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Football : entretien avec Jean-Guy Wallemme


Par Brazzaville-Adiac | Vendredi 11 Mai 2012 | Lu 712 fois | 0 Commentaire



Jean-Guy Wallemme comprend que sa nomination à Auxerre ait pu être mal acceptée, mais estime que les deux fonctions ne sont pas incompatibles.
Jean-Guy Wallemme comprend que sa nomination à Auxerre ait pu être mal acceptée, mais estime que les deux fonctions ne sont pas incompatibles.
À quelques jours de la publication de la liste des Diables rouges convoqués pour les matchs du mois de juin - Burkina Faso et Niger dans le cadre des éliminatoires du Mondial 2014 et le match retour face à l'Ouganda dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2013 -, Jean-Guy Wallemme s'est confié aux Dépêches de Brazzaville

Les Dépêches de Brazzaville : Monsieur Wallemme, à trois semaines de ce mois de juin capital, dans quel état d'esprit êtes-vous ?
Jean-Guy Wallemme
: On prépare ces matchs de la meilleure des manières possibles, même si je n'étais pas présent au dernier rassemblement. Il s'agissait de mettre en place une idée directrice pour valoriser le travail des joueurs locaux, afin d'apporter émulation et dynamisme à l'équipe nationale. Aucun des trois matchs à venir ne sera facile. Le stage des locaux avait pour but de pouvoir superviser les joueurs de talent qui n'évoluent pas dans les grosses écuries du championnat. Sans manquer de respect à qui que ce soit, on sait qu'un joueur aura toujours plus de mal à être à son meilleur niveau quand il évolue dans une équipe de milieu ou de bas de tableau. Cette détection s'est avérée intéressante à plusieurs niveaux : émulation, médiatisation et organisation.

LDB : En votre absence, vos adjoints Noël Minga et Kamel Djabour, mais aussi Bernard Turpin et Pascal Vahirua étaient vos yeux et vos oreilles lors de cette détection. Ont-ils découvert de nouveaux joueurs locaux, susceptibles d'intégrer la prochaine liste ? Et au niveau de la diaspora ?

JGW
: Il faut également ajouter François Mpelé qui a apporté son expérience et ses connaissances. Oui, vous verrez lors de la publication de la liste qu'il y a des nouveaux, tant locaux qu'évoluant en Europe. Concernant la diaspora, ce n'est pas facile. On attendait des réponses positives de certains, en vain (Bifouma, Samba Brice Junior, Dominique Malonga). Des joueurs réticents sont déjà revenus. Nous en avons sollicité d'autres. Rien n'est figé.

LDB : Votre nomination sur le banc d'Auxerre a été diversement accueillie au Congo, avec un sentiment d'abandon...

JGW
: Je peux comprendre ce sentiment. À un moment où je cherchais un club, Gérard Bourgoin m'a tendu la main et m'a proposé la sélection congolaise. Quand il m'a ensuite demandé de relever le challenge auxerrois, je ne pouvais pas ne pas lui tendre la main en retour. J'ai alors estimé que je n'avais pas d'échéances directes, mis à part le rassemblement des locaux, avec la sélection. Cela ne me semble pas incompatible. Nous sommes en contact régulier avec les joueurs. Je pense d'ailleurs que l'expérience que je vis à Auxerre, où chaque match est capital, pourra servir à la sélection en juin, lors des trois matchs que l'on devra jouer comme autant de finales.

LDB : Votre nomination à Auxerre a parfois été critiquée dans la presse congolaise. Qu'en pensez-vous ?

JGW
: La critique fait partie du métier et, si elle est constructive, est la bienvenue. En l'occurrence, il y a eu certains articles qui ne semblaient pas vraiment constructifs. J'ai par exemple répondu à l'un de vos confrères (Le Patriote) suite à une analyse que j'estimais plus polémique qu'autre chose. Je leur ai rappelé que depuis 2000, le Congo ne va plus à la CAN. Et que depuis notre arrivée, nous essayons de réaliser un travail de fond pour y remédier, en valorisant les joueurs locaux. Nous aurions aimé organiser davantage de stages de préparation, mais sans date Fifa, il n'est pas possible de rassembler les joueurs de la diaspora. Même pour les joueurs locaux, il a fallu faire en fonction du championnat local. Nous organisons le stage au Maroc, avec un groupe de 24 joueurs, pour préparer au mieux les échéances du mois de juin.

LDB : Vous avez conscience que vous serez jugé sur les résultats...

JGW :
Bien sûr. De toute façon, nous, les entraîneurs sommes uniquement jugés sur les résultats. Même si j'avais refusé Auxerre, je n'aurai été jugé que sur les résultats. Ce qui est normal.

b[LDB : Vous êtes donc sur le banc auxerrois depuis quelques semaines et avez réussi à inverser une situation très compliquée [l'interview a été réalisée avant la défaite face à Bordeaux]. En cas de maintien, pourriez-vous rester entraîneur d'Auxerre ?

JGB]b : Pour l'instant, je ne me pose pas la question. J'ai une mission ici jusqu'au 20 mai. Le 23, j'embarque pour Casablanca avec les Diables rouges pour préparer les trois matchs du mois de juin. On verra après le match de l'Ouganda. La seule réponse que je peux vous donner, c'est que je suis l'entraîneur du Congo.

Propos recueillis à Auxerre par Camille Delourme
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