, à leur tour, d’attirer les jeunes congolais, pour que ceux-ci s’initient au rugby.
Un sport des durs où les joueurs passent le temps à s’envoyer des coups, telle est l’idée que peuvent se faire beaucoup d’Africains, en général, de Congolais, en particulier, en assistant à un match de rugby. En réalité, «c’est un sport de combat pour gentleman. Un sport où le respect des lois, du règlement et le fair-play sont de rigueur», s’est défendu Claude Ernest Ndalla, en s’adressant aux stagiaires et à la presse. En réalité, le rugby a évolué, a-t-il dit: «Le rugby est demeuré un sport très physique, certes, mais la condition physique et la connaissance des règles ont pris le dessus sur la brutalité d’avant». Il a demandé aux stagiaires «de bien ouvrir les oreilles et les yeux pour tirer le maximum de rudiments de ce stage». Qui est le deuxième, pour entraîneurs, organisé par la Fédération congolaise de rugby, après celui organisé en 2009, à Pointe-Noire.
Au Congo, le rugby a été lancé avant l’indépendance, par des colons français. A cette époque là, quelques personnes se contentaient de se réunir le dimanche pour jouer entre-elles. Il a fallu attendre 1968, pour voir la création d’équipes, à Pointe-Noire et à Brazzaville. Claude Ernest Ndalla était le capitaine de l’une des équipes de Brazzaville. Pour faire connaître le rugby au public congolais, les équipes de ces différentes villes organisaient entre-elles des matchs amicaux. Mais, ce public ne semblait pas trop s’intéresser, et les rares spectateurs congolais, qui assistaient à ces rencontres jouées surtout par des Européens, venaient au stade pour rire, surtout, de ces gaillards qui couraient comme des dératés et qui se donnaient des coups.
En 2008, des férus de rugby ont accouché d’un embryon de fédération. Elle s’est affiliée à la Fécovo (Fédération congolaise de volley-ball), pour participer à des compétitions, en Afrique (Coupe d’Afrique des nations de rugby, à Niamey, en juillet 2011) et en Europe (deux voyages des jeunes de Congalie Rugby, en Italie, en 2005 et 2007). Elle est devenue fédération à part entière, en 2011.
Le ballon ovale est devenu un sport Olympique, dans sa formule de rugby à 7. Claude Ernest Ndalla espère le voir être inscrit au programme des Jeux africains de 2015, à Brazzaville. Tout cela est réconfortant pour les dirigeants, qui acceptent de faire d’énormes sacrifices, pour donner à leur discipline la vraie place qu’elle mérite au soleil du sport congolais.
Guy-Saturnin MAHOUNGOU.
Les séminaristes sont venus de Pointe-Noire, d’Oyo et de… Brazzaville. Où existent des clubs de rugby à 15. Ils ont été recrutés parmi les militaires, les étudiants et les élèves. Jusqu’à samedi 19 mai, ils vont apprendre les méthodes de l’entraînement auprès d’un expert ivoirien, Charles Yao. Pour essayer, à leur tour, d’attirer les jeunes congolais, pour que ceux-ci s’initient au rugby.
Un sport des durs où les joueurs passent le temps à s’envoyer des coups, telle est l’idée que peuvent se faire beaucoup d’Africains, en général, de Congolais, en particulier, en assistant à un match de rugby. En réalité, «c’est un sport de combat pour gentleman. Un sport où le respect des lois, du règlement et le fair-play sont de rigueur», s’est défendu Claude Ernest Ndalla, en s’adressant aux stagiaires et à la presse. En réalité, le rugby a évolué, a-t-il dit: «Le rugby est demeuré un sport très physique, certes, mais la condition physique et la connaissance des règles ont pris le dessus sur la brutalité d’avant». Il a demandé aux stagiaires «de bien ouvrir les oreilles et les yeux pour tirer le maximum de rudiments de ce stage». Qui est le deuxième, pour entraîneurs, organisé par la Fédération congolaise de rugby, après celui organisé en 2009, à Pointe-Noire.
Au Congo, le rugby a été lancé avant l’indépendance, par des colons français. A cette époque là, quelques personnes se contentaient de se réunir le dimanche pour jouer entre-elles. Il a fallu attendre 1968, pour voir la création d’équipes, à Pointe-Noire et à Brazzaville. Claude Ernest Ndalla était le capitaine de l’une des équipes de Brazzaville. Pour faire connaître le rugby au public congolais, les équipes de ces différentes villes organisaient entre-elles des matchs amicaux. Mais, ce public ne semblait pas trop s’intéresser, et les rares spectateurs congolais, qui assistaient à ces rencontres jouées surtout par des Européens, venaient au stade pour rire, surtout, de ces gaillards qui couraient comme des dératés et qui se donnaient des coups.
En 2008, des férus de rugby ont accouché d’un embryon de fédération. Elle s’est affiliée à la Fécovo (Fédération congolaise de volley-ball), pour participer à des compétitions, en Afrique (Coupe d’Afrique des nations de rugby, à Niamey, en juillet 2011) et en Europe (deux voyages des jeunes de Congalie Rugby, en Italie, en 2005 et 2007). Elle est devenue fédération à part entière, en 2011.
Le ballon ovale est devenu un sport Olympique, dans sa formule de rugby à 7. Claude Ernest Ndalla espère le voir être inscrit au programme des Jeux africains de 2015, à Brazzaville. Tout cela est réconfortant pour les dirigeants, qui acceptent de faire d’énormes sacrifices, pour donner à leur discipline la vraie place qu’elle mérite au soleil du sport congolais.
Guy-Saturnin MAHOUNGOU.











