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Florence Mbilampassi: l’art pour sortir les femmes de la rue


Par Brazzamag.com | Mardi 29 Mars 2016 | Lu 1442 fois | 0 Commentaire

Présidente du club des femmes artistes peintres et sculpteurs (CFAPS), Florence Mbilampassi encadre les filles-mère en leur apprenant la peinture et la sculpture dans le but de leur apporter un savoir-faire et un emploi pour certaines d’entre elles.



Florence Mbilampassi et les Miss kilo. Ph: Gaston Bassouamina ( Brazzamag)
Florence Mbilampassi et les Miss kilo. Ph: Gaston Bassouamina ( Brazzamag)
C’est à Brazzaville, dans le deuxième arrondissement Bacongo, que cette dame de fer a installé son atelier d’art. Non loin des rapides du Djoué, où les sculptures géantes en canettes métalliques recyclées accueillent tout visiteur. Dans une parcelle où l’air frais du fleuve Congo souffle, «nous respirons de l’air pur», se réjouit Florence. Désignant une oeuvre de trois mètres de hauteur et cinq mètres de longueur en forme d’éléphant, elle précise que «cette sculpture en canettes récupérées au centre ville a été réalisée en huit mois».

Ici, la beauté artistique des œuvres d’arts rend songeurs tous ceux qui les voient. On se croirait dans un parc zoologique. Erreur ! «C’est plutôt un vivier de créativité», estime un jeune stagiaire. Ce vivier de créativité est illustré par les tableaux, masques et statuettes accrochés aux murs et exposés sur les tables. Un bruit continu nous signale que des maçons sont à pieds d’œuvres pour la construction de la galerie. Florence, la maîtresse des lieux, regard serein et optimiste, surveille, «question d’être sûre que tout se passe bien».

Cette quadragénaire est passionnée d’arts. Son atelier compte une trentaine de femmes et quatre hommes. qui ont pu exposer leurs œuvres d’arts lors des d’expositions culturelles. «J’ai commencé en 2009. J’ai été formée par Florence. En 2014, nous avons participé à l’exposition collective organisée par l’Institut Français du Congo à l’occasion de la journée internationale de la femme », nous confie Tonda Judith. Et depuis, cette exposition féminine est devenue une tradition. « Le 8 mars de cette année, nous avons participer à l’exposition d’arts dans l’enceinte de l’OMS », renchérit Judith, l’une des femmes peintres. Pour Christelle, stagiaire à l’OMS, : «la femme doit apporter sa pierre à l’édifice. Elle ne devrait plus se cantonner aux tâches domestiques».

Transmettre l’art au génération futures

Florence Mbilampassi ambitionne à transmettre son art aux générations futures, et pour ce, chez elle, les stagiaires ne chôment pas. Parmi leurs tâches : couper des cannettes sur une armature de fer. Ces cannettes donneront vie à des formes humaines et animales. Malgré la cherté des matières premières (peinture, planches…) et la difficulté à écouler les oeuvres d’arts, Florence réalise un chiffre d’affaires de quatre cent mille francs CFA par mois. Mais, sa clientèle est généralement constituée de touristes européens venus visiter le site touristique «les rapides du Djoué». Le club vit également des cotisations des membres : dix mille francs CFA par mois. Makoumbou Milcah, 28 ans, membre de l’association depuis 2000, sublime ses peintures d’une touche délicieusement féminine. Fadil, lui, est sculpteur, diplômé d’une école des beaux arts au Cameroun. Il a intégré le club en 2014. «Je sculpte le bois et la pierre».

Les dernières créations du club sont des sculptures en bois, des femmes aux formes généreuses et sulfureuses. « Je les appelle Miss africaine ; Miss Kilo. C’est pour promouvoir la beauté des femmes africaines», estime Florence Mbilampassi.

Cette association est née en 2000 à l’initiative de Florence. Cette autodidacte a commencé par travailler dans le commerce entre le nord du pays et Brazzaville, avant de se lancer dans le domaine artistique. «C’était une espèce d’illumination», se souvient Florence. Au début, pour pouvoir acheter le matériel, il lui arrivait de puiser dans l’argent de la popote. Son ingéniosité et sa persévérance ont fait d’elle, aujourd’hui, la présidente du club des femmes artistes peintres et sculpteurs. Mais elle entend aussi transmettre son génie créateur aux jeunes. Objectif : former 60 jeunes désœuvrés grâce au financement du Gret, une ONG Française, estimé à 6 millions de francs CFA.

Par Rive Ougoué
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