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Football congolais : Forum des torpilleurs ?


Par La Semaine Africaine | Jeudi 19 Janvier 2012 | Lu 651 fois | 0 Commentaire



Joueurs et publics attendent de renouer avec les stades.
Joueurs et publics attendent de renouer avec les stades.
Le football congolais n’est pas encore sorti de l’auberge espagnole. A peine sorti de la crise qui a secoué, trois mois durant, le comité exécutif de la Fécofoot, une autre crise est née, suite à la pétition signée par les dirigeants des 14 clubs régulièrement qualifiés, au terme de la saison 2010-2011, pour le championnat national direct, en poule unique. Parce que ce championnat a été différé par le comité exécutif, réuni en session consensuelle, le 7 janvier dernier.

Quelque chose ne va toujours pas. Les clubs pétitionnaires rejettent, en bloc, la décision du comité exécutif de «ramener les 12 équipes reléguées en division inférieure à l’issue du championnat national 2010-2011. Et l’organisation d’un championnat national zonal avec 24 équipes répartis en deux groupes». Par contre, ils exigent «la convocation immédiate et sans condition de l’assemblée générale ordinaire, avant le 28 janvier 2012, condition sine qua non de notre participation au championnat national, quelle que soit la formule», lit-on, en dévorant leur pétition.
On le constate, le début du championnat national 2011-2012, programmé le 28 janvier, risque d’être hypothéqué. C’est comme si des torpilleurs ont fait irruption dans le giron du football congolais.
Nous ne nous aventurerons pas dans leurs méandres. Que gagnerait le football congolais dans ces crises à répétition? Dans l’immédiat, il sera contraint de voir ses clubs rentrés, précipitamment, à la maison, après un ou deux tours d’une compétition africaine. Et le public n’aura plus que ses yeux pour pleurer. Or, en retard d’une guerre, ce football mérite un traitement de choc.
C’est vrai, la conception actuelle du championnat national (2 poules de 12 équipes) tirant le football vers le bas, une autre, plus compétitive, devrait naître. Cependant, il appartient, uniquement, aux décideurs et aux techniciens d’y faire place, en évitant, toutefois, de mettre la charrue avant les bœufs. Il ne suffit pas seulement de vouloir organiser un «championnat national direct», il faut en avoir les moyens. Or plusieurs interrogations demeurent. En l’annonçant, il y a quelques mois, l’organisateur avait-il présenté un cahier des charges aux clubs concernés? L’argent étant le nerf de la guerre, par ailleurs, avait-t-il identifié les postes de recette? Quelle serait, par ailleurs, la part de la subvention de la Fécofoot aux clubs participants et le niveau de contribution du sponsor et de l’Etat?
Ce n’est pas en retroussant leurs propres poches que les dirigeants des clubs supporteront les charges liées aux déplacements de leurs équipes hors de leurs bases respectives. Cela coûte cher, on doit s’assurer du coup de pouce et des sponsors et de l’Etat, comme cela se passe ailleurs. Donc, il faut créer, d’abord, un environnement susceptible de faire vivre le football grâce au football. Cela échappe-t-il aux conspirateurs?

G.M.
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